Samurai Champloo, ép.23: Un peu d’anti-américanisme « Made in Japan », ça fait de mal à personne ;)

Il est bien tard à l’heure où j’écris ce petit bulletin de bonne humeur. Comme d’hab’, madame est au téléphone avec des parents qui vivent 6h en avance sur nous. Donc il est courant de la voir scotchée au téléphone à 2-3h du mat’. Pénible…

J’ai profité de la soirée pour me délecter de quelques épisodes d’une série qui, hélas, sera trop courte: Samurai Champloo (サムライチャンプルー). La dernière réussite (et le mot est faible) de l’excellent Shinichiro WATANABE qui nous avait déjà tant ébloui avec « Cowboy Bebop ». J’me suis marré comme un débile profond sur un épisode 23 de toute beaaaaaaaaauuté, « Baseball Blues », comptant l’arrivée d’un amiral américain et son navire au Japon. Entendre du japonais écorché par un fort accent américain avec « Stars and Stripes Forever » en musique de fond, c’était déjà fort, mais une partie de baseball entre un samurai et des américains bien gras, c’est la cerise sur un gâteau déjà fort réussi.


Du pur plaisir et une série que je recommande chaudement !

Du proverbe chinois bien macho comme on aime ;)

Hahaha !!! Il y a vraiment des choses qui m’étonneront toujours dans la culture chinoise. Un petit proverbe authentique pour la route…

母狗不出屁股, 公狗难上
Mu gou bu chu pigu, gong gou nan shang
(mere/chien/ne pas/sortir/posterieur/chiens males/difficile/dessus)

Si les chiennes ne montraient pas leur posterieur, il serait difficile pour les males de les monter…

Grandiose !!! N’est-ce pas ?

Takashi Miike, moins mignon que Mickey

Haaaaa, Takashi Miike. Ca faisait un bout de temps que je voulais en parler. L’injustice est corrigée.

Ca se passe ici:
http://dvdalliance.net/article.php?sid=883…=thread&order=0
L’interview en vidéo (30mns, 50Mo)

Pour ceux ayant vécu sur Mars ces quelques dernières années, Miike Takashi (三池 崇史) c’est Mister « films malsains made in Japan ». Avec une filmo contenant des « Audition », « Ichii The Killer », « Visitor Q » et j’en passe et des plus gores, Takashi MIIKE est un artiste que je respecte beaucoup pour son cinéma qui demeure extrêmement violent et par là-même très sincère. MIIKE fait son cinéma, celui qu’il veut, avec traois francs six sous ou des budgets conséquents. A découvrir pour les amateurs de cinéma hors-normes.
Dans dans cet interview, on y apprend un max de trucs intéréssants comme un projet avec le Mr Cinéma de Quartier de Canal Plus, Jean-Pierre Dionnet… Un Kill Bill 3 pour le théatre en coopération avec Tarantino (et quelques révélations sur les deux premiers opus)… et d’autres choses. Passionnant.

Je demeure par contre pantois devant sa dernière oeuvre, qui devrait être suivi d’une séquelle: Zebraman

Chinois – Leçon 2, « Prononciation + Le Nouvel An Chinois »

Comme promis, ma deuxième leçon de chinois préparée avec amour et empathie pour ceux qui souhaiterait s’y lancer la tête la première afin de pouvoir lire pur jus l’intégrale en VO des oeuvres de Pépère Mao.

Cette leçon 2 fait suite à la Leçon 1.

LECON 2
Note : entre parenthèses ( ), la prononciation à la française.

aujourd’hui on s’attaque à la prononciation, un gros pavé mais il faut en passer par là…
On commence doucement sur cette leçon, des compléments viendront plus tard
lorsque la prononciation diffère de la prononciation francaise, je le spécifie entre parenthèses.

a – o – e (è) – er (are ‘à l’anglaise’) – i – u (ou) – ü

ai (aille) – ei (eille) – ao – ou (o-ou) – an (anne) – en (eune) – ang (angue) – eng (eun’gue) – ong (ongue)

ia – ie (ié) – iao – iou/iu (io-ou) – ian (iène) – in (ine) – uen/un (uène) – uang (ouangue) – ueng (ouen’gue)

üe (ué) – üan (u-anne) – ün (u-ine)

