Critique Ciné : Uchuu Senkan Yamato – Space Battleship Yamato

A vrai dire, c »est pas vraiment une critique ciné vu que « Space Battleship Yamato » est sorti directement dans les rayons dans l’hexagone.

Space Battleship Yamato (宇宙戦艦ヤマト, Uchū Senkan Yamato, en japonais), c’est tout d’abord l’oeuvre de Leiji Matsumoto (松本 零士, Matsumoto Reiji), l’auteur japonais derrière entre autre Albator. Milieu des 70s sort donc l’anime Yamato. L’histoire de l’anime, reprise dans le film de manière méga-raccourcie :
2199, la guerre spatiale entre les humains et les Gamilas. Sur une terre bombardée et où la surface radioactive rend toute vie impossible, les humains vivent terrés. Parmi eux, Godai qui est le témoin de l’aterrissage d’une capsule envoyé d’une planète située à 148 000 années-lumières de la Terre et qui offrent entre autre les plans d’un moteur pour ralliée la dite planète afin d’y trouver un appareil capable de lutter contre la radioactivité. Ni une ni deux, ont choppe un vaisseau, le Yamato, on y adapte le moteur, on y flanque un équipage composé d’un capitaine bien barbu, d’un Kodai rancunier envers son capitaine pour des histoires familiales, etc… et tout ce beau monde part pour l’autre coté de la galaxie pour « rendre sa verdure à la Terre ».

Mon avis. On est dans de la SF, un style bien international et pour lequel il y a pas mal de concurrence. Donc, ça va donner du grain à moudre dans le champs des comparaisons. Mais on est aussi dans du Matsumoto qui n’en est pas à ses premières allégories de la 2nde guerre mondiale (Le Yamato est LE navire de guerre japonais durant la 2nde Guerre Mondiale, + cf. l’excellent Cockpit) et dans un contexte de guerre spatiale, on espère qu’il n’y aura pas trop de Banzai, esprit Kamikaze et autres virilités nationales nippones en guise de revanche.
Sur le plan de la forme, les FX, c’est du tout bon. le vaisseau est de toute beauté, les canons pètent à tout va, l’espace est bien rendu et les Gamilas sont bien foutus (pour les vaisseaux, car sous leur forme plutôt humanoide, c’est bob bof). Mais les FX, ça fait pas tout (Tranformers). Un petit regret, le coté souvent étriqué typique des films japonais. Si en extérieur, les plans du vaisseaux sont vastes et larges, à l’intérieur, c’est la petite cabine de pilotage, le petit hangar et la petite cantine. On se dit même pas que c’est scénaristiquement voulu et on a plus l’impression d’une limite de décors. Dommage. Une mention tout de même pour els costumes. Réplique manière cuir des tenues de l’époque. Du bon boulot.
Sur le fond, c’est délicat et je serai plus réservé. Il y a quelques mois, par curiosité j’ai regardé 3-4 épisodes de la série originale. Pas accroché du tout. Ca a trop vieilli et donc, invariablement, comme une très grande majorité de spectateurs non-japonais, la bride nostalgique ne jouera pas. Mais j’ai été assez curieux à l’époque pour m’intéresser à l’histoire et sincérement, le film a coupé dans les très grandes lignes et les raccourcis font mal, même pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire. Le début du film aurait mérité sans doute un peu plus de développement. On passe trop vite de la bataille spatiale à la vie terrée sous terre au départ du Yamato. Et puis les longueurs où dans une situation critique, on a du « Kanchou » (« Capitaine »‘) et de la virilité hiérarchique à foison et que le scénariste se complait à étaler encore et encore, en plein cliffhanger. Enfin, mais là la critique ne vaut pas vraiement vu que le public visé est avant tout japonais, c’est ce léger rappel du héros, pourtant jeune, de la gloire du Yamato d’avril 1945. Et oui, dans 200 ans, le Japon n’arrive toujours pas à se remettre en cause et si évidemment on est gré au film de respecter le matériau original, un peu d’ouverture aurait pu avoir son effet. Mais bon, c’est là un détail difficilement appréhendable par un spectateur occidental.

