Marco Polo #1 – Paris-Lanxi 兰溪

Il est 8h11 du matin, trop de mal à dormir… chaleur et humidité… et un clavier QWERTY pour me pourrir la vie.

C’est ainsi que commence mon 1er post sur mes 3 prochaines semaines sino-japonaises manière Marco Polo.

Cette année, on a de la chance, KLM ouvre une ligne directe Amsterdam-Hangzhou (杭州), capitale Zhejiang (浙江 la region au sud de Shanghai) et pour en faire la promo, on paie un peu plus de 500€ là où pour Shanghai, il faut compter en ces temps d’expo universelle un bon 900€. Appréciable.

Dès le matin donc, petit vol de 50mns jusqu’à l’Aéroport de Schipol puis transit pour le long-courrier…

Schiphol… Voici un aéroport que j’aime bien. Enorme galerie marchande, des restos partout et surtout des articles à très très bons prix absents des misérables galeries de Charles de Gaulle. Note pour plus tard, ne jamais s’acheter du matos le week-end de départ et découvrir lors du transit qu’on pouvait l’acheter 20% moins cher :'(

Signe des temps, après les pubs chinoises durant la Coupe du Monde, les pubs chinoises dans les aéroports… et pas une pub japonaise…

Une collection de belles queues… d’avions

Le vol Pays-Bas/Chine aura été plaisant. Mes souvenirs de KLM n’étaient pas les meilleurs et l’expérience de long-courriers dans des vieux 747 avec une TV pour 3 ou 4 rangées sans choix du programme m’a quelques peu marquée. Là, on avait un sympathique 777 (pas encore au niveau de l’excellence d’un Emirate), avec le choix des programmes et les écrans à chaque fauteuil. La chance étant avec nous, on a eu un petit surclassement gratuit sur l’option à 100€ pour les fauteuils économiques de première rangées qui offrent plus de place pour les pattes. appréciable sur un vol supérieur à 10h.

On arrive à Hangzhou, il est 7h30 du mat… Ceci est un dialogue entre chinoises du sexe opposé :
– Femelles chinoises : « Copine (ma madame), ta monnaie de paysan se ramasse la gueule et en plus t’es dans le pays romantique des cosmétiques de marque à bon prix et en plus t’as une carte qui te donne 20%… tu nous ramène du matos en masse ? »
– Madame : « No soucy, je viens en avion, vous m’attendez à l’aéroport, on se pose au KFC et on s’y peinturlurera nos ongles au Chanel pendant que je vous filerai le matos et qu’on parlera de quelques superficialités et d’autres choses »
– Femelles chinoises : « Banco, copine, la meute t’attend »

J’ai profité de ce moment de superficialité pour en choper un bon cliché

Depuis Hangzhou, nous restait encore 2h de bus pour Lanxi (兰溪), la première étape de mes tribulations sino-japonaises, où  je crèche en ce moment chez la belle-famille. Le choc climatique est rude et passer des fraicheurs parisiennes à la lourdeur climatique ne se fait pas sans peine. Et puis outre la chaleur, le jet lag (le mal du changement d’heure), il y a aussi ce phénomène faisant qu’étant beaucoup plus bas en latitude, on a la nuit dès 17-18h et le jour dès 4h du mat. chaud…
Résultat des courses après ce long vol et cette violente acclimatation : quelques aller-retours aux gogues pour problèmes de digestion detraquée. A part ca, ca fait toujours du bien de revenir dans cette petite bourgade qu’est Lanxi… enfin… petite au sens chinois puisqu’elle compte tout de meme 660 000 habitants.

Le soir même, gros dîner… des crevettes de chat…

… Des beignets caramélisés de viande de chien… Non je rigole… Que du très très bon qui me manquait bien car il est un fait, les restos chinois en France… font manger de l’asiatique mais pas de l’authentique chinois. Et y a pas à dire, c’est pas mauvais.

