En direct de Chine : Parade Tigres et Dragons pour la Fete des Lanternes

Facebook, Twitter, Youtube, Dailymotion… Le Great Firewall accomplit a merveille sa tache mais je ne m’avoue pas vaincu et bravant vents et marees, c’est avec la temerite qui me caracterise que je viens sur cet ilot digital de liberte pour polemiquer une fois de plus sur la Chine avec la Parade Tigres et Dragons de la bonne ville de Lanxi 😉

Dans 3 jours, c’est la Fete des Lanternes, pour feter la chose, on parade (龙腾狮舞庆元宵) avec force Tigres et Dragons et autres enfants de 3 ans accroches en l’air (les barbares !!!). Le concept : des dragons portes, des tigres dansant et le 3eme age qui se dandine. J’en ai pris une petite video mais le temps de poster la chose sur la connexion anemique sur laquelle je pose ma prose m’interdit la chose. Mais bon, quelques bons samaritains ont fait la chose et je vous poste ue video ou votre hote fait une breve apparition a 12mn30.

Enjoy !!!

Critique Ciné : Uchuu Senkan Yamato – Space Battleship Yamato

A vrai dire, c »est pas vraiment une critique ciné vu que « Space Battleship Yamato » est sorti directement dans les rayons dans l’hexagone.

Space Battleship Yamato (宇宙戦艦ヤマト, Uchū Senkan Yamato, en japonais), c’est tout d’abord l’oeuvre de Leiji Matsumoto (松本 零士, Matsumoto Reiji), l’auteur japonais derrière entre autre Albator. Milieu des 70s sort donc l’anime Yamato. L’histoire de l’anime, reprise dans le film de manière méga-raccourcie :
2199, la guerre spatiale entre les humains et les Gamilas. Sur une terre bombardée et où la surface radioactive rend toute vie impossible, les humains vivent terrés. Parmi eux, Godai qui est le témoin de l’aterrissage d’une capsule envoyé d’une planète située à 148 000 années-lumières de la Terre et qui offrent entre autre les plans d’un moteur pour ralliée la dite planète afin d’y trouver un appareil capable de lutter contre la radioactivité. Ni une ni deux, ont choppe un vaisseau, le Yamato, on y adapte le moteur, on y flanque un équipage composé d’un capitaine bien barbu, d’un Kodai rancunier envers son capitaine pour des histoires familiales, etc… et tout ce beau monde part pour l’autre coté de la galaxie pour « rendre sa verdure à la Terre ».

Mon avis. On est dans de la SF, un style bien international et pour lequel il y a pas mal de concurrence. Donc, ça va donner du grain à moudre dans le champs des comparaisons. Mais on est aussi dans du Matsumoto qui n’en est pas à ses premières allégories de la 2nde guerre mondiale (Le Yamato est LE navire de guerre japonais durant la 2nde Guerre Mondiale, + cf. l’excellent Cockpit) et dans un contexte de guerre spatiale, on espère qu’il n’y aura pas trop de Banzai, esprit Kamikaze et autres virilités nationales nippones en guise de revanche.
Sur le plan de la forme, les FX, c’est du tout bon. le vaisseau est de toute beauté, les canons pètent à tout va, l’espace est bien rendu et les Gamilas sont bien foutus (pour les vaisseaux, car sous leur forme plutôt humanoide, c’est bob bof). Mais les FX, ça fait pas tout (Tranformers). Un petit regret, le coté souvent étriqué typique des films japonais. Si en extérieur, les plans du vaisseaux sont vastes et larges, à l’intérieur, c’est la petite cabine de pilotage, le petit hangar et la petite cantine. On se dit même pas que c’est scénaristiquement voulu et on a plus l’impression d’une limite de décors. Dommage. Une mention tout de même pour els costumes. Réplique manière cuir des tenues de l’époque. Du bon boulot.
Sur le fond, c’est délicat et je serai plus réservé. Il y a quelques mois, par curiosité j’ai regardé 3-4 épisodes de la série originale. Pas accroché du tout. Ca a trop vieilli et donc, invariablement, comme une très grande majorité de spectateurs non-japonais, la bride nostalgique ne jouera pas. Mais j’ai été assez curieux à l’époque pour m’intéresser à l’histoire et sincérement, le film a coupé dans les très grandes lignes et les raccourcis font mal, même pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire. Le début du film aurait mérité sans doute un peu plus de développement. On passe trop vite de la bataille spatiale à la vie terrée sous terre au départ du Yamato. Et puis les longueurs où dans une situation critique, on a du « Kanchou » (« Capitaine »‘) et de la virilité hiérarchique à foison et que le scénariste se complait à étaler encore et encore, en plein cliffhanger. Enfin, mais là la critique ne vaut pas vraiement vu que le public visé est avant tout japonais, c’est ce léger rappel du héros, pourtant jeune, de la gloire du Yamato d’avril 1945. Et oui, dans 200 ans, le Japon n’arrive toujours pas à se remettre en cause et si évidemment on est gré au film de respecter le matériau original, un peu d’ouverture aurait pu avoir son effet. Mais bon, c’est là un détail difficilement appréhendable par un spectateur occidental.