Sur le plan du jeu d’acteur, c’est dans la lignée de l’anime et c’est pas mauvais. Parfois un peu surjoué, mais ça passe quand même. On retrouve le beau gosse de SMAP, Kimura Takuya (木村 拓哉) dans le rôle de Kodai, et la très charmante Kuroki Meisa (黒木 メイサ), alias Yuki Mori, la « pas amoureuse du tout au début mais qui le sera après », qui se distingue pour ma part dans une bien jolie scène où elle lache un baiser furtif au travers un cockpit. Emouvant. Le reste du cast, pas grand chose. Le vieux capitaine, le staff sans problème… Tout y est.

En conclusion, pour de la SF japonaise, ça se tient bien. Mais à vouloir voulu être trop fidèle à l’original, c’est bon pour la nostalgie mais quelques mises à jour scénaristiques n’auraient pas été de trop (aucun conflit dans l’équipe, tout le monde est au taquet). Le rythme aussi est la part faible des 2h15 du film et pas mal de longueurs sont clairement de trop, ou alors mal montées.
De tout ceci,  on s’en accomode  quand même et si ce n’est pas là le chef-d’oeuvre absolu du cinéma japonais, on passe quand même un bon moment.

La bande-annonce française, la voix du doubleur d’Harrisson Ford, ça en jette.

Le Film du Jour #6 – Sucker Punch

Sucker Punch… Dire que je l’attendais est un doux euphénisme. Petit retour sur le dernier bijoux de Zack « 300 » Snyder

Aujourd’hui, c’est mercredi, le jour où la carte UGC part en vadrouille histoire d’imprimer sur ma rétine quelques bonnes images. Le choix du jour : Sucker Punch, de Zack Snyder, le petit prodige du fond vert qui nous a entre autres sorti « 300 » ou encore « Watchmen ».

La petite histoire sans spoil : Une mère décède, laissant à ses seuls deux filles son héritage et par la même enrageant son mari, beau-père des filles, incestueux à ses heures. Un soir qu’une des soeurs (l’héroïne, Babydoll, jouée par la magnifique Emily Browning) assiste à la scène, s’empare d’un flingue mais rate son coup et soeurette clamse. Beau-papa réussit à la faire envoyer en asile d’aliénés où une lobotomie l’attend, histoire de lui faire oublier que beau-papa n’est décidémment pas très net. L’heure de la lobotomie est sur le point d’arriver et là, le délire Snyderien commence sous la bannière du slogan du film : « la réalité est une prison, votre esprit est la clé », nous laissant nous interroger sur le sens de tout ça durant les 1h40 restantes du film.

Si l’histoire se tient pour qui n’est pas trop lent du ciboulot, on ne peut s’empécher, et c’est loin d’être une tare, de penser le scénario comme un alibi à un Snyder qui avait tout un tas de scènettes et d’historiettes en tête à qui il voulait offrir le plus beau fan service visuel possible. A commencer par l’héroïne, Babydoll, jeunette en fin d’adolescence, teint laiteux, vétue d’une sorte de seifuku bien mini qui la rend très « lolita japonaise » et capable d’enchainer les fights manière bullet time dans des chorégraphies toutes plus sexy les unes que les autres. Le reste du casting est à l’avenant. Les comparses de Babydoll, que du girl power bien burné qui se balade en permanence en mini ou en sous-vêtements. J’approuve.
Pour les séquences, on n’est pas déçu. Sans rentrer dans les détails sur le pourquoi du comment, on a du duel sabre + gun contre de monstrueux samurai dans un décor de temple japonais,  du gunfight avec mecha contre des zombies nazi, de la voltige avec un dragon dans des décors lavesque manière LOTR ou encore une séquence d’attaque de train futuriste qui à certains égars rappelle pas mal l’intro de Final Fantasy XIII.

