919 jours sans te voir très cher blog. M’avais-tu manqué ?

919 jours… 2 ans, 6 mois et 8 jours.
La tentation des 1000 jours était par essence, « tentante », mais faisons fi de ce genre de galipette artificielle de relance, que je m’atelle à quelques proses plus substantielles.

Donc voilà, 2 ans et demi que je n’ai pas mis un pieds sur ce blog, sur mon blog qui, en février dernier, aurait fêter ces 10 ans.

C’est entre autre, par curiosité, en me connectant à l’interface admin du site que je vis que WordPress, le CMS qui propulse « fièrement » Aguoland, que je me vis proposer une grosse vingtaine d’update et le passage de wordpress 3.6 à 4.2.2. Une belle preuve du peu d’intérêt que ces derniers mois j’accordais au site.

La faute ? Multiple. Evidemment, la mienne est la première mais resituons un peu les choses histoire d’y voir plus clair.
On est le 3 janvier 2013 et je perds mon boulot. Nous sommes à 1 semaine de la remise des clés chez le notaire pour une maison sur Bourges (qui n’est pas à l’époque, et certainement encore aujourd’hui au regard des retours d’anciens collègues, un bassin d’emploi très dynamique), les cartons sont prêts pour un déménagement dans le mois et soudain, la chose tombe. Mon épouse avait dû lâcher son boulot, je perdais le mien, un gros crédit immobilier allait s’ajouter à l’actuel. Y a plus flippant dans la vie, certes, mais là, on était quelques part « over 9000 » dans le genre stress.

Les journées suivantes auront été terribles. Le prêt étant accordé, potentiellement, je suis dans l’obligation d’acheter la baraque et de faire face aux mensualités (nouveau prêt, relais, etc…) avec un nouveau de revenu moindre et très temporaire (1 an de chômage, tout juste). Thanks god, en relisant les contrats, si quelques annonces peuvent faire envisager une non-solvabilité, je pouvais de tout urgence tout arréter (avec le risque de grosse pénalités, surtout du coté du vendeur). Pas le choix donc :
1/ Contacter le vendeur et le rencontrer : terrible, ça a été fait le jour même. Le gars était lui-même personnellement dans une mauvaise passe. Pas amusant DU TOUT.
2/ Voir son notaire
3/ Discuter des termes du licenciement économique/séparation à l’amiable
4/ Faire produire une lettre de licenciement
5/ Avec cette lettre, voir la banque et TOUT arrété.
6/ Rassurer sa compagne et faire face au désespor de ne pouvoir emménager dans ce qui était une superbe maison
7/ Se préparer à quitter l’entreprise et à recommencer de zéro dans le fabuleux engrenage tellement humain de Pôle Emploi et de la recherche de boulot.

Un très très mauvais mois de janvier 2013 donc. J’aurai quand même illustré la chose, histoire de lacher un peu la pression

Retour au point de départ…

9 janvier, moins d’une semaine après la terrible annonce, je fais la tournée de l’usine, annoncant mon départ qui se fera le jour même. C’est déchirant, la qualité des personnes avec qui je travaillais était fantastique et y a pas à dire, l’esprit en province est tellement plus cool, sincère et humain.

De retour dans ma banlieue du 94, je décompresse. Mon année fût chargé, les temps récents, assez stressants. Je me réinscrit au Pôle Emploi, je pondère sur les événements de ce mois et passe en mode larve (la pire erreur, on le sait tous).

Dans notre malheur, car oui, ce malheur concerne ma tribu et non juste ma personne, je négocie pas trop mal les conditions de mon départ. J’en profite pour acheter une petite voiture pour ma chère et tendre, voiture qu’elle découvrira à son retour de voyage en Chine à l’aéroport (tellement romantiques ces français !) et avec laquelle j’ai été me chercher un p’tit cadeau personnel, une Cintiq 24HD, avec laquelle finalement, je ne serai pas plus productif que ça. Toujours est-il que dans ma spécialité, c’est le genre d’outils qui peut servir et aujourd’hui encore  je ne regrette pas l’achat. Toujours est-il que cette tablette me confirme encore qu’abondance d’outils ne fait pas meilleur artisan.

Les jours, semaines et mois passent. Mon ancien N+1 a rebondit très vite sur ses pattes et finalement, les événements du 3 janvier lui auront été salutaire. Moi, non.
Le feeling est assez bad, j’enchaîne les entretiens mais ne suis pas un foudre de guerre, que ce soit en candidature qu’en entretien. Faut être sincère, je suis mauvais, très mauvais dans l’exercice et surtout j’ai en tête l’idée permanent de me remonter une boite. Las, mon argent me brûle les doigts. Ce qui aurait fait un excellent capital de départ disparait aussi vite qu’il est arrivé : nouvelles voitures, voyages, etc. Fin 2013, toujours mon projet en tête, je suis assez acculé.