Sur le plan du jeu d’acteur, c’est dans la lignée de l’anime et c’est pas mauvais. Parfois un peu surjoué, mais ça passe quand même. On retrouve le beau gosse de SMAP, Kimura Takuya (木村 拓哉) dans le rôle de Kodai, et la très charmante Kuroki Meisa (黒木 メイサ), alias Yuki Mori, la « pas amoureuse du tout au début mais qui le sera après », qui se distingue pour ma part dans une bien jolie scène où elle lache un baiser furtif au travers un cockpit. Emouvant. Le reste du cast, pas grand chose. Le vieux capitaine, le staff sans problème… Tout y est.

En conclusion, pour de la SF japonaise, ça se tient bien. Mais à vouloir voulu être trop fidèle à l’original, c’est bon pour la nostalgie mais quelques mises à jour scénaristiques n’auraient pas été de trop (aucun conflit dans l’équipe, tout le monde est au taquet). Le rythme aussi est la part faible des 2h15 du film et pas mal de longueurs sont clairement de trop, ou alors mal montées.
De tout ceci,  on s’en accomode  quand même et si ce n’est pas là le chef-d’oeuvre absolu du cinéma japonais, on passe quand même un bon moment.

La bande-annonce française, la voix du doubleur d’Harrisson Ford, ça en jette.

La Zic (et pub) du Week-End #15, Carmensita – Devendra Banhart (Madly, de Kenzo)

J’aime bien ce qu’ils font chez Kenzo, toujours à même de dénicher un morceau qui va marcher dans leur com’

… et après The Shanghai Restoration Project (le lac de roses), et Jill is Lucky (les toits de Paris), voici Devendra Banhart et son morceau de 2007-2008, Carmensita, au service du dernier parfum de Kenzo: Madly. A noter que dans le clip figure dans le rôle de la Princesse, Natalie Portman, alors girlfriend de l’artiste.

La pub :

Le clip :

La Zic du Week-End #14, Hyadain no Joujou Yuujou de (ヒャダインのじょーじょーゆーじょーで) – Hyadain

C’est les vacances, on se relaxe et on écoute du bon son… Et cette semaine, c’est Hyadain qui s’y colle.

Hyadain (ヒャダイン), de son vrai nom Maeyamada Kenichi (前山田 健一). Quoi dire si ce n’est que j’aime beaucoup ce qu’il fait et à vrai dire, avant que ne soit diffusé l’anime Nichijou (日常), je ne connaissais pas du tout l’artiste. Artiste qui fait lui-même les musiques (passe encore), mais surtout les voix, masculines et féminines. Ainsi, dans Hyadain no Kakakata☆Kataomoi (ヒャダインのカカカタ☆カタオモイ), Aso Natsuko (麻生 夏子), l’interprète féminine, ne fait/ferait que du playback. A s’y méprendre.

A noter qu’avant de se lancer, il était déjà mixeur/remixeur sur Niconico et compositeur pour certains artistes et groupes que l’on retrouve dans ses clips : Aso Natsuko, comme cité plus haut, ou encore Hayami Akari (早見あかり), ancienne leader du groupe Momoiro Clover (ももいろクローバー), la sparing partner de Hyadain dans son dernier clip objet de ce post.