Suit un autre plaisir typiquement chinois et qui a bien disparu de la France, sauf sur les cités balnéaires, le temps des vacances : le marché de nuit (夜市 Ye Shi), où l’on peut bouffer, marchander, jouer au Xiang Qi (象棋, les échecs chinois) ou encore se faire dire le futur en montrant ses mains. Petit note, étant en ce moment certainement le seul WaiGuoRen (外国人, étranger) de la ville, se balader = tous les yeux braqués sur vous et entendre à longueur de temps des « hé, regarde, un étranger ». Y a pas à dire, de ce point de vue là, l’Europe a un brin d’avance. Mais c’est marrant quand même.


Je ne pouvais décemment parler des marchés de nuit sans évoquer les sympathiques arabo-chinois du Xinjiang (新疆), venant de la région la plus à l’ouest de la chine où vivent les minorités musulmanes, maitresse dans l’art de vous cuire dans la rue à force charbon de délicieuses brochettes de viande épicées de mouton (羊肉串, Yang rou Chuan) à 0,10euros

Voilà, c’est tout pour le moment… et c’est déjà pas mal.

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Edit du 17/06/2010 : Pas mal de rajout pour compléter un sujet vite fait mal fait.

Ce soir, c’est apéro géant dans le XIIIème

Ce soir, les Bleus n’ont jamais aussi bien porté leur nom…

… On aurait pu se dire qu’ils avaient retenu la leçon du dernier match contre la chine (中国国家足球队 Zhōngguó Guójiā Zúqiú Duì, pour les sinophiles) où ils avaient gagné sur un but contre son camp d’un chinois, et bien NON !!! Et ce soir, devant un stade réunionnais qui leur était tout acquis et face à une équipe chinoise, classée 84ème au classement FIFA (la France est 9ème) qui n’alignait pas sa meilleure formation (certains joueurs étant indisponibles pour le championnat chinois), les Bleus nous ont offert un spectacle d’une rare médiocrité confirmant un peu plus que notre sélection en Coupe du Monde n’était que le larcin d’un vol prémédité. En tout cas, connaissant la Chine, le sympathique Deng Zhuoxiang (邓卓翔) qui a marqué sur un magnifique coup franc et le non moins talentueux Zheng Cheng (曾诚) deviendront certainement les héros nationaux du moment. Et puis c’est la fédé de football chinoise qui doit se frotter les mains. Elle a quand même battu un ex-champion du monde.

En tout cas, je reste sur ma position depuis notre foutue qualification… Cette Coupe du Monde, on ne la mérite pas une seule seconde, et une sortie au plus vite ne sera que justice. Entre ça, le fait que les Bleus soit l’équipê la moins rentable d’entre toutes, l’affaire Ribéry et l’affaire Tsonga, le sport français n’est décidément pas en forme en ce moment.

PS : Deng Zhuo Xiang n’est même pas dans Football Manager 2010

Lectures Récentes #03 – Mars 2010

Un très grand cru que ce mois de mars et son Salon du Livre 2010. Petit retour sur l’événement et sur la sélection du mois.

Le Salon du Livre 2010… Mon premier salon du livre. A vrai dire, moi et ma moitié faisons preuve d’un grand amour pour ces pages reliées qui peuplent nos étagères. Et c’est avec surprise que nous constations le fait que nous ne nous étions jamais rendu à ce haut lieu où se rencontrent toutes les cultures. La chose est désormais corrigée.


Un salon où on croise des stars !!! On se croirait à la télé, mon coeur en est encore tout frétillant !!!

Eric Zemmour

Le livre « La Véritable Histoire d’Ah Q » m’avait intrigué. Bonne nouvelle, le stand de l’éditeur était là…

La Véritable Histoire d'Ah Q (阿Q正传) de Lu Xun (鲁迅)...
... dédicacé par l'illustrateur de la VF, Jean-Michel Charpentier

Etait présent également à coté du secteur Manga, le stand Xiao Pan où Ji Di finissait sa journée de dédicaces. Madame n’ayant pas son My Way n°3, l’occasion était trop belle.

