Un homme et sa Wacom
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Character Sheet – Aguolo
16/09/09
Ma mie est souvent ma principale source d’inspiration, mais le miroir où je me reflête ?
Bon bah, voilà chose réparée.

Question Existentielle sur l’avénement du Numérique
10/08/09
Un petit coucou en passant, histoire de perdurer cette soudaine quotidienneté du blog et une question existentielle qui me turlupine.

Coucou, c'est Xiao BenDan qui vous parle
A l’heure du tout numérique, à part les goodies standardisés, on croise de moins en moins de choses authentiques.
Prenons un exemple très simple, le mien.
En effet, j’ai une collection (très modeste) de cellulos originaux de quelques anime que j’appréciais (Nadia, City Hunter, Slayers…) que j’apprécie regarder de temps à autres en palpant de cette histoire qu’ils ont vécu tout en appréhendant leur rôle dans des oeuvres que j’apprécie. Et bien aujourd’hui, dans un secteur (la production d’anime) où l’on peint à la tablette et non au pinceau, une telle collection devient impossible. C’est tout le processus de création, notamment à la colorisation, qui a perdu toute matérialisation. Seul les character sheets et les dessins de départs restent. Je ne parle même pas des productions Pixar ou Dreamworks ou là, il ne reste rien du matériel d’origine si ce n’est des lignes de code.
Ce phénomène aujourd’hui s’étend de plus en plus à la bande dessinée. La dématérialisation de la planche n’est pas nouvelle. Depuis longtemps déjà, Morris, un pro du photocopiage de cases dans les Lucky Luke, annoncait une simplification du travail de créateur de BD. Si la colorisation informatique existe depuis un certain temps, elle ne demeurait qu’un stade ultime après le scan de la planche déjà encrée mais aujourd’hui c’est de plus en plus l’encrage, voir l’esquisse qui y passe aussi.
Résultat ? Un avenir irrémédiable d’une BD sans planche originale où l’oeuvre d’un dessinateur ne sera plus qu’un amoncellement de bits. Y a plus réjouissant.
Pour sûre, cette modernisation de l’activité fait gagner en possibilités, que ce soit en terme de colorisation qu’en terme de montage. Dessiner une planche entière n’aura bientôt plus aucun sens, on ne dessinera que des cases qu’un monteur professionnel disposera selon le sens artistique du « réalisateur de BD ». Le sens de Studio de BD y prendra tout son sens : un scénariste, un esquisseur, un encreur, un colorisateur, un monteur. Les comics américains y sont déjà accoutumés.
On me dira qu’aujourd’hui, il en est de même pour les réalisateurs de films ou encore les musiciens mais ça ne m’enlèvera pas de l’idée qu’à tout progrès, on y gagne et on y perd.