La procrastination : mon pire ennemi. Très sincérement, aujourd’hui encore, je travaille dessus. J’essaie de trouver des méthodes, des moyens de m’en sortir, mais chassez le naturel, il revient au galop.

Toujours est-il que début 2014, discutant avec un ami, je monte enfin ma propre boîte. L’activité de base : la programmation, les activités annexes : du graphisme, de la construction de site webs et de la prestation média (tournage, montage, motion design). Je me creuse la tête pour trouver un nom, je le teste à droite à gauche, c’est une affaire bien compliqué. Entre trouver un nom en .fr ou .com disponible, non déposé à l’INPI et qui claque bien, les heures et les jours déroulent. A la mi-janvier, je trouve enfin mon nom, mon type de structure et rapidement, je ponds les statuts, inscrits la société à la CCI du coin et c’est parti pour ma seconde aventure de capitaliste (la première, je fus associé-fondateur, là, je suis « Président », titre officiel mais bien pompeux)

Depuis janvier 2014 donc, via cette boite, je suis freelance en mode assez mono-client (monumental erreur qui ne se révelera qu’un an plus tard).

Je ne me paie pas, tout ce que je gagne passe dans le fonctionnement, les déplacements, le contact client et surtout les investissements pour la boîte. La Cintiq s’avérera un allié précieux et j’investis dans de la lecture informatique comme jamais, m’auto-formant à Java, plus encore en php, dans le motion design, l’art du montage vidéo, etc.
La santé va, la famille va, le boulot va, c’est la Sainte-Trinité. Je fais ce qui me plait, suis archi-motivé, que demander de plus ?

En quelques mois, l’activité progresse et tourne bien. Evidemment, je dois faire avec la paperasse, la compta, les impôts mais dans tout ça, mes prestations donnent des résultats satisfaisants, je gagne en compétence, je commence à avoir les bons outils pour faire des prestations convenables et mon épouse, depuis fin 2013, étant dans une position et une société des plus solide, nous envisageons l’avenir sous les meilleurs auspices.
Au cinéma, c’est dans ce genre de contexte qu’intervient LE retournement de situation, LE drame, LE Deus ex-machina qui va relancer l’intrigue et passionner les spectateurs pendant que les acteurs de leur vie vont bien en chier.

Mon drame donc ? Début 2015. Décidément, je suis abonné aux debuts d’années douleureux.

Printemps 2015 arrive, les oiseaux chantent, les premiers bourgeons bourgeonnent et le soleil percent enfin cette épaisse couche nuageuse à laquelle les franciliens sont tellement habitués. Depuis quelques mois, avec le fameux ami, les choses devenaient plus compliquées. Ce dernier étant qui plus est mon principal client, j’aurais dû voir les choses venir.
Je ne rentrerai pas dans les détails de qui à tort qui a raison même si objectivement, j’ai mon idée, mais le fait est qu’au mois d’avril, je ne l’ai pas vu venir et notre collaboration pris fin. Ma confiance dans notre projet fit que depuis début 2014, je lui ai dédié 100% de mon temps, 100% de mes formations, 100% de ma productivité, 100% de mon attention. En gros, tout ce qu’il ne faut pas faire en business et c’est là, pour l’inexpérimenté en esprit d’entreprise que j’étais, toute mon erreur. Quand les choses vont bien, on a tendance à une foi et une confiance aveugle sans même se poser la question « et si demain… ? »

Ce « demain », je l’ai pris dans la gueule de la plus sale des manières et encore une fois, en cet été 2015, je dois tout recommencer. Retrouver des clients, et/ou retrouver un emploi, se remettre à la difficile et pénible tache de recandidater, de reprospecter, avec toujours l’appréhension des fins de mois difficiles, qui deviennent progressivement des milieux de mois et même des débuts de mois difficiles.

Cette désillusion, cet échec, aujourd’hui me fait passer une phase bien compliquée mais c’est une forte leçon et j’en ai tiré beaucoup. On a beau lire des livres et se dire que « ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier », « préparer l’avenir », « mettre de coté pour les moments difficiles », sont des concepts bateau que tout le monde connait. NON ils ne le sont pas. Dans l’entrain d’une activité, dans le chaud d’un quotidien passionnant et occupant, on oublie trop vite que demain, comme au cinéma, les retournements sont possibles et je dirais même inévitables.