Et un 3ème volume dédicacé de My Way, pour madame, par la talentueuse dessinatrice chinoise Ji Di

Non… JE n’ai pas décidé d’acheter ces pièges à touristes littéraires que sont ces mini-livres

cékromeugnon tousipitilivretoupititousimpa !!!!

Books… Une revue dédiée à « l’actualité par les livres du monde ». Très sympathique et avec un commercial assez talentueux pour m’en faire signer un abonnement sur place.

Hmmmm Mystère... Encore un mag sur la Chine...

Au final, un salon plus que très sympathique qui était l’occasion de découvrir de tout petits éditeurs que l’on a pas l’occasion de croiser. On dit le salon en danger, ce serait dommage.
Une seule chose, le manque d’éditeurs et de pays étrangers au contraire d’autres salons (automobiles, etc.). La Chine en l’occurence avait un stand triste de 3x3m… Pas très engageant.

On quitte le Salon du Livre pour ma sélection de lectures du moment…

Mars 2010

– Javascript et Ajax pour les Nuls (Andy Harris) : Comme tous les « Pour les Nuls », c’est très didactiques. Ca commence par une bonne moitié dédiée à Javascript depuis les fondamentaux les plus basiques jusqu’à quelques exemples d’animation. Puis on passe à ce qui m’intéresse un peu plus, Ajax et ses différentes applications via JQuery, entre autre. Pas indispensable mais bien foutu quand même, surtout pour les débutants.
– Tête la Première Ajax (Brett McLaughlin) : Du O’Reilly, donc du très bon. Après la série des « Hacks », j’ai décidé de jeter un oeil sur les « Heads On » et c’est sans regret si ce n’est une structure assez désordonné, en ligne avec le ton général du bouquin, très casual. RECOMMANDE.
– Javascript, La référence (David Flanagan) : Le rhino sur la couverture souligne à merveille le caractère massif de ces quelques 1000 pages constituant ce « Définitive guide ». La bible du javascript, chez O’Reilly, évidemment.
– La rentabilité avant la Part de Marché (H. Simon, F.F. Bilstein, F. Luby) : Un bouquin pour le boulot abordant sous un angle bien trop rare une problématique de plus en plus récurrente. Je n’ai pas encore d’avis définitif sur ce bouquin qui ne se lit pas d’une traite mais les premiers chapitres sont des plus intéressants pour qui s’intéresse à la question.
– L’Univers des Mangas (Thierry Groensteen) : Mon gros coup de coeur nostalgique du jour. Une larme tombe dans l’espresso que je sirote à l’écriture de ces lignes et à l’évocation de cet ouvrage.
Le bouquin a été publié en 1991 et donc n’est plus vraiment de première fraicheur et à 11€40 en occasion, le chaland n’y accorderait que peu d’importance. Mais pour le déjà trentenaire que je suis, c’est avec nostalgie que je me souviens feuilleté ce livre durant mes années collège où, pour la toute première fois en France, on abordait de manière exhaustive le monde des mangas, ses styles, ses auteurs… etc… Haaaaaaa, la page 18 et sa magnifique reproduction d’une couverture couleur d’un Jump, et les pages 38 et 40 ou s’entremêlent quelques cases de mangas d’horreur et où l’on croise un jeune homme retire l’oeil d’une jeune fille à l’aide de sa langue, ainsi qu’un individu coupant au ciseau la joue d’une autre jeune fille. Sans concession. Les images m’avaient marquées à l’époque mais le bouquin était trop cher pour l’enfant que j’étais.
– Short Program 1 (Mitsuru Adachi) : C’est pas tout jeune non plus et je me souvenais surtout de la première édition Tonkam. Celle-ci est imprimé sur un papier de très bonne qualité et l’impression y est magnifique (des noirs bien bien noirs). Le receuil réunit une série de one-shots des années 1980 où Adachi faisait déjà preuve d’un magnifique talent de conteur.
– Misery Loves Comedy (Ivan Brunetti) : Attention, à ne pas mettre entre toutes les mains. Je suis tombé dessus par hasard, attiré par le format original et une couverture magnifique d’un rouge sang finalement assez en ligne avec le contenu de ce comics américain (peut-on vraiment parler de comics dans ce cas ?). Misery Loves Comedy réunit les trois premiers volumes de la série Schizo ainsi que quelques oeuvres de l’auteur. L’introduction est produite par son psy, le reste est à l’avenant. Brunetti s’y dépeint de manière autobiographique tel un névrosé ayant la haine la plus haineuse du monde. On y croise des strips de 4 cases aux titres poétiques : « Mon anus est en sang », « Pardon pour la sodomie fiston », « Son vagin avait des dents », « Un toutou néo-nazi », « du barbelé dans ma bite », etc… se mélant à des historiettes du genre où Brunetti évoque ses amis pour qui il a « élaboré des scénarios de torture pour chacun d’entre eux ». Mon coup de coeur à ses pages dédiées à « Si j’étais dictateur du monde ». Magnifique et donc TOTALEMENT INDISPENSABLE même si totalement et morbidement pessimiste.