– Pour les consonnes, pas trop de différences, mais quelques-une, les voici:

B et P sont prononcés de manières aspirés

D et T aussi

Z (DZ)

C (TS)

ZH (DJ)

CH (TCH)

SH (CH)

R (super difficile à dominer. Prenez le « are » anglais, et garder le son de li fin, le « re », bah c’est le R chinois)

J (DJ)

Q (TCH)

X (CH)

H (R comme le R espagnol, la « rota »)

Voilà, j’vous embête pas plus là-dessus, un peu de pratique

Vocabulaire: (exercez la prononciation vue plus haut)

Bonjour = Ni hao (ni rao) 你好
(ce HAO signifie « BON »)
Bonjour (matin) = Zaoshang hao (dzao-changue rao) 早上好
Bonjour (l’après-midi) = Xiawu hao (chia wou rao) 下午好
Bonsoir = wanshang hao (ouanne shangue rao) 晚上好
Bonne Nuit = Wan An (ouanne anne) 晚安
Aurevoir = zaijian (tzai djiène) 再见
Merci = xiexie (chiéchié) 谢谢
pardon = dui bu qi (doué bou tchi) 对不起
S’il vous plaît = Qing Wen (tchinegue) 请
S’appeler (nom) = jiao (djiao) 叫
(à noter que tlm ici s’appelle par nom de famille + prénom, car c’est toujours relativement court)
Aimer = ai (aille… et oui, l’amour ça fait mal, hehehe) 爱
etudier = xue, xuexi (chué, chuéchi) 学习

Construction d’une phrase:

En même temps que j’introduis les concepts, quelques nouveaux mots aussi.
Contrairement au japonais, comme on a pu le voir dans le première leçon, les chinois forment leurs phrases un peu à l’occidental: S + V + C

. J’étudie le chinois = Je + étudier + chinois = wo xuexi hanyu (ouo chuéchi hanne-u) 学习汉语
. Je vais à Shanghai = Je + aller + shanghai = wo qu shanghai (ouo tchu shanghai)上海
. Je m’appelle Aguolo = Je + s’appeler + Aguolo = wo jiao aguolo
. Je t’aime = Je + Aime + Tu = wo ai ni

Une dernière chose avant de nous quitter. En chinois, tout comme en japonais, la notion d’espace entre les mots n’existe pas. Donc avant de se lancer dans toute lecture, mieux vaux connaître un minimum de structure.

Un peu de culture ???

Le nouvel an chinois, « Chunjie » (tchuène djié, 春节), ce qui signifie « célébration du printemps » a lieu le premier jour de l’année lunaire.
La date n’est jamais fixe mais c’est toujours en janvier ou en février. Ca en fait 2 que j’ai passe ici et je peux vous dire que dans le genre, pour la totale, c’est epuisant. Et on visite Oncle Zang, et Tante Ming, et Grand Pere Tang et Mamie Xian etc etc…

Bonne Année = Xin Nian Kuai Le (chine niène kouaille le 新年快乐 ) ou Xin Nian Hao (chine niène rao 新年好 ), ce qui signifie en gros Nouvelle – Année – Bonne/Heureuse

Commencons la chronologie des festivités dans l’ordre

1/ On rentre dans sa ville natale pour voir la famille. C’est l’occasion de queues ENORMES dans les gares et de trains ARCHI bondés. Gros sujets d’actualités ici, des gens attendent 1 voire 2 jours dans la gare pour avoir leurs billets.

2/ On achête de nouveaux vêtements, c’est la rêgle, et on astique à mort la maison. TOUT doit être brillant, transparent, niquel.

3/ On achête à manger et comme dans les gares, les supermarchés sont littéralement envahis. On achête des bonbons, des boissons, des cigarettes (offrir des cigarettes en Chine, si possible de marque, est qqch de reconnus. Offrez un paquet de cigarettes et vous serez bien accueilli).

4/ La veille du jour de l’an je vous mets quelques photos de chez ma belle-famille.

La table est préparé avec une dizaine de petits verres, en l’honneur des ancetres
les bougies etc… 
et la totale 
Note de l’administrateur : En changeant de domaine, les photos ont été perdu. Elles seront repostées un de ces jours.

