Us et abus du droit de grêve

Grêve du Service Public prévue pour le 10 mars, la semaine où Paris jouera son va-tout pour les Jeux Olympiques de 2012. Grêves incessantes de la SNCF en dépit du système d’alerte voté l’an dernier. Grêves des professeurs. Grêves des chomeurs (magnifique concept). Grêves, grêves…

Elle est bien belle la France d’aujourd’hui !
Tout d’abord, je mets les choses au points. Je ne suis pas ultra-libéral autant que je ne suis pas extrêmistes de gauche et si l’on souhaitait m’affecter à l’un des deux camps qui forment le champs politique français, eu égard à mes opinions, on aurait bien du mal…

Mais bon… sans rentrer dans une discussion de type « le comptoir à Gégène », comme de plus en plus une majorité de nos concitoyens, voire des étrangers, le caractère trop récurrent de ce droit difficilement acquis fait qu’aujourd’hui, il en a perdu tout son sens de sursaut travailleur face à l’injustice de la sphère professionnelle.

Sait-on même encore pourquoi l’on fait grêve ? Ou finalement est-elle rentrée dans les moeurs comme une inéluctable gêne germant au fil des saisons ?

En Chine, combien de mes jeunes étudiants à la bonne époque de mes tutorats, me disaient que la France était un pays plutôt paresseux constamment en grêve. Vous m’avouerez qu’il y a mieux comme image et il est vrai qu’après, il devient difficile de faire concurrence dans ce pays émergent à d’autres pays telle l’Allemagne qui, elle, bénéficie d’une image non seulement de qualité, mais surtout de travailleuse.

Non seulement fait-il mal aux entreprises mais surtout, il fait mal à la France toute entière et hélas, oui, il a perdu son sens le plus fondamental: celui de dénoncer une injustice. Car aujourd’hui, faire grêve, c’est avant tout jouer d’un levier qui permet de facilement et rapidement faire avancer ses requêtes en termes salariales, de congés, d’heures de travail… Là où la France du secteur privée ne se permet que peu l’absentéisme, celle du public profite souvent de son monopole pour améliorer un statut de fonctionnaire déjà très favorable et peu sujet aux aléas économiques. Fonctionnaires pour la vie n’est pas qu’un mythe.

Aujourd’hui, c’est Air France qui empêchent les voyageurs de partir en vacances invoquant la manière dont l’administration de la compagnie gèrent la mort d’une hôtesse de l’air avec la mise à pied de l’employé concerné par l’enquête actuelle. Peut-on se permettre d’immobiliser la 2nd plate-forme aéroportuaire de France pour cela ? Combien d’argent, combien de journées de travail la France peut-elle se permettre de perdre ? On dit, et c’est vrai, que beaucoup d’entreprises tuent nos emplois, mais le droit de grêve amplifie ce phénomène. soyez un chef d’entreprise clairvoyant qui paiera 2500 euros (impôts compris) son employé qui a tout moment pourra se mettre en grêve afin d’améliorer sa condition, et considérez à coté la solution chinoise où dans les mêmes conditions, vous aurez entre 20 à 30 fois plus d’employés pour le même prix, avec le droit de grêve en moins et, pourra-t-on se permettre de penser, la satisfaction d’aider un pays dans son développement tout en s’implantant là ou le futur du business se décidera.

La France doit savoir se remettre au travail et il nous faut être clairvoyant sur ce point. On ne peut plus aujourd’hui se permettre d’être aussi égoïste dans nos manières de vivre.

KUNG FU HUSTLE (2004 – Chine)

Stephen Chow… Gros Moyens… Un bon film qui promet.

Produit et réalisé par le désormais célèbre Stephen CHOW, « Kung Fu Hustle » aura été le grand succès populaire chinois de 2004 et espérons-le, un tout aussi grand succès de par chez nous à partir de juin.

L’histoire
Dans une Chine qui se situerait dans les 40-50s, Sing (Stephen CHOW) a un rêve: intégrer le « Gang des haches » (Axe Gang), un gang mafieux qui fait sa loi jusque dans la Police elle-même.
Pour étendre sa suprématie, le dit-gang souhaite faire main basse sur un quartier plutôt paysan et tranquille. Trop tranquille. C’est qu’ils ne se doutent pas que cette rue (une place à vrai dire) abrite de grands maîtres kung fu à la retraite.

Dans cette guerre, Sing devra faire son choix.

Techniquement
Une superbe photo pour un film qui, s’il ne joue pas sur des décors grandioses, à réussi à rendre des plus crédibles la Chine des années folles (si tant est qu’il y en ai eu). Les effets spéciaux, déjà étrénés avec « Shaolin Soccer », atteignent ici un nouveau niveau d’excellence et même si le film en regorge, ils appuient la narration de manière idéale. La caméra elle regorgent de savoureux travelling qui feront plaisir aux amateurs de technique.

Narration
L’histoire n’est pas transcendante mais le but du film est avant tout de divertir, non de faire se poser des questions. Le scénario est bien construit, on ne s’ennuie pas une minute durant les 1h40 même si l’amourette (passage obligé de tout film chinois) fait un peu cheveu sur la soupe alors que la chose fût beaucoup mieux exploitée dans « Shaolin Soccer ». Pour le jeu des acteurs, rien à redire, c’est parfait, très chinois, pas de honte, on y va a 200% et c’est du 300% excellent. Mention spéciale à la fameuse propriétaire du vieux quartier.

Conclusion
Du bon, du très bon cinéma de divertissement chinois. Décidément Stephen CHOW est un ambassadeur efficace du savoir-faire d’un cinéma qui tente le tout pour le tout. Ce qui demeure une force, comme dans « Shaolin Soccer », c’est de voir une oeuvre qui transpire la culture chinoise tout en y apportant une énergie et une modernité qui fait aujourd’hui beaucoup défaut à un cinéma occidental dont les oeuvres présente actuellement une uniformité culturelle qui lui déssert. Réservez vos places pour juin !!!

Lien
http://www.kungfuhustle.com/

La voie de chemin de fer Qinghai-Lhassa

La Chine face à ses grands défis…

Après le barrage des 3 Gorges, ses bienfaits (pourvoir une énergie qui fait extrêmement défaut) et ses problèmes, voilà la Grande Chine face à son nouveau défi : désenclaver définitivement ce Tibet qui demeure encore trop indépendant (cynisme…)

(à suivre)