Une soirée au Benkay 弁慶

Les moments privilégiés sont toujours trop courts et notre escapade au Benkay n’aura pas échappée à la rêgle.

C’est à l’occasion de nos 6 ans de mariage que ce mardi, madame et moi-même nous sommes rendus dans le lieu qui passe pour être le restaurant gastronomique japonais de la capitale. Habitués que nous sommes des restos japonais avec chefs chinois, notre récente escapade à Tokyo nous aura permis de goûter de la cuisine japonaise originale et depuis, pouvoir ressentir de nouveau ce goût si unique nous manquait et quel meilleur occasion qu’une soirée romantique en tête à tête pour se la jouer madeleine de Proust.
Je connaissais le Benkay 『弁慶』 (benkei) depuis des lustres (alors que l’hôtel qui l’accueillait était encore de la chaîne d’hôtel japonaise Nikko) et m’y rendre demeurait un doux rêve que je caressais sans jamais vraiment croire qu’un jour, je m’y rendrais vraiment.

avant de commencer, juste pour la culture, « Benkay » dois son nom à Benkei, un héro du folklore japonais connu pour sa force et sa loyauté.

Situé au bord de la Seine, rive gauche, de l’autre coté de la Maison de la Radio, le Benkay se situe donc à l’intérieur du Novotel Paris Tour Eiffel.
La réservation est de mise, surtout si vous cherchez à avoir l’une des rares tables avec vue sur la Seine. Je ne remercierai jamais d’ailleurs assez la réservation de s’être débrouillée pour nous avoir mis à disposition une telle table en dépit d’un restaurant complet. Complet car oui, il vaut mieux réserver, surtout pour la partie « Teppan ». En effet, le restaurant est divisée en deux parties distinctes : Le Washoku (和食) où se déguste les mets les plus traditionnels et le Teppan (鉄板) où trois tables et trois chefs vous concoctent devant vous avec force flammes et surfaces brulantes des Teppanyaki (鉄板焼き) qui nous restent à tester. En effet, pour cette première fois, nous avons commencé par la partie Washoku et que dire sinon que ce voyage au coeur de la gastronomie japonaise fût un enchantement. Petit retour…

Afin d’essayer un maximum de mets différents, nous avons commandés deux menus différents : Le menu Yoshitsune (qui je suppose est en relation avec le Yoshitsune dont Benkei était le compagnon) et le menu Sashimi

 

L’omelette japonaise, un vrai délice avec du poisson en son centre. Exquis.

L’entrée continue, des légumes avec des copeaux de je ne sais pas quoi accompagné d’une crevette/gambas, d’un fruit assez amère et d’haricots. Délicieux

Quelques tranches de viande de porc, très très fins et fondant dans la bouche.

Quelques petits sashimi

Du sel au thé vert. Original et franchement pas mauvais.

Poisson, champignons japonais et salsifis

Beignet de gambas… Tempura.

Un boeuf Wafu (和風). Je ne connaissais pas cette appellation mais que dire sur cette pièce de viande qui aura été le chef d’oeuvre de notre repas. Chaque tranche, fondant au possible, trempée dans sa sauce, est un pur moment d’extase

Le plat principal du menu sashimi. Pas de thon, pas de dauphin mignon, pas de baleine… buuuuuuuuh. Cela mis à part, le poisson est tout ce qu’il y a de plus frais et on a de la variété.

Les sushis. Bonheur parmi les bonheurs. Le riz est parfaitement aéré, non compatcté, la tranche de poisson repose correctement sur le riz. Une merveille.

La vue. Magnifique.

Le petit blabla en sortie de resto pour expliquer le pourquoi et le comment de l’absence de thon.

Bilan : Une magnifique expérience et un moment inoubliable. Cerise sur le gâteau, il m’aura suffit de dire que c’était un anniversaire de mariage à la réservation par téléphone pour que, par surprise, l’ensemble des serveurs se réunissent pour nous entonner dans le noir un « Joyeux Anniversaire » accompagné d’un petit gâteau (délicieux par ailleurs).

L’ambiance feutrée, le service, discret au possible est dans la droite ligne de ce que l’on connait du Japon, c’est à dire parfait. Petit bémol de certaines serveuses sur leur connaissance du nom des plats en français car oui, chaque plat qui vous est apporté est expliqué, aliment par aliment. La qualité de la nourriture : parfaite, fraîche au possible, est sans ambiguité une grande force du Benkay qui nous aura ébloui durant les quelques 2h où nous y sommes restés. Revenir dans un restaurant japonais plus dans nos moyens sera inévitable et refranchir en sens inverse le fossé fera mal. Mais à 115€ LE menu, plus une trentaine d’euros pour la moindre petite carafe de saké chaud, le Benkay ne peut pas être la cantine quotidienne, hebdomadaire ou mensuel du quidam bien qu’au déjeuner, l’addition semble-t-il est bien moins salée.

Quoi dire sinon qu’y rendre une visite est une expérience que je conseille plus que vivement. En tout cas, on reviendra, sans doute l’an prochain, pour essayer la partie « Teppan ».

Auteur : Aguolo

啊国, アグオロ, Aguolo, Goss'Bô,... Tel est le nom du maître des lieux.

6 réflexions sur « Une soirée au Benkay 弁慶 »

  1. 6 ans déjà ?! Ca passe vite ! Nanniv tous les deux ! ^o^

    Nickel les photos, ça donne faim ! Ce boeuf… :)~~

  2. clair que ça passe vite… /me se souvient encore du temps sur le KK alors que j’étais à peine en mode amourette dans les rizières chinoises.

  3. Bon anniv à ta douce et à toi alors 😀
    J’ai pas encore mangé là, j’ai une putain de flaque de bave qui a grandit dans ma bouche au fil de ma lecture :]~~~

  4. Merci merci…

    J’ai essayé de trouver cette recette de boeuf qui a l’air de mariner au moins une heure dans un mélange avant la cuisson. On essaiera de reproduire la chose.

    Le week-end dernier chez des amis, on a déjà réussi à reproduire des tori karage au goût comme dans les izakaya japonais, donc on ne désespère pas.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*