Avant de manger, dans une bassine, le père a rempli 2 verres puis les a versé dans la bassine, on brule quelques petites choses dedans et c’est parti.

Le repas se fait gentillement, et généralement, bcp de chinois regardent le gros gros gros show de l’année, celui de CCTV1. Cette année, on a eu le droit aux honneurs pour les anges blancs face à SARS, Zhou Wei en duo moyen moyen et Yan Liwei, le Taikonaute, pour le speech juste avant le compte à rebours.

5/ Les jours suivant, c’est le gros morceaux. La génération précédente était incitée à faire des bébés donc généralement, il y a beaucoup de tantes et oncles de chaque coté de la famille. Conséquence. Déjeuner chez les uns, dîner chez les autres. La rêgle étant d’inviter une fois chaque partie de la famille (10-15 repas pour moi). Ce sont des gros repas où coule à flot le baijiu (l’alcool de riz chinois bien bien bien fort) et ou on mange pas mal de sorte de petits pains blancs (mantou) et qui finissent généralement sur des parties de cartes (les chinois sont très joueurs de cartes) ou de mahjong.

6/ Les Hong Bao (rongue bao, 红包), ces charmants petits paquets rouges que l’on reçoit de la famille et contenant de l’argent. En tant que copain de ma copine, je reçois pour moi ceux qui lui sont destinés. C’est la rêgle (qui a dit injuste). On ne les ouvre pas devant la famille, un simple merci suffit.

7/ Les célébrations du nouvel an chinois durent normalement 2 semaines.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. A la prochaine pour la leçon 3 si je trouve le courage

Bienvenue à Chinatown… 欢迎巴黎中国城

Marié à une chinoise, il y a des coins qui sont des passages obligées… Chinatown (巴黎中国城 bā lí zhōng guó chéng) est de ceux-là.

Prenez Paris, tracez une ligne partant du 13ème arrondissement et visant le sud-est parisien, durant disons… 5-10km, le long du Boulevard Stanislas, traversant Vitry et allant vers Choisy-Le-Roi et vous voilà face à la plus grosse partie de la communauté chinoise de France.

(article en rédaction, à suivre…)

Us et abus du droit de grêve

Grêve du Service Public prévue pour le 10 mars, la semaine où Paris jouera son va-tout pour les Jeux Olympiques de 2012. Grêves incessantes de la SNCF en dépit du système d’alerte voté l’an dernier. Grêves des professeurs. Grêves des chomeurs (magnifique concept). Grêves, grêves…

Elle est bien belle la France d’aujourd’hui !
Tout d’abord, je mets les choses au points. Je ne suis pas ultra-libéral autant que je ne suis pas extrêmistes de gauche et si l’on souhaitait m’affecter à l’un des deux camps qui forment le champs politique français, eu égard à mes opinions, on aurait bien du mal…

Mais bon… sans rentrer dans une discussion de type « le comptoir à Gégène », comme de plus en plus une majorité de nos concitoyens, voire des étrangers, le caractère trop récurrent de ce droit difficilement acquis fait qu’aujourd’hui, il en a perdu tout son sens de sursaut travailleur face à l’injustice de la sphère professionnelle.

Sait-on même encore pourquoi l’on fait grêve ? Ou finalement est-elle rentrée dans les moeurs comme une inéluctable gêne germant au fil des saisons ?

En Chine, combien de mes jeunes étudiants à la bonne époque de mes tutorats, me disaient que la France était un pays plutôt paresseux constamment en grêve. Vous m’avouerez qu’il y a mieux comme image et il est vrai qu’après, il devient difficile de faire concurrence dans ce pays émergent à d’autres pays telle l’Allemagne qui, elle, bénéficie d’une image non seulement de qualité, mais surtout de travailleuse.

Non seulement fait-il mal aux entreprises mais surtout, il fait mal à la France toute entière et hélas, oui, il a perdu son sens le plus fondamental: celui de dénoncer une injustice. Car aujourd’hui, faire grêve, c’est avant tout jouer d’un levier qui permet de facilement et rapidement faire avancer ses requêtes en termes salariales, de congés, d’heures de travail… Là où la France du secteur privée ne se permet que peu l’absentéisme, celle du public profite souvent de son monopole pour améliorer un statut de fonctionnaire déjà très favorable et peu sujet aux aléas économiques. Fonctionnaires pour la vie n’est pas qu’un mythe.

