Le Film du Jour #2 – Tokyo Zombie

De l’art de perdre 1h40 de sa vie…

Tokyo Zombie

Avec une affiche pareille montrant 2 japonais, un chauve et un afro, entourant un simili-Fuji éjaculant des pétales de cerisiers, le tout accompagnée d’une réputaition de « Shaun of the Dead » sauce nipponne, je me disais que ma soirée allait être savoureuse. Monumentale erreur, comme dirait l’autre.

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Un magnifique concert…

Je remercie ma chère et tendre pour cette magnifique surprise dont j’ai pris un petit extrait

Désolé d’avance pour la très piètre qualité de la vidéo mais il fallait que je prenne ça un peu à la ninja et les 20 premières secondes sont un peu du style j’ai oublié de retirer le capuchon de l’objectif. Mais qu’importe, ne compte içi que le plaisir des oreilles.

En effet, quelle ne fût pas ma surprise de découvrir une invitation pour l’unique concert français de Sakamoto Ryuichi (坂本 龍一) dont je suis un grand fan depuis Le Dernier Empereur. Le concert aura été magnifique et assister à sa performance en live vaut son pesant d’or.
Merci encore à ma chère et tendre pour ce magnifique cadeau.

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La Zic du Week-End #8 – Muki Muki San (Macho Macho Man, version japonaise)

Le fameux « Macho Macho Man » des Village People dans une reprise japonaise de bon goût, « ムキムキさん » (Muki Muki San)

La version japonaise
http://www.youtube.com/watch?v=eTeuDHKnl7A

La version originale
http://www.youtube.com/watch?v=oqYxSkewPCQ

La Zic du Week-End #7 – Nihon no Mitaka, Nevada Kara Kimashita (Yazima Beauty Salon)

Nos amis de Yaen reviennent en trio sur ce sympathique morceau


Yazima Beauty Salon – Nihon no Mitaka, Nevada Kara Kimashita
矢島美容室 – ニホンノミカタ-ネバダカラキマシタ

20th Century Boys Live – Le Massacre

« 20th Century Boys » (20世紀少年) est certainement l’un des manga(s)  si ce n’est le manga que je vénère le plus. Cette oeuvre magistrale de Naoki Urasawa qui s’étale sur 22 volumes est certainement avec Monster (du même auteur), ce qui se fait de mieux en matière d’intrigue tordu bien compliquée mais qu’on ne lâche pas. Et puis voilà qu’est sorti l’été dernier au Japon (et très prochainement en France), le 1er chapitre d’une version live qui en comptera trois. Annoncé comme le plus gros budget de l’histoire du cinéma japonais, il est l’événement de 2008.

Je ne vais pas m’attarder sur l’histoire (wikipedia est là pour ça) mais disons qu’une bande de jeunes se créent un scénario de fin du monde et pas de pot, une fois adulte, ce scénario prend forme sous l’égide d’un mystérieux « Tomodachi » (Ami).

Commençons par ce qui va bien : C’est très fidèle. Les acteurs ressemblent aux personnages originaux, les lieux sont ressemblants, toutes les péripéties ont l’air présente. Il n’y a pas à dire, on ne se sent pas trahi et on aura pas fait subir à Urasawa ce que l’on a pu faire subir à Tolkien.

Continuons par ce qui ne vas pas : C’est trop fidèle. A priori, je me disais que vue la complexité de l’oeuvre originale et l’énorme gallerie de personnages importants, des coupes de scénarios allaient pleuvoir. Mais que nenni ! Le réalisateur s’est mis en tête de ne pas adapter mais de porter purement et simplement l’oeuvre originale. La version live est donc ultra-fidèle au manga et ce que l’on pouvait redouter est arrivée. Si tout y est, comment faire tenir le tout dans 2h15 environ ? Et bien en omettant toutes les explications et tous les développement qui liaient cette délicieuse soupe qu’est 20th Century Boys. Et c’est purement et simplement indigeste.

A vrai dire, ce 20th Century Boys Live est l’exemple même de ce qu’il ne faut pas faire. A vouloir trop coller au papier, le film n’est qu’une suite de séquences sans liens directes entre-elles où l’on nous balance du nouveau personnage toutes les 5mns. Pour celui qui aura déjà lu l’oeuvre (mon cas), c’est déjà difficile (mais on arrive à remplir les trous et les omissions d’explication), alors imaginons pour le quidam, c’est mission impossible. A trop nous asséner, on ne rentre pas assez en empathie avec nos sympathiques héros qui vont sauver le monde et c’est dommage. Jackson, en trahissant un peu (beaucoup ?) Tolkien aura mieux réussi que Yukihiko Tsutsumi (réalisateur de ce 20th Century Boys).
Pour le reste, on reste dans de la production typiquement japonaise : Si nos amis nippons sont très pros dans les CGs de jeux vidéos, pour les intégrer dans des films live, il y a encore du travail. Beaucoup de scènes d’anthologie (surtout à la fin), mais quelques séquences pas terrible terrible.

Alors voilà, gros gros regret pour ma part. Le film n’est pas à jeter, loin de là, mais franchement, j’en attendais beaucoup mieux. Et si une adaptation live avait dû être faite, elle aurait du l’être en série et non en films. « Monster », également en 22 volumes, aura eu la chance d’une magnifique adaptation en anime avec pas moins de 74 épisodes. Difficile pari que cette trilogie. Vivement une versions director plus explicite.

Allez, je vous laisse quand même la bande-annonce, sans sous-titre, désolé.

http://www.youtube.com/watch?v=J3kBzJ2G_Us

Tokyo Gore Police

Parmi les nombreux charmes de l’Archipel Nippon, il est une industrie où nos amis japonais excellent comme nulle part ailleurs : le cinéma gore.
Un cinéma gore que dans nos contrés, l’on aura principalement entraperçu via entre autre les oeuvres de Takashi Miike (三池 崇史, réalisateur de Audition, Ichi The Killer,…)

Et là, on regarde admire bave sur l’affiche. Cheveux long dans le vent, jupe courte, bas résille, katana. Ca ne peut être qu’un bon film. Et donc le cas qui nous intéresse aujourd’hui est celui de cette sympathique production de 2008 qu’est Tokyo Gore Police (東京残酷警察 Tokyo Zankoku Keisatsu), délicieux trip bien trash au bon goût outrageant qui, dans sa générosité sanguinolante, a dû relancé l’industrie de la production de fausse hémoglobine.

Tokyo Gore Police
Tokyo Gore Police

L’histoire…
Ruka (interprétée par Eihi Shiina, 椎名英姫, déjà vue dans Audition), membre (un brin psycho) d’une force spéciale de la Police spécialisée dans l’extermination de mutants, se bat contre les méchants avec son katana… et plus si affinité.

La bande-annonce (Âmes sensibles, s’abstenir !!!)

http://www.youtube.com/watch?v=2ffeJtMnV3c

Pour ceux qui auront apprécié le film, je vous renverrais à The Machine Girl qui fût l’objet d’un billet en décembre 2007. On notera une légère similitude quant à l’affiche, en version plus Sailor Fuku.