– Une Election Américaine (Loo Hui Phang & Philippe Dupuy) : Sympathique découverte reçu gratuitement avec l’abonnement situé plus haut. On est aux US, à Tucson, ilôt démocrate dans un état républicain. Ce que je pourrais qualifier de carnet de voyages donne un visage détaillé de l’état de l’Amérique, divisée entre les pro et les anti-Bush. Un très beau travail, surtout dans le fond.
– Le Lotus Bleu (Hergé) + Le Lotus Bleu décrypté (Patrick Mérand & Li Xiaohan) : C’est à l’occasion du Salon du Livre que nous avons découvert le sympathique auteur (pas Hergé) et que nous avons eu l’opportunité d’une discussion sur l’art et la manière dont Hergé a conçu l’almbum de Tintin, Le Lotus Bleu sans même aller en Chine. Très intéressant.
– My Way 3 (Ji Di) : J’aime le style, mais j’ai pas encore lu. Mais le style, des plus oniriques, est très bon et l’auteur est plutôt sympathique.
– La Véritable Histoire d’Ah Q (阿Q正传) de Lu Xun (Lu Xun 鲁迅, illustré par Jean-Michel Charpentier) : C’est ma femme qui m’a expliqué que cette oeuvre était majeure dans la littérature chinoise et qu’afin de mieux comprendre l’Empire du Milieu, une lecture du roman était indispensable. Ah Q est un paysan un peu stupide et surtout doté d’un sens bizarre de la défaite. Même vaincu, il se convainc qu’il est le vainqueur. Métaphore d’un peuple chinois incapable de se remettre en cause et faisant fort de conserver les apparences sauves.

Voilà, un gros post pour quelques titres qui valaient le détour…

Quand CCTV-F traite du billard à queue et de la pédale

C’est pas bien de faire joujou avec la TV d’état chinoise. Ca se passe sur CCTV et c’est tout simplement magnifique.

Les 1ères secondes sont uniques.

Récidive.

Depuis, notre ami journaliste s’est fait viré mais a priori comme on peut le constater sur le site du causeur de trouble, il n’a pas perdu (encore…) son visa

Le site du fautif

Made in China (2) Prouesse architecturale

Virez-moi le gars qui a fait les fondations, rappelez celui qui a fait les murs.
Vu que ça se passe du coté de Shanghai, une tour en plus ou en moins… On espère simplement qu’elle n’était pas encore habitée.

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Qui c’est qui va voler sur China Eastern aujourd’hui ?

C’est votre blogueur de misère favori… Mister Aguolo.

Décidément, mes bonnes réso de début d’années ne m’auront pas servi à grand chose. Depuis mon dernier post, déjà un voyage en Chine de passé et une bonne occasion de manquée pour laisser un brin de ma prose sur la toile. J’espère que cela sera chose corrigée dès après-demain (j’arrive à Shanghai aux aurores).