Dans cette prouesse technique, quelques petits points négatifs quand même :
– Un mixage qui « déchire » littéralement les oreilles. Certes la musique est bonne, mais le volume était souvent insupportable.
– L’histoire de cette sorte d’ange gardien évoqué dès les premières secondes et dont finalement on ne retient pas grand chose pour expliquer les mécanismes du film
– *** ATTENTION SPOIL *** Les incohérences temporelles : l’action à l’origine semble se situer quelques part dans les 50s-60s et si le film finalement n’est qu’un rêve, alors comment expliquer que Babydoll, sur son expérience des 50-60s réussisse à rêver la séquence du train qui est plus que futuriste (un futur assez réaliste) alors que le rêve généralement veut que le contenu du rêve soit plutôt inspiré de la réalité et pas à ce point anticipatrice *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** Le sens de la danse et de la musique qui sont des clés du monde onirique de Babydoll mais pour lesquels on a que peu de réponses quant à leurs rôles *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** L’apparition un peu gratuite du « sage » en toute fin de film dans le monde réel *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** La réaction du docteur suite à la lobotomie, en fin de film ? *** SPOIL ***
– *** ATTENTION SPOIL *** En fin de film, la mise en évidence des liens entre la réalité et le rêve, démarche très proche de la fin de Usual Suspect, beaucoup mieux faite à son époque *** SPOIL ***

Pour le spectateur rationnel, pas mal de questions restent en suspend à la fin du film et on ressort un peu comme d’un Shutter Island avec un tas de questions dans la tête qui, semble-t-il, n’ont pas vraiment de réponses. Mais bon, sincérement, je ne crois pas que c’était là la raison d’être du film qui est surtout, et c’est très bien ainsi, un énorme défouloir qui vide la tête et qui fait du bien.

Satoshi KON – 1963-2010

Le crabe est encore passé et comme souvent, il emmène les meilleurs.

Et c’est Satoshi KON qui à à peine 47 ans nous quitte. Une immense perte, tout d’abord pour sa famille, mais également pour le monde de l’animation japonaise. Pour rappel, on doit à celui-ci Perfect Blue, Tokyo Godfathers, Millenium Actress ou encore les bien barrés Paprika et Paranoia Agent.

Respect…

http://www.youtube.com/watch?v=hdrgpiCvam4

Lien : 20mns (pas mal d’extraits dispo)

Le Film du Jour #5 – La Vague (Die Welle)

Il y a des films qui passent comme ça et que l’on regrette de ne pas avoir découvert plus tôt.

Et « La Vague » (Die Welle), film allemand réalisé en 2008, est de ceux-là.

L’histoire : L’expérimentation d’un professeur sur sa classe durant une semaine thématique dont le thème est l’Autocratie, histoire de voir si les jeunes, modernes, sont capables d’avoir retenu les leçons de l’Histoire, et notamment celle du 3ème Reich. Il va sans dire que l’expérimentation ne se déroulera pas comme prévu.

Le film est lui-même basé sun livre américain, « The Wave », lui-même basé sur une expérimentation de la même nature, « The Third Wave », dans la Californie des années 60.

Le film est troublant à plus d’un titre. Troublant tout d’abord par ce constat amère : le genre humain est toujours aussi manipulable : Discipline, rigueur, obéissance… sont les maîtres mots d’un engrenage pernicieux qui, sous couvert de constituer une communauté, crée surtout l’exclusion et la mise en isolement de l’autre. Troublant ensuite car tout semble si facile, si bien huilé : le professeur pourtant anarchiste et ses élèves basculeront progressivement vers cette bête immonde qu’est le Fascisme. L’enfer, c’est les autres… l’enfer, c’est le groupe.

A découvrir donc pour l’histoire, plutôt bien mise en scène avec des acteurs plutôt convaincant, et surtout pour le fait qu’il apporte un certain éclairage sur nos propres sociétés et parfois sur nos propres exigences ainsi que les mécanismes qui, sans vraiment que l’on sans rende compte, pavent le chemin des dictatures.

