Culture Japan Zero (feat. Danny Choo)

Fan de Japon, de K-On! et de figurines, ce show est pour vous. Merci Danny Choo

Connu pour son site homonyme, qui figure parmi ma littérature régurlière, Danny Choo se lance dans la présentation d’un show d’1h plutôt bien foutu et qui mérite, lecteur, ton attention.

Dans ce premier numéro, pas mal de choses : des collectionneurs de figurines, une visite de Good Smile Company, société japonaise fabriquant les fameuses Nendoroid, un présentation d’une école typique japonaise, etc… On ne s’ennuie pas et on attend impatiamment le numéro suivant.

En attendant, l’histoire de la conception du show, depuis l’idée initiale, les discussions avec les japonais, les reportages, etc. est visible ici. Assez fascinant. Ca me rappelle une expérience qui dura durant mes études à Tokyo entre 2999 et 2001 lorsqu’un réalisateur rendit visite à l’université, cherchant des étudiants pour un projet de show de ce type. On fût 2 français à accepter et RV pris dans un appartement à Roppongi, transformé en mini-studio et où l’on aura enregistré quelque émissions d’1/2h environ et où l’on parlait de tout et de rien (manga, anime, culture…). Une journée marquante vu le visionnage en avant-première du dernier film d’Escaflowne à l’occasion duquel on nous demanda d’interviewer en anglais les seiyuu et le kantoku du film. Il pigeait pas un mot d’anglais. Le nom de la boîte de prod était quelque chose comme J-Channel si je me souviens bien. Aujourd’hui, je ne sais pas vraiment ce qu’ils sont devenus et ce qui a été fait des bandes, mais j’en garde un bon souvenir.

Tokyo Love Story 東京ラブストーリー

Un J-Drama… Ca faisait longtemps. Et quoi de mieux qu’un bon vieux classique comme Tokyo Love Story ?

Sincérement, de Tokyo Love Story (東京ラブストーリー), je ne connaissais rien du tout sauf la musique qui est un vieux classique que j’avais découvert dans les 90s, à l’époque où l’on se copiait encore des K7 audio et les CDs « SM » (Song Mei, la marque taiwanaise). Et je remercie donc ma chère et tendre femme qui m’a fait découvrir ce très très grand classique du Drama Japonais qui a connu un immense succès dans l’Asie entière.

Autant le dire tout de suite, Tokyo Love Story, ce n’est pas tout jeune. Adapté d’un manga de Saimon Fumi (柴門ふみ), la série de 11 épisodes date de 1991, une époque où les portables n’existaient pas, internet non plus et où les femmes bardées d’épaulettes bien larges commencent à se libéraliser. C’est dans ce cadre que commence notre série avec l’arrivée de Nagao Kanji (永尾完治) à Tokyo. Notre jeune homme un brin renfermé est accueilli par une collègue, Akana Rika (赤名リカ), jeune femme au caractère opposée, totalement ouverte et libérée puisqu’ayant grandit aux US.
Sur place, il retrouve également ses deux meilleurs amis d’enfance : Mikami Kenichi (三上健一), homme à femme, et Sekiguchi Satomi (関口さとみ), l’antithèse de Rika, ultra réservée. Kenichi, Kanji et Satomi représente le premier triangle amoureux de l’histoire. Un triangle qui deviendra rectangle… pentagone… etc… Le titre de la série est assez explicite dans ce domaine et je n’en dirai pas plus histoire de ne pas vous spoiler ces 11 épisodes (+ un mini Spécial) qui se regardent sans temps mort.

Ma critique sur la série. Plutôt bon, voire très bon. L’histoire elle-même n’est pas d’une miraculeuse originalité et on rigole parfois d’une époque où il n’y avait pas les portables, ni internet… et ça compliquait les choses. Les acteurs sont plutôt bons, voire très bons, surtout Suzuki Honami (鈴木保奈美), qui joue le rôle de rika avec une énergie qui donne envie. Mentions également pour les trois autres rôles principaux qui campent des personnages bien typés et dont les psychologies sont suffisamment développées. Evidemment, on s’énervera de quelques quiproquos un peu facile mais bon, c’est la base de toutes les love story qui se respectent.

Pour le background, Tokyo Love Story est assez fourni en thématiques diverses et variées : la libéralisation de la femme (Rika la libérée vs Satomi la conservatrice), son rapport à l’homme, au travail et à la société, le poids des traditions (mariage arrangée), les conflits ancienne/nouvelle société. Le très me majeur est évidemment l’amour… l’amour fou voire déraisonnée de Rika, face à l’amour indécis, plus réfléchi, plus impassible et indécis de « Kanchi » (le surnom de Kanji donné par Rika, qui deviendra un des gimmick de la série)

Signe d’une époque… Ca clope un max… mais vraiment un max, partout, sans soucis. Les hommes sont des pompiers, les femmes sont des trous à whisky et pas de soucis, après le boulot, tout le monde va faire un petit tour au Zeldat Shot Bar pour s’enfiler quelques verres, parfois avec son patron à une époque où la question de l’harassement sexuelle (セクハラ) ne se posait pas encore.