Aujourd’hui, je travaille pas mal sur moi-même, sur qui je suis, sur ce que je veux, et sur les moyens d’atteindre mes objectifs et autres buts de la vie. Je me sais très loin d’être parfait et je connais beaucoup de mes défauts. Je sais ne pas être du tout à 100% du contrôle de ma vie et je connais ces points qui, si résolu, peuvent me permettre d’envisager les temps à venir de manière plus paisible. Mon principal ennemi : la Procrastination. J’en ai déjà parlé içi ou sur l’autre blog, je connais ce défaut qui me conduit, par peur de l’échec, à toujours avoir besoin de mieux me préparer, de mieux savoir comment, retardant toujours plus mon passage à l’action. Aujourd’hui, je travaille dessus et en même temps, prends quelques initiatives, de manière progressive, pour « agir » et constater les résultats. L’avenir me dira si ça aura marché et le cas échéant, je lacherai quelques posts sur ce point mais le fait est que je suis hyper confiant et que si financièrement, la passe est assez pénible, je m’en sortirai… Nous nous en sortirons.

Avant de finir ce déjà bien bien long posts (le plus long ?), un petit bilan sur les quelques engagements de début 2013 à l’occasion de mon licenciement :

Pour rappel, petit bilan des anciennes réolutions…

  • « Maigrir », là c’est raté de chez raté, mais je récidivera pour cette année et cette fois-ci, comme on dit à chaque fois, je m’y tiens.

  • Booster mon mandarin (HSK) et mon japonais (Niv.3) : raté. Mais je le relance pour 2013.

  • Compte en banque positif : Ca va, j’ai géré, mais les semaines à venir vont décider de la cordialité de ma conseillère

  • La mini-bd : Raté. Boulot et exil chez les potes faisant, impossible de toucher à la tablette et franchement, pas le temps le week-end (réservé aux revoyures femme et enfant)

  • Méga-organisé : moyen, mais assez pour mon ancien « futur job »

  • Social + Famille : Ca allait dans le bon sens.

  • Pour 2013, la bonne résolution, bien refaire l’apprt et le rendre bien agréable à vivre… Et puis me trouver un nouveau boulot. Arf…

 

  • « Maigrir » : Raté. En 2013, j’avais fait fort. Vers avril 2013, forte reprise du sport, perte d’environ 7-8kgs et puis un voyage en Italie plus tard et un horrible problème de dos, obligation de tout arréter, reprise rapide de poids. La déch. Toujours est-il que je ne lache pas l’affaire. Ca fait 2 mois que j’ai relancé la chose, de manière plus progressive et équilibré. Ca prend son temps mais y a du progrès.
  • « Le mandarin + le HSK » : Foiré, j’ai rien foutu, mais je me suis formé, surtout en 2014, à pas mal d’autres choses donc…
  • « Compte en banque positif » : il l’a été pendant un temps, aujourd’hui, difficile de faire pire.
  • « Mini-bd » : La Cintiq n’a pas aidé, trop de procrastination. Je relance la chose
  • « Méga-organisé » : Que dalle. Mais là je n’ai plus le choix. Trop de chose à faire, je suis au pieds du mur
  • « Social + Famille » : Il y a du mieux, soyons honnête.
  • « Refaire l’appart + nouveau boulot » : Appart non refait, de pire en pire tellement il est encombré. Pour le nouveau boulot, oui et non, j’ai monté cette boîte, qui avait de l’activité, maintenant moins. Affaire à suivre.

Je vais peut-être, un peu tard, lacher quelques bonnes résolutions de mi-année :

  • Déménager : On en parle, on en parle, on en a marre de la région parisienne. Pour cette année, ce sera peut être un peu compliqué mais avant la fin 2016, je tiens les paris
  • En finir avec la procrastination : j’y travaille
  • Mincir : mon but, 75kgs. Il y a 2 mois, j’étais à 93, je suis à 87, si je peux atteindre le 82 en fin d’année, je serai déjà bien satisfait
  • BD/Manga : Publier quelque chose pour la JE2016, je m’en sens capable, maintenant, faut que je m’organise
  • Moins dormir : Je ne suis pas un gros dormeur mais trop de sieste içi et là et toujours ce sale feeling de voire ma vie passer devant moi quand j’ouvre les yeux
  • L’organisation : bis repetita de la ligne « procrastination », c’est une condition sine qua non
  • Deux clients permanents. C’est ce qu’il faut pour travailler un peu safe
  • Compte en banque positif : il fut un temps ou je tenais un budget familial et c’était pas plus mal. A relancer.

CA fait déjà une belle liste de choses à faire, on verra en fin d’année si au moins un bon 1/3 est tenu, ce qui sera pas mal tout en gardant à l’esprit qu’il ne faut pas s’en satisfaire. 100%, c’est LE but.

Voilà !!! Près de 2000 mots et un peu mal au doigt. J’essaierai… NON! Je vais revenir plus souvent.
Ca fait du bien de gratter un peu la life sur le blanc papier immaculé du world wide web. Ca met en perspective les choses, et puis ça laisse quelques traces qui, des années plus tard, sont toujours passionnantes à reparcourir.

Sur ce, je vous dis à la prochaine 😉

Moi.

 

Auteur : Aguolo

啊国, アグオロ, Aguolo, Goss'Bô,... Tel est le nom du maître des lieux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*