Et comme on ne dit pas là-bas : « A la prochaine et vive le Da……….. ! »

Du proverbe chinois bien macho comme on aime ;)

Hahaha !!! Il y a vraiment des choses qui m’étonneront toujours dans la culture chinoise. Un petit proverbe authentique pour la route…

母狗不出屁股, 公狗难上
Mu gou bu chu pigu, gong gou nan shang
(mere/chien/ne pas/sortir/posterieur/chiens males/difficile/dessus)

Si les chiennes ne montraient pas leur posterieur, il serait difficile pour les males de les monter…

Grandiose !!! N’est-ce pas ?

Chinois – Leçon 2, « Prononciation + Le Nouvel An Chinois »

Comme promis, ma deuxième leçon de chinois préparée avec amour et empathie pour ceux qui souhaiterait s’y lancer la tête la première afin de pouvoir lire pur jus l’intégrale en VO des oeuvres de Pépère Mao.

Cette leçon 2 fait suite à la Leçon 1.

LECON 2
Note : entre parenthèses ( ), la prononciation à la française.

aujourd’hui on s’attaque à la prononciation, un gros pavé mais il faut en passer par là…
On commence doucement sur cette leçon, des compléments viendront plus tard
lorsque la prononciation diffère de la prononciation francaise, je le spécifie entre parenthèses.

a – o – e (è) – er (are ‘à l’anglaise’) – i – u (ou) – ü

ai (aille) – ei (eille) – ao – ou (o-ou) – an (anne) – en (eune) – ang (angue) – eng (eun’gue) – ong (ongue)

ia – ie (ié) – iao – iou/iu (io-ou) – ian (iène) – in (ine) – uen/un (uène) – uang (ouangue) – ueng (ouen’gue)

üe (ué) – üan (u-anne) – ün (u-ine)

– Pour les consonnes, pas trop de différences, mais quelques-une, les voici:

B et P sont prononcés de manières aspirés

D et T aussi

Z (DZ)

C (TS)

ZH (DJ)

CH (TCH)

SH (CH)

R (super difficile à dominer. Prenez le « are » anglais, et garder le son de li fin, le « re », bah c’est le R chinois)

J (DJ)

Q (TCH)

X (CH)

H (R comme le R espagnol, la « rota »)

Voilà, j’vous embête pas plus là-dessus, un peu de pratique

Vocabulaire: (exercez la prononciation vue plus haut)

Bonjour = Ni hao (ni rao) 你好
(ce HAO signifie « BON »)
Bonjour (matin) = Zaoshang hao (dzao-changue rao) 早上好
Bonjour (l’après-midi) = Xiawu hao (chia wou rao) 下午好
Bonsoir = wanshang hao (ouanne shangue rao) 晚上好
Bonne Nuit = Wan An (ouanne anne) 晚安
Aurevoir = zaijian (tzai djiène) 再见
Merci = xiexie (chiéchié) 谢谢
pardon = dui bu qi (doué bou tchi) 对不起
S’il vous plaît = Qing Wen (tchinegue) 请
S’appeler (nom) = jiao (djiao) 叫
(à noter que tlm ici s’appelle par nom de famille + prénom, car c’est toujours relativement court)
Aimer = ai (aille… et oui, l’amour ça fait mal, hehehe) 爱
etudier = xue, xuexi (chué, chuéchi) 学习

Construction d’une phrase:

En même temps que j’introduis les concepts, quelques nouveaux mots aussi.
Contrairement au japonais, comme on a pu le voir dans le première leçon, les chinois forment leurs phrases un peu à l’occidental: S + V + C

. J’étudie le chinois = Je + étudier + chinois = wo xuexi hanyu (ouo chuéchi hanne-u) 学习汉语
. Je vais à Shanghai = Je + aller + shanghai = wo qu shanghai (ouo tchu shanghai)上海
. Je m’appelle Aguolo = Je + s’appeler + Aguolo = wo jiao aguolo
. Je t’aime = Je + Aime + Tu = wo ai ni

Une dernière chose avant de nous quitter. En chinois, tout comme en japonais, la notion d’espace entre les mots n’existe pas. Donc avant de se lancer dans toute lecture, mieux vaux connaître un minimum de structure.