Voilà, donc à regarder… c’est un peu à l’eau de rose mais ça vaut son petit visionnage

Casting :
Akana Rika (赤名リカ) : Suzuki Honami (鈴木保奈美)
Nagao Kanji (永尾完治) : Oda Yuji (織田裕二)
Sekiguchi Satomi (関口さとみ) : Arimori Narimi (有森也実)
Mikami Kenichi (三上健一) : Eguchi Yosuke (江口洋介)

Le générique d’ouverture :

http://www.youtube.com/watch?v=JunNlWvUmhg

Moundir, l’Aventurier de l’Amour

Que serait un début d’année sans une bonne télé réalité bien dégoulinante de faux semblants, romantisme factice et autre jalousie perverse…

… Il y a deux semaines, l’idée m’avait effleuré de découvrir un peu de la saison 3 de la fameuse « Ferme Célébrité ». Monumentale erreur me dit alors mon ophtalmo qui oscultait mes yeux qui ne s’en sont toujours pas remis. Bilan… On lâche l’affaire. Et puis il y eu Moundir… « LE » rebelle de Koh-Lanta devenu star des zapping ainsi que héro de bande-dessinée (dessiné par l’excellent Elghorri dont j’appréciais les short story dans feu Kameha et Okaz). Car Moundir, c’est la crinière d’un lion sauvage flottant au dessus d’un coeur solitaire en recherche d’un amour qu’il n’a pas.

Et c’est ainsi qu’en toute sincérité, notre homme accompagné de Mme Maillon Faible se retrouve au milieu de 16 plus ou moins jeunes femmes sous le soleil de Miami. Et le concept est là. Notre homme doit y trouver sa perle rare, celle qui aura conquis son coeur. Sachant qu’à la fin, et notre homme l’ignore encore, l’heureuse élue pourra choisir entre continuer avec Moundir ou le lacher pour 15000€. A cet art de mélanger tous les genres : Argent, Harem, Jalousie, Machisme… Intéressant même s’il est à craindre une gueulante des féministes qui constateront dans l’exercice un asservissement de la gente féminine où l’homme à tout pouvoir. C’est pas méchant non plus et j’pense que je serai fidèle au rendez-vous, mercredi prochain. Et puis ça repose le cerveau…

Et Google m’accueillit en son antre…

Quand on a un blog, la chose vitale : avoir son contenu répertorié par Pépère Google…

… et enfin, la chose est rectifiée et le moteur mondial a enfin reconnu tout l’intérêt si ce n’est l’absolu nécessité de m’indexer.

Sans transition, il faut que je passe moins de temps devant la télé. Mais bon, on y voit tout de même des abherrations monstrueuses. Dans le genre, l’émission « Reportage » de ce samedi, 13h30, sur l’exorcisme. Bon, rien de bien grave pour le sujet racoleur, on ne s’étonne plus de rien de la part d’une émission qui a perdu tout son prestige. Mais le pire demeure le premier exemple d’exorcisme, au sein d’une entreprise d’ingénierie informatiques s’étant installé dans un vieux château et où les quelques ingénieurs, au bout de 6 mois, se sentait mal, étaient violent, envahis par une émotion incontrolable… Le plus incroyable c’est de se dire que des ingénieurs informatiques, des personnnes a priori rationnelle dans leur tête, sortent des trucs pareils.

J’crois qu’j’vais m’lancer dans l’exorcisme de sites internet online, histoire de ramener du traffic. Il y a l’air vraiment d’y avoir une clientèle potentielle

Sinon, il faut croire que je suis un pitain de vaniteux mais bon, finalement ça y est, ça m’a référencé. A vrai dire, avec un pseudo si peu courant, c’était pas trop trop dur. Mais bon, j’suis content 🙂

Aguoland est dans la place !!!

« Walker » soit béni…

Comme il est gentil « Walker Texas Ranger » !!! Quel bon crétin chrétien…

Les ingrédients de l’épisode d’aujourd’hui : un quartier régi par des clans… une jeune petite fille qui pousse la cantonade le dimanche matin dans les choeurs de l’église… La malheureuse se fait tirer dessus… Les commerçants du quartier réagissent et se vengent à leur manière… Evidemment, ça dégénère.