Voilà, et bien à part ça… enjoy 😉

Hyadain no Joujouyuujou de (ヒャダインのじょーじょーゆーじょーで)

Hyadain no Kakakata☆Kataomoi (ヒャダインのカカカタ☆カタオモイ)

Bonus…
Quelqu’un a repris la choré du groupe OK Go (A million ways, la version originale) et l’a plus ou moins speedée pour la chorégraphier sur le clip du jour. Bien foutu.
http://www.youtube.com/watch?v=Cts7H-ONidQ

Liens : Son site officiel en tant que Maeyama Kenichi et en tant que Hyadain

Le Film du Jour #6 – Sucker Punch

Sucker Punch… Dire que je l’attendais est un doux euphénisme. Petit retour sur le dernier bijoux de Zack « 300 » Snyder

Aujourd’hui, c’est mercredi, le jour où la carte UGC part en vadrouille histoire d’imprimer sur ma rétine quelques bonnes images. Le choix du jour : Sucker Punch, de Zack Snyder, le petit prodige du fond vert qui nous a entre autres sorti « 300 » ou encore « Watchmen ».

La petite histoire sans spoil : Une mère décède, laissant à ses seuls deux filles son héritage et par la même enrageant son mari, beau-père des filles, incestueux à ses heures. Un soir qu’une des soeurs (l’héroïne, Babydoll, jouée par la magnifique Emily Browning) assiste à la scène, s’empare d’un flingue mais rate son coup et soeurette clamse. Beau-papa réussit à la faire envoyer en asile d’aliénés où une lobotomie l’attend, histoire de lui faire oublier que beau-papa n’est décidémment pas très net. L’heure de la lobotomie est sur le point d’arriver et là, le délire Snyderien commence sous la bannière du slogan du film : « la réalité est une prison, votre esprit est la clé », nous laissant nous interroger sur le sens de tout ça durant les 1h40 restantes du film.

Si l’histoire se tient pour qui n’est pas trop lent du ciboulot, on ne peut s’empécher, et c’est loin d’être une tare, de penser le scénario comme un alibi à un Snyder qui avait tout un tas de scènettes et d’historiettes en tête à qui il voulait offrir le plus beau fan service visuel possible. A commencer par l’héroïne, Babydoll, jeunette en fin d’adolescence, teint laiteux, vétue d’une sorte de seifuku bien mini qui la rend très « lolita japonaise » et capable d’enchainer les fights manière bullet time dans des chorégraphies toutes plus sexy les unes que les autres. Le reste du casting est à l’avenant. Les comparses de Babydoll, que du girl power bien burné qui se balade en permanence en mini ou en sous-vêtements. J’approuve.
Pour les séquences, on n’est pas déçu. Sans rentrer dans les détails sur le pourquoi du comment, on a du duel sabre + gun contre de monstrueux samurai dans un décor de temple japonais,  du gunfight avec mecha contre des zombies nazi, de la voltige avec un dragon dans des décors lavesque manière LOTR ou encore une séquence d’attaque de train futuriste qui à certains égars rappelle pas mal l’intro de Final Fantasy XIII.

Dans cette prouesse technique, quelques petits points négatifs quand même :
– Un mixage qui « déchire » littéralement les oreilles. Certes la musique est bonne, mais le volume était souvent insupportable.
– L’histoire de cette sorte d’ange gardien évoqué dès les premières secondes et dont finalement on ne retient pas grand chose pour expliquer les mécanismes du film
– *** ATTENTION SPOIL *** Les incohérences temporelles : l’action à l’origine semble se situer quelques part dans les 50s-60s et si le film finalement n’est qu’un rêve, alors comment expliquer que Babydoll, sur son expérience des 50-60s réussisse à rêver la séquence du train qui est plus que futuriste (un futur assez réaliste) alors que le rêve généralement veut que le contenu du rêve soit plutôt inspiré de la réalité et pas à ce point anticipatrice *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** Le sens de la danse et de la musique qui sont des clés du monde onirique de Babydoll mais pour lesquels on a que peu de réponses quant à leurs rôles *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** L’apparition un peu gratuite du « sage » en toute fin de film dans le monde réel *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** La réaction du docteur suite à la lobotomie, en fin de film ? *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** En fin de film, la mise en évidence des liens entre la réalité et le rêve, démarche très proche de la fin de Usual Suspect, beaucoup mieux faite à son époque *** SPOIL ***

Pour le spectateur rationnel, pas mal de questions restent en suspend à la fin du film et on ressort un peu comme d’un Shutter Island avec un tas de questions dans la tête qui, semble-t-il, n’ont pas vraiment de réponses. Mais bon, sincérement, je ne crois pas que c’était là la raison d’être du film qui est surtout, et c’est très bien ainsi, un énorme défouloir qui vide la tête et qui fait du bien.