Un peu de culture ???

Le nouvel an chinois, « Chunjie » (tchuène djié, 春节), ce qui signifie « célébration du printemps » a lieu le premier jour de l’année lunaire.
La date n’est jamais fixe mais c’est toujours en janvier ou en février. Ca en fait 2 que j’ai passe ici et je peux vous dire que dans le genre, pour la totale, c’est epuisant. Et on visite Oncle Zang, et Tante Ming, et Grand Pere Tang et Mamie Xian etc etc…

Bonne Année = Xin Nian Kuai Le (chine niène kouaille le 新年快乐 ) ou Xin Nian Hao (chine niène rao 新年好 ), ce qui signifie en gros Nouvelle – Année – Bonne/Heureuse

Commencons la chronologie des festivités dans l’ordre

1/ On rentre dans sa ville natale pour voir la famille. C’est l’occasion de queues ENORMES dans les gares et de trains ARCHI bondés. Gros sujets d’actualités ici, des gens attendent 1 voire 2 jours dans la gare pour avoir leurs billets.

2/ On achête de nouveaux vêtements, c’est la rêgle, et on astique à mort la maison. TOUT doit être brillant, transparent, niquel.

3/ On achête à manger et comme dans les gares, les supermarchés sont littéralement envahis. On achête des bonbons, des boissons, des cigarettes (offrir des cigarettes en Chine, si possible de marque, est qqch de reconnus. Offrez un paquet de cigarettes et vous serez bien accueilli).

4/ La veille du jour de l’an je vous mets quelques photos de chez ma belle-famille.

La table est préparé avec une dizaine de petits verres, en l’honneur des ancetres
les bougies etc… 
et la totale 
Note de l’administrateur : En changeant de domaine, les photos ont été perdu. Elles seront repostées un de ces jours.

Avant de manger, dans une bassine, le père a rempli 2 verres puis les a versé dans la bassine, on brule quelques petites choses dedans et c’est parti.

Le repas se fait gentillement, et généralement, bcp de chinois regardent le gros gros gros show de l’année, celui de CCTV1. Cette année, on a eu le droit aux honneurs pour les anges blancs face à SARS, Zhou Wei en duo moyen moyen et Yan Liwei, le Taikonaute, pour le speech juste avant le compte à rebours.

5/ Les jours suivant, c’est le gros morceaux. La génération précédente était incitée à faire des bébés donc généralement, il y a beaucoup de tantes et oncles de chaque coté de la famille. Conséquence. Déjeuner chez les uns, dîner chez les autres. La rêgle étant d’inviter une fois chaque partie de la famille (10-15 repas pour moi). Ce sont des gros repas où coule à flot le baijiu (l’alcool de riz chinois bien bien bien fort) et ou on mange pas mal de sorte de petits pains blancs (mantou) et qui finissent généralement sur des parties de cartes (les chinois sont très joueurs de cartes) ou de mahjong.

6/ Les Hong Bao (rongue bao, 红包), ces charmants petits paquets rouges que l’on reçoit de la famille et contenant de l’argent. En tant que copain de ma copine, je reçois pour moi ceux qui lui sont destinés. C’est la rêgle (qui a dit injuste). On ne les ouvre pas devant la famille, un simple merci suffit.

7/ Les célébrations du nouvel an chinois durent normalement 2 semaines.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. A la prochaine pour la leçon 3 si je trouve le courage

Bienvenue à Chinatown… 欢迎巴黎中国城

Marié à une chinoise, il y a des coins qui sont des passages obligées… Chinatown (巴黎中国城 bā lí zhōng guó chéng) est de ceux-là.

Prenez Paris, tracez une ligne partant du 13ème arrondissement et visant le sud-est parisien, durant disons… 5-10km, le long du Boulevard Stanislas, traversant Vitry et allant vers Choisy-Le-Roi et vous voilà face à la plus grosse partie de la communauté chinoise de France.

(article en rédaction, à suivre…)