Culture Japan Zero (feat. Danny Choo)

Fan de Japon, de K-On! et de figurines, ce show est pour vous. Merci Danny Choo

Connu pour son site homonyme, qui figure parmi ma littérature régurlière, Danny Choo se lance dans la présentation d’un show d’1h plutôt bien foutu et qui mérite, lecteur, ton attention.

Dans ce premier numéro, pas mal de choses : des collectionneurs de figurines, une visite de Good Smile Company, société japonaise fabriquant les fameuses Nendoroid, un présentation d’une école typique japonaise, etc… On ne s’ennuie pas et on attend impatiamment le numéro suivant.

En attendant, l’histoire de la conception du show, depuis l’idée initiale, les discussions avec les japonais, les reportages, etc. est visible ici. Assez fascinant. Ca me rappelle une expérience qui dura durant mes études à Tokyo entre 2999 et 2001 lorsqu’un réalisateur rendit visite à l’université, cherchant des étudiants pour un projet de show de ce type. On fût 2 français à accepter et RV pris dans un appartement à Roppongi, transformé en mini-studio et où l’on aura enregistré quelque émissions d’1/2h environ et où l’on parlait de tout et de rien (manga, anime, culture…). Une journée marquante vu le visionnage en avant-première du dernier film d’Escaflowne à l’occasion duquel on nous demanda d’interviewer en anglais les seiyuu et le kantoku du film. Il pigeait pas un mot d’anglais. Le nom de la boîte de prod était quelque chose comme J-Channel si je me souviens bien. Aujourd’hui, je ne sais pas vraiment ce qu’ils sont devenus et ce qui a été fait des bandes, mais j’en garde un bon souvenir.

World Cup 2010 #1 – France-Uruguay

Quatre ans plus tard, je reprends ma couverture superficielle du parcours des Bleus et comme c’est parti, ça pourrait ne pas durer… ou bien…

Et le match de ce soir n’aura pas beaucoup convaincu. Dans la lignée de ce que l’on connait et que l’on a déjà connu de cette nouvelle génération de Bleus, on a encore joué à la baballe sans jamais avoir vraiment été une vraie menace. Je souris encore à l’écoute d’Evra et de son bilan post-match plutôt satisfait de la non-prestation et du non-résultat de l’équipe dont il assure le capitanat. Ca devrait me laisser confiant. On avait bien déjà fait un 0-0 contre la Suisse, il y a 4 ans alors que la France est arrivée en finale 1 mois plus tard. Donc on ne désespère pas encore même si, en mon for intérieur, un petit coté masochiste espère secrétement que justice sera faite vis-à-vis de l’Irlande.

Quoi dire donc si ce n’est que cet équipe ne fait clairement plus rêver. Entraînements cachés, salaires totalement disproportionnés, Imbue d’elle-même (en fin de match, au contraire de l’Uruguay, elle ne remerciait pas son public venu jusque là), sans motivation… Que voulez-vous qu’un français se reconnaisse en elle ?
Plus de proximité… Plus de simplicité… C’est tout ce qu’on leur demande.

Il n’aura pas échappé à l’oeil du marketeux sinophile que deux publicités autour du terrain avait un rapport total avec la Chine, caractères chinois à l’appui. Ainsi donc, on pouvait admirer la bande rouge de Budweiser ornée d’un énigmatique 百威 (bǎi wēi, Budweiser en Chinois), ainsi que, et c’est autrement plus surprenant, une banderole pour une marque 100% chinoise : Yingli Solar (英利) produisant entre autre des plaques solaires photovolatiques.
Surprenant.

Une solidarité à faire vomir…

Depuis le désormais fameux et gravé dans l’histoire 911 s’est développé un phénomène qui, aussi positif fut-il, en devient, pour ma part, particulièrement vomitif. La solidarité-spectacle, la larme commerciale facile…

Je n’ai pas de mot pour décrire une tendance qui hélas fait perdre toute dimension humaine et sincère à quelque chose qui avant tout ne mérite pas tant de publicité, ou tout du moins lorsqu’il le mérite particulièrement.

Pourquoi j’en parle aujourd’hui ? A cause des rassemblements incessants en soutien à Florence Aubenas (et Hussein Hanoun). Si je mets son nom entre parenthèse, c’est parce que je juge que l’utilisation qu’en fait les médias n’est faite que pour montrer que l’on n’est pas si egoïste.

Alors oui, merde !!! Entre les sportifs, les politiciens, les missions diplomatiques, les heures et les heures de reportage à la TV, les pages d’infos pleines de cette actualité sur notre toile chérie (il suffit de voir les news accordées par Yahoo pour s’en convaincre: http://fr.search.yahoo.com/search/news?ei=ISO-8859-1&fr=nhp&p=aubenas&c=0)…

Et là je me dis « MAIS OU BON DIEU EST PASSE NOTRE SENS DES PRIORITES ? ». Pendant qu’une modeste campagne télévisée vise au soutien des SDFs (qui eux, hélas, ne fédèrent pas), des montagnes médiatiques sont érigés et des consensus idéalistiques apparaissent sur le bateau d’une société qui aurait perdu le nord sur l’océan des causes morales. Car oui, aujourd’hui le charity business est de mise. Appitoyons-nous sur ce qui est à la mode, sur ce qui est vendeur, mais pas sur cette vulgus charité que nous connaissons trop.

Je vomis là-dessus car je ne me sens pas avoir ma place au sein d’une telle société. Je ne suis pas un mouton.