Aujourd’hui, c’est Air France qui empêchent les voyageurs de partir en vacances invoquant la manière dont l’administration de la compagnie gèrent la mort d’une hôtesse de l’air avec la mise à pied de l’employé concerné par l’enquête actuelle. Peut-on se permettre d’immobiliser la 2nd plate-forme aéroportuaire de France pour cela ? Combien d’argent, combien de journées de travail la France peut-elle se permettre de perdre ? On dit, et c’est vrai, que beaucoup d’entreprises tuent nos emplois, mais le droit de grêve amplifie ce phénomène. soyez un chef d’entreprise clairvoyant qui paiera 2500 euros (impôts compris) son employé qui a tout moment pourra se mettre en grêve afin d’améliorer sa condition, et considérez à coté la solution chinoise où dans les mêmes conditions, vous aurez entre 20 à 30 fois plus d’employés pour le même prix, avec le droit de grêve en moins et, pourra-t-on se permettre de penser, la satisfaction d’aider un pays dans son développement tout en s’implantant là ou le futur du business se décidera.

La France doit savoir se remettre au travail et il nous faut être clairvoyant sur ce point. On ne peut plus aujourd’hui se permettre d’être aussi égoïste dans nos manières de vivre.

KUNG FU HUSTLE (2004 – Chine)

Stephen Chow… Gros Moyens… Un bon film qui promet.

Produit et réalisé par le désormais célèbre Stephen CHOW, « Kung Fu Hustle » aura été le grand succès populaire chinois de 2004 et espérons-le, un tout aussi grand succès de par chez nous à partir de juin.

L’histoire
Dans une Chine qui se situerait dans les 40-50s, Sing (Stephen CHOW) a un rêve: intégrer le « Gang des haches » (Axe Gang), un gang mafieux qui fait sa loi jusque dans la Police elle-même.
Pour étendre sa suprématie, le dit-gang souhaite faire main basse sur un quartier plutôt paysan et tranquille. Trop tranquille. C’est qu’ils ne se doutent pas que cette rue (une place à vrai dire) abrite de grands maîtres kung fu à la retraite.

Dans cette guerre, Sing devra faire son choix.

Techniquement
Une superbe photo pour un film qui, s’il ne joue pas sur des décors grandioses, à réussi à rendre des plus crédibles la Chine des années folles (si tant est qu’il y en ai eu). Les effets spéciaux, déjà étrénés avec « Shaolin Soccer », atteignent ici un nouveau niveau d’excellence et même si le film en regorge, ils appuient la narration de manière idéale. La caméra elle regorgent de savoureux travelling qui feront plaisir aux amateurs de technique.

Narration
L’histoire n’est pas transcendante mais le but du film est avant tout de divertir, non de faire se poser des questions. Le scénario est bien construit, on ne s’ennuie pas une minute durant les 1h40 même si l’amourette (passage obligé de tout film chinois) fait un peu cheveu sur la soupe alors que la chose fût beaucoup mieux exploitée dans « Shaolin Soccer ». Pour le jeu des acteurs, rien à redire, c’est parfait, très chinois, pas de honte, on y va a 200% et c’est du 300% excellent. Mention spéciale à la fameuse propriétaire du vieux quartier.

Conclusion
Du bon, du très bon cinéma de divertissement chinois. Décidément Stephen CHOW est un ambassadeur efficace du savoir-faire d’un cinéma qui tente le tout pour le tout. Ce qui demeure une force, comme dans « Shaolin Soccer », c’est de voir une oeuvre qui transpire la culture chinoise tout en y apportant une énergie et une modernité qui fait aujourd’hui beaucoup défaut à un cinéma occidental dont les oeuvres présente actuellement une uniformité culturelle qui lui déssert. Réservez vos places pour juin !!!

Lien
http://www.kungfuhustle.com/

La voie de chemin de fer Qinghai-Lhassa

La Chine face à ses grands défis…

Après le barrage des 3 Gorges, ses bienfaits (pourvoir une énergie qui fait extrêmement défaut) et ses problèmes, voilà la Grande Chine face à son nouveau défi : désenclaver définitivement ce Tibet qui demeure encore trop indépendant (cynisme…)

(à suivre)