Le Film du Jour #4 – Le Choc des Titans

Amoureux de Mythologie Grecque manière blockbuster, le grand écran t’attend…

Le Choc des Titans. Un de ces films qui a bercé mon enfance comme peut l’avait fait. Ray Harryhausen aux effets spéciaux nous pondait alors des monstres et autres chimères qui alors étaient plus que plausible, si ce n’est réaliste. Près de 30 ans plus tard, le trailer de la version 2010 m’intriguait, voire me fascinait. Un seul regret quant à cette dernière : son caractère un brin spoiler. Continuer la lecture de « Le Film du Jour #4 – Le Choc des Titans »

Le Film du Jour #3 – Black dynamite – « Can you Dig It ? »

Passé plutôt inaperçu, petit retour sur cette perle de la blaxploitation…

Black Dynamite, c’est tout d’abord l’homme qui n’a pas de nom, si ce n’est « Black Dynamite » et dont chacune des entrées fait l’objet d’un jingle « Dynomite, Dynomite ». C’est ensuite l’histoire d’une vendetta contre ceux qui ont liquidé son frère depuis les rues du ghettos bien drug-addicted aux plus hautes sphères du pouvoir, en passant par des chinois. C’est enfin un maitre du Kung-Fu se tapant la moindre « mama » à sa portée (jusqu’à 5 dans le même lit).

Continuer la lecture de « Le Film du Jour #3 – Black dynamite – « Can you Dig It ? » »

Le Film du Jour #2 – Tokyo Zombie

De l’art de perdre 1h40 de sa vie…

Tokyo Zombie

Avec une affiche pareille montrant 2 japonais, un chauve et un afro, entourant un simili-Fuji éjaculant des pétales de cerisiers, le tout accompagnée d’une réputaition de « Shaun of the Dead » sauce nipponne, je me disais que ma soirée allait être savoureuse. Monumentale erreur, comme dirait l’autre.

Continuer la lecture de « Le Film du Jour #2 – Tokyo Zombie »

Le Film du Jour #1 – Inglorious Basterds

« If you ever wanna eat a Sauerkraut sandwich again, take your Wiener Schnitzel lickin’ finger and point out on this map what I wanna know ». Voici résumé en une citation l’Epic Win de la dernière cuvée Tarantino.

Tout d’abord, aux esprits chagrins qui crieraient au scandale. On écrit « Inglorious Basterds » et non « Inglorious Bastards » qui est le titre US d’un film italien plus ancien.

Pour l’histoire et la critique, je vous renvois , ils le font mieux que moi. Mais pour résumer, c’est Brad Pitt et ses Inglorious Basterds, une cellule secrête en France occupée, qui liquident à leur façon bien barbare le malheureux nazi qui aurait le malheur de croiser leur chemin. Parallèllement nous est compté la vie et la revanche d’une jeune fille (puis femme) d’origine juive dont la destinée croisera le but ultime de la mission de nos batards.

Le film est plutôt long (2h30) mais l’on a pas le temps de s’y ennuyer un instant. Entre la violence débridée d’un Brad Pitt bardé d’un accent texan bien dans l’état d’esprit de son Aldo Apache, et la perversité du Colonel Hans Landa (Magnifique Christoph Waltz) qui vaut bien celle du nazi pas gentil du soldat Ryan, pas une seconde ne se traîne et au contraire d’un montage à la Transformers 2 où s’empilent des centaines de plans, nous avons là affaire à une série de chapitres aux dialogues bien ficelés et aux répartis bien ciselées. Evidemment, comme dans tout bon Tarantino, un peu de rouge bien gras a sa place et quelques moments bien sympas (les scalps, le marquage à la croix gammée) soulèveront certains coeurs un peu sensibles. Mais rien de bien insupportable.

Si les autres acteurs ne déméritent en aucune manière, la vraie star du film est bien le colonel nazi Hans Landa. Magistral à l’ouverture, il l’est tout autant à chacune de ses apparitions le long du film et l’on se délecte (enfin, les sadiques de mon type) du spectacle de ses interrogatoires. Pas étonnant que Christoph Watlz soit sorti du Festival de Cannes auréolé du Prix d’Interprétation Masculine.

