Le Film du Jour #6 – Sucker Punch

Sucker Punch… Dire que je l’attendais est un doux euphénisme. Petit retour sur le dernier bijoux de Zack « 300 » Snyder

Aujourd’hui, c’est mercredi, le jour où la carte UGC part en vadrouille histoire d’imprimer sur ma rétine quelques bonnes images. Le choix du jour : Sucker Punch, de Zack Snyder, le petit prodige du fond vert qui nous a entre autres sorti « 300 » ou encore « Watchmen ».

La petite histoire sans spoil : Une mère décède, laissant à ses seuls deux filles son héritage et par la même enrageant son mari, beau-père des filles, incestueux à ses heures. Un soir qu’une des soeurs (l’héroïne, Babydoll, jouée par la magnifique Emily Browning) assiste à la scène, s’empare d’un flingue mais rate son coup et soeurette clamse. Beau-papa réussit à la faire envoyer en asile d’aliénés où une lobotomie l’attend, histoire de lui faire oublier que beau-papa n’est décidémment pas très net. L’heure de la lobotomie est sur le point d’arriver et là, le délire Snyderien commence sous la bannière du slogan du film : « la réalité est une prison, votre esprit est la clé », nous laissant nous interroger sur le sens de tout ça durant les 1h40 restantes du film.

Si l’histoire se tient pour qui n’est pas trop lent du ciboulot, on ne peut s’empécher, et c’est loin d’être une tare, de penser le scénario comme un alibi à un Snyder qui avait tout un tas de scènettes et d’historiettes en tête à qui il voulait offrir le plus beau fan service visuel possible. A commencer par l’héroïne, Babydoll, jeunette en fin d’adolescence, teint laiteux, vétue d’une sorte de seifuku bien mini qui la rend très « lolita japonaise » et capable d’enchainer les fights manière bullet time dans des chorégraphies toutes plus sexy les unes que les autres. Le reste du casting est à l’avenant. Les comparses de Babydoll, que du girl power bien burné qui se balade en permanence en mini ou en sous-vêtements. J’approuve.
Pour les séquences, on n’est pas déçu. Sans rentrer dans les détails sur le pourquoi du comment, on a du duel sabre + gun contre de monstrueux samurai dans un décor de temple japonais,  du gunfight avec mecha contre des zombies nazi, de la voltige avec un dragon dans des décors lavesque manière LOTR ou encore une séquence d’attaque de train futuriste qui à certains égars rappelle pas mal l’intro de Final Fantasy XIII.

Dans cette prouesse technique, quelques petits points négatifs quand même :
– Un mixage qui « déchire » littéralement les oreilles. Certes la musique est bonne, mais le volume était souvent insupportable.
– L’histoire de cette sorte d’ange gardien évoqué dès les premières secondes et dont finalement on ne retient pas grand chose pour expliquer les mécanismes du film
– *** ATTENTION SPOIL *** Les incohérences temporelles : l’action à l’origine semble se situer quelques part dans les 50s-60s et si le film finalement n’est qu’un rêve, alors comment expliquer que Babydoll, sur son expérience des 50-60s réussisse à rêver la séquence du train qui est plus que futuriste (un futur assez réaliste) alors que le rêve généralement veut que le contenu du rêve soit plutôt inspiré de la réalité et pas à ce point anticipatrice *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** Le sens de la danse et de la musique qui sont des clés du monde onirique de Babydoll mais pour lesquels on a que peu de réponses quant à leurs rôles *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** L’apparition un peu gratuite du « sage » en toute fin de film dans le monde réel *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** La réaction du docteur suite à la lobotomie, en fin de film ? *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** En fin de film, la mise en évidence des liens entre la réalité et le rêve, démarche très proche de la fin de Usual Suspect, beaucoup mieux faite à son époque *** SPOIL ***

Pour le spectateur rationnel, pas mal de questions restent en suspend à la fin du film et on ressort un peu comme d’un Shutter Island avec un tas de questions dans la tête qui, semble-t-il, n’ont pas vraiment de réponses. Mais bon, sincérement, je ne crois pas que c’était là la raison d’être du film qui est surtout, et c’est très bien ainsi, un énorme défouloir qui vide la tête et qui fait du bien.

Auteur : Aguolo

啊国, アグオロ, Aguolo, Goss'Bô,... Tel est le nom du maître des lieux.

1 réflexion sur « Le Film du Jour #6 – Sucker Punch »

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