Quand M-Flo s’inspire de Rabbi Jacob

Je suis tombé sur le c… Vladimir Cosma qui inspire la hip-hop japonaise. Très fort!

J’écoutais aujourd’hui quelques BO du grandissime Vladimir Cosma qui se fait hélas trop rare et c’est en tombant sur un morceau de ce dernier sur la BO de Rabbi Jacob que je tombe sur le morceau « Chewing Gum Attack » qui me disait quelque chose. Et zou je ressors mes vieux mp3 de 2003 : Quantum Leap (M-Flo, DJ Watarai Remix) tiré de l’album Astromantic. Et là, j’en ressors choqué. Qu’ouis-je ? qu’entends-je ? Un remix hip-hop japonais au consonnance rabbi-jacobienne !!!

Comme j’avais un peu de temps, j’ai lâché un petit montage. Définitivement très fort.

Toqué de Tokyo

Quand Canal Plus diffuse un doc mitonné par Antoine de Caunes, ça donne « Toqué de Tokyo » et sincérement, c’est plutôt bon et bien foutu.

Et puis les 1h20 du documentaire sont plutôt bien remplies : le Kawaii, les toilettes japonais, les Tenga, les insectes, le cinéma d’horreur, en passant par les Host et les Oyaji Dancers de Papaya Suzuki (パパイヤ鈴木, connu pour ses qualités de danseur et l’émission Ganso Debuya) qui a décidément bien maigri. au final, une sympathique visite d’un Tokyo fécond, dynamique et toujours jeune, à comparer à un Paris, belle endormie se faisant ville-musée jour après jour.

A regarder rapidement car les vidéos sont sur Dailymotion et donc suscpetible d’être retirée par les ayant-droits.

Toqué de Tokyo – 1/5
http://www.dailymotion.com/video/xfqsm0_toque-de-tokyo-1-5_travel

Les parties 2 à 5 dans la suite…

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La Zic du Week-End #12, Sakamoto Kyu – Ue o Muite Arukou 上を向いて歩こう

Bienvenue à la Zic du mois week-end avec « Ue o Muite Arukou », un petit classique japonais qui me remplit de nostalgie…

Alors pourquoi ce morceau? Car  « Ue o Muite Arukou » (上を向いて歩こう) est certainement l’un des premiers morceaux japonais que j’avais pu écouter à un époque déjà lointaine (il y a bien une vingtaine d’année) alors qu’il fût publié en France une compilation de musiques japonaises comprenant, entre autre, un remix reggae de ce morceau (que je colle aussi dans le sujet).

Sakamoto Kyu – Ue o Muite Arukou (上を向いて歩こう)
http://www.youtube.com/watch?v=RtXQ31F1A-k

Sayoko サヨコ- Ue o Muite Arukou (Jungle Killed The Jungle Star Mix)

La Zic du Week-End #11, Alan – Kanashimi wa Yuki ni Nemuru

Un p’tit morceau tout doux histoire de commencer le week-end sans trop forcer…

Pour cette fois-ci, c’est Alan (アラン) et son morceau, Kanashimi wa Yuki ni Nemuru (悲しみは雪に眠る), le morceau titre d’un film japonais sorti cet été, Sakuradamon-Gai No Hen (桜田門外ノ変). Si je parle d’Alan, qui n’est pas non plus toute nouvelle sur la scène japonaise, c’est parce qu’elle est à l’origine chinoise et que les phénomènes d’échanges entre pays pour ce qui est de la musique est un phénomène qui tend à se développer en Asie (Morning Musume à Taiwan, Girl’s Generation au Japon…) avec des chanteu(r)ses de plus en plus polyglottes.

Alan, alias Alan Dawa Dolma (ཨ་ལན་ཟླ་བ་སྒྲོལ་མ་) est sino-tibétaine. Connu sous le nom de Alan (阿兰) en Chine, c’est en 2006 qu’elle japonise sa carrière avec Avex Trax. Pas vraiment populaire, elle occupe une niche mais elle l’occupe bien. Le titre de ce jour est déjà son 14ème single japonais.

Kanashimi wa Yuki ni Nemuru (悲しみは雪に眠る) – Clip (version courte)

Sakuradamon-Gai No Hen (桜田門外ノ変) – Bande-annonce

Liens :
Wikipedia
Site Officiel