Inglorious Basterds

Avant de conclure, un carton rouge aux législations française et allemande appliquées à outrance jusqu’à en être ridicule. Car oui, la censure frappe et là, c’est sur l’affiche avec une croix gammée devenue trou de balle. Tout cela parce que toue reproduction du symbole est interdite sauf dans le cadre d’une reproduction historique.
On parle même cette année d’une tentative de carrément interdire le symbole religieux (lien) alors qu’à l’origine, dans un sens ou dans un autre, ce n’est nullement un symbole nazi.
Pitoyable.

Censure de l'Affiche d'Inglorious Basterds

PS : Il va sans dire qu’il faut le voir en VO (qui contient déjà beaucoup de VF).

20th Century Boys Live – Le Massacre

« 20th Century Boys » (20世紀少年) est certainement l’un des manga(s)  si ce n’est le manga que je vénère le plus. Cette oeuvre magistrale de Naoki Urasawa qui s’étale sur 22 volumes est certainement avec Monster (du même auteur), ce qui se fait de mieux en matière d’intrigue tordu bien compliquée mais qu’on ne lâche pas. Et puis voilà qu’est sorti l’été dernier au Japon (et très prochainement en France), le 1er chapitre d’une version live qui en comptera trois. Annoncé comme le plus gros budget de l’histoire du cinéma japonais, il est l’événement de 2008.

Je ne vais pas m’attarder sur l’histoire (wikipedia est là pour ça) mais disons qu’une bande de jeunes se créent un scénario de fin du monde et pas de pot, une fois adulte, ce scénario prend forme sous l’égide d’un mystérieux « Tomodachi » (Ami).

Commençons par ce qui va bien : C’est très fidèle. Les acteurs ressemblent aux personnages originaux, les lieux sont ressemblants, toutes les péripéties ont l’air présente. Il n’y a pas à dire, on ne se sent pas trahi et on aura pas fait subir à Urasawa ce que l’on a pu faire subir à Tolkien.

Continuons par ce qui ne vas pas : C’est trop fidèle. A priori, je me disais que vue la complexité de l’oeuvre originale et l’énorme gallerie de personnages importants, des coupes de scénarios allaient pleuvoir. Mais que nenni ! Le réalisateur s’est mis en tête de ne pas adapter mais de porter purement et simplement l’oeuvre originale. La version live est donc ultra-fidèle au manga et ce que l’on pouvait redouter est arrivée. Si tout y est, comment faire tenir le tout dans 2h15 environ ? Et bien en omettant toutes les explications et tous les développement qui liaient cette délicieuse soupe qu’est 20th Century Boys. Et c’est purement et simplement indigeste.

A vrai dire, ce 20th Century Boys Live est l’exemple même de ce qu’il ne faut pas faire. A vouloir trop coller au papier, le film n’est qu’une suite de séquences sans liens directes entre-elles où l’on nous balance du nouveau personnage toutes les 5mns. Pour celui qui aura déjà lu l’oeuvre (mon cas), c’est déjà difficile (mais on arrive à remplir les trous et les omissions d’explication), alors imaginons pour le quidam, c’est mission impossible. A trop nous asséner, on ne rentre pas assez en empathie avec nos sympathiques héros qui vont sauver le monde et c’est dommage. Jackson, en trahissant un peu (beaucoup ?) Tolkien aura mieux réussi que Yukihiko Tsutsumi (réalisateur de ce 20th Century Boys).
Pour le reste, on reste dans de la production typiquement japonaise : Si nos amis nippons sont très pros dans les CGs de jeux vidéos, pour les intégrer dans des films live, il y a encore du travail. Beaucoup de scènes d’anthologie (surtout à la fin), mais quelques séquences pas terrible terrible.

Alors voilà, gros gros regret pour ma part. Le film n’est pas à jeter, loin de là, mais franchement, j’en attendais beaucoup mieux. Et si une adaptation live avait dû être faite, elle aurait du l’être en série et non en films. « Monster », également en 22 volumes, aura eu la chance d’une magnifique adaptation en anime avec pas moins de 74 épisodes. Difficile pari que cette trilogie. Vivement une versions director plus explicite.

Allez, je vous laisse quand même la bande-annonce, sans sous-titre, désolé.

http://www.youtube.com/watch?v=J3kBzJ2G_Us