Mais notre bon samaritain, Chuck Norris, veille !
Le tout baigne donc dans une magnifique et émouvante confiture moralisatrice (passe encore) enrobée d’un mysticisme religieux. Walker croit aux miracles de Dieu et Dieu est la guest-star de l’épisode.

J’ai laché une larme.

La publicité et les internautes…

La publicité et le marketing ont-elles encore des places au sein de nos sociétés et sous quelle forme ?

Je prends mon cas et celui de ma femme. Nous sommes très grands consommateurs de DVDs ou d’internet. Conséquemment, nous regardons et nous lisons ce que nous voulons. Le zapping passif devant une télévision face à laquelle nous demeurons impuissants face à la programmation et aux horaires à laisser place, pour notre part, à un surf actif où seuls nos désirs dictent nos visionnages et autres lectures online.

La publicité, par essence, vit de la disponibilité de nos cerveaux pour la réception d’un message, aussi court soit-il. Comme disait Patrick Le Lay, président de TF1:

 » Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective « business », soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (…).

Et oui, pour que la publicité fonctionne, il faut du temps disponible hors, ce temps disponible disparaît de plus en plus. La télécommande a déjà permis de zapper la publicité. L’internet, lui, permet de programmer sa propre télévision. Combien de jeunes avouent aujourd’hui ne plus vraiment regarder une télévision qu’ils méprisent.

Alors aujourd’hui, le marketing se diversifie car il saît que la télévision, aussi vitale soit-elle, n’est plus la panacée. Etre présent sur la toile, aussi difficile cela soit-il, devient l’unique moyen de trouver de ce temps disponible pour vendre du coca-cola. Les bannières sont toujours là, puis les mini-bannières, les pop-up, les SPAM puis maintenant les publicités dans les programmes de chat tels que ICQ, MSN… Cette semaine, plusieurs annoncent le débarquement de la publicité par RSS. Mais est-elle au moins efficace ? Oui et non.

Oui, car elle permet non seulement d’être de nouveau présent devant une population qu’elle n’atteignait plus, mais surtout parce que désormais elle s’adapte à nos goûts. La publicité est désormais interactive. Là où avant, elle n’était qu’un simple message, désormais elle est réduction, jeu, informative, etc. En outre, grâce aux infameux cookies ou autres spyware, elle se rensigne sur nos habitudes de surf, de consommation et peut alors s’adapter à ce que nous voulons. Magnifique machine… Magnifique vous avez dit ?

Car oui, là où le bat blesse, c’est que cette même publicité tend à ne passer qu’un seul message. Là où le temps d’une coupure publicité, nous étions bombardés de publicités pour des produits ou services divers et variés, sans cibler à outrance mauis en ratissant large, celle du net tend au contraire à être trop spécifique dans son ciblage et tends à définir l’internaut que par une seule famille de produits et de services. La fameuse niche est atteignable mais à quel prix ?

La solution ? On en reparlera une autre fois 😉

Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (…).

Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise.

La bonne TV made in France

J’ai beau me dire qu’au nom du tout-puissant roi marketing au service du dieu pognon, on a le droit de « commercialiser » n’importe quoi, quand je vois aujourd’hui la qualité de notre télévision française, je me fais du souci pour l’intelligence du français moyen dans son futur…

Au programme de ce samedi soir familial sur la principal chaîne: Arthur et ses amis dans l’indémodable « Les Enfants de la Télé » que d’intellgientes marques sponsorisent pour nous abrutir avec force vidéos chopées à la va-vite sur la toile. Et là je me dis qu’il y a à un moment un problème d’éthique. Pourquoi les marques ne sponsorisent-elles pas un peu plus de ces programmes qui vous cultivent. En tant qu’ancien étudiant en Marketing, je demeure conscient que le but pour toute publicité est d’être visible par un maximum de personnes constituant notre coeur de cible mais içi, l’effet néfaste que je qualifierais même de cercle vicieux est le suivant:

De l’émission bête (pain et jeux) >>> Nombreux téléspectateurs >>> Intérêts des marques >>> Le producteur de l’émission bête reçoit de l’argent >>> Production d’encore plus d’émissions bêtes >>> …

Pas besoin d’être sorti de Saint-Cyr pour comprendre que quelques part, nos marques sans trop d’éthiques et avec une vision du développement de l’individu à court-terme contribuent à un phénomène qui tue notre télévision. Un peu plus d’éthique via des budgets annexes pour soutenir cette télévision intelligente, celle des grands reportages, des documentaires culturels et scientifiques, ferait du bien à tout le monde. Non seulement aurions-nous une lucarne magique que nous respecterions (et que nous respectons déjà, l’exemple de La 5 et de Arte sont probants) mais un téléspecteurs qui enfin ne ferait pas que de se vider l’esprit devant la é-nième émission débile du vendredi/samedi soir.

A bon entendeur…