Une soirée au Benkay 弁慶

Les moments privilégiés sont toujours trop courts et notre escapade au Benkay n’aura pas échappée à la rêgle.

C’est à l’occasion de nos 6 ans de mariage que ce mardi, madame et moi-même nous sommes rendus dans le lieu qui passe pour être le restaurant gastronomique japonais de la capitale. Habitués que nous sommes des restos japonais avec chefs chinois, notre récente escapade à Tokyo nous aura permis de goûter de la cuisine japonaise originale et depuis, pouvoir ressentir de nouveau ce goût si unique nous manquait et quel meilleur occasion qu’une soirée romantique en tête à tête pour se la jouer madeleine de Proust.
Je connaissais le Benkay 『弁慶』 (benkei) depuis des lustres (alors que l’hôtel qui l’accueillait était encore de la chaîne d’hôtel japonaise Nikko) et m’y rendre demeurait un doux rêve que je caressais sans jamais vraiment croire qu’un jour, je m’y rendrais vraiment.

avant de commencer, juste pour la culture, « Benkay » dois son nom à Benkei, un héro du folklore japonais connu pour sa force et sa loyauté.

Situé au bord de la Seine, rive gauche, de l’autre coté de la Maison de la Radio, le Benkay se situe donc à l’intérieur du Novotel Paris Tour Eiffel.
La réservation est de mise, surtout si vous cherchez à avoir l’une des rares tables avec vue sur la Seine. Je ne remercierai jamais d’ailleurs assez la réservation de s’être débrouillée pour nous avoir mis à disposition une telle table en dépit d’un restaurant complet. Complet car oui, il vaut mieux réserver, surtout pour la partie « Teppan ». En effet, le restaurant est divisée en deux parties distinctes : Le Washoku (和食) où se déguste les mets les plus traditionnels et le Teppan (鉄板) où trois tables et trois chefs vous concoctent devant vous avec force flammes et surfaces brulantes des Teppanyaki (鉄板焼き) qui nous restent à tester. En effet, pour cette première fois, nous avons commencé par la partie Washoku et que dire sinon que ce voyage au coeur de la gastronomie japonaise fût un enchantement. Petit retour…

Afin d’essayer un maximum de mets différents, nous avons commandés deux menus différents : Le menu Yoshitsune (qui je suppose est en relation avec le Yoshitsune dont Benkei était le compagnon) et le menu Sashimi

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J’ai mal à la France…

Je m’étais promis de moins politiser le blog et d’y rester neutre un maximum mais l’actualité ratrappe à grande bottes fascistes mes douces espérances…

Car il faut bien l’avouer, en ce moment, l’actualité cumule et s’accumule et quand je constate ce que notre présidence et sa cours nous pondent mois après mois avec la plus constante régularité, il faut bien l’avouer… J’AI MAL A LA FRANCE !!!

Le pire dans tout ça, c’est que cette maladie gravement contagieuse qu’est la bêtise gouvernementale a l’air de s’étendre avec la plus grande facilité au sein de notre chère population française qui décidément n’apprend jamais rien des heures les plus sombres de sa propre histoire.

Si je fulmine, c’est tout d’abord depuis ce fameux débat sur l’identité national.
Il aura tant fait parlé et finalement n’aura débouché sur… rien. Mais alors sur rien de rien de rien. On en aura parlé des milliers d’heures dans les média et in fine, on en aura retenu quoi ? Rien du tout si ce n’est que décidément, notre gouvernement a un soucis de faciès.
Tout ça pour ça…

Si je fulmine ensuite, c’est suite à la fameuse « déchéance de nationalité ».
La fameuse affaire Lies Hebbadj et les soucis grenoblois auront apporter de la matière à ce nauséabond sujet. Et oui, l’Article 1 de la Constitution Francaise a du plomb dans l’aile. Bon sang, on est français ou on ne l’est pas. Le devenir est déjà suffisamment difficile (et chaque année toujours plus), si en plus il faut rajouter une période probatoire, on en finira jamais avec les difficultés d’intégration. Si ça passait (mais je suis convaincu que ça ne passera pas), le chantage à la dénaturalisation ferait floresse : La France aux Français qu’on disait en 1940.

Si je fulmine « bis », c’est quand je constate les retournements de veste de certains.
Notamment de notre Madame Sport qui finalement, dans son discours post-mondial, face au parlement, parlait en des mots étranges de notre chère équipe à force de « Caïd » et autres mots du genre. Caïd… ça me rappelle un peu ces mots désignant les jeunes du 9.3. Un  petit problème de couleur ?

Si je fulmine encore, c’est avec les récentes stigmatisations des Rom.
Incroyable !!! On découvre qu’il existe des camps illégaux et l’on décide d’y aller à l’opération coup de poing histoire de faire monter les sondages. Bizarrement, on continue à ignorer l’obligation largement non-appliquée de construction d »espaces pour gens du voyage qui me rappelle une autre obligation (loi SRU) elle-même peu appliquée.

Si je fulmine encore plus fort, c’est parce que tout récemment, ça tapine très FN à l’UMP.
 On n’hésite plus à sortir des raccourcis « Immigration = Insécurité » (Frédéric Lefevre n’est pas stupide, un excellent papier de Thomas Legrand) à la mode sociologie de comptoir. Bizarrement, on oublie de parler des contextes sociologiques, d’intégration, etc.

Si je fulmine encore trop fort, c’est aussi sur cette proposition d’un autre génie de la majorité, Eric Ciotti, qui veut faire punir les parents de délinquants.
Evidemment, on sent comme une certaine population visée habitant un département qui commence par un 9 et finit par un 3. Je propose aussi que l’on condamne les parents des déficients mentaux, des sous-diplomés, des fumeurs, des obèses, etc… qui coutent si chers à nos sociétés et pour lesquels leurs parents n’ont décidement pas bien fait leur boulot.

Si je fulmine, encore et toujours, enfin, c’est avec la toute récente affaire de papy René (non, pas celui des Musclés mais René Galinier).
Le pauvre homme de 73 ans faisait sa sieste quand il surprend 2 jeunes filles de 15 ans (houlala, c’est dangereux). Ni une ni deux, notre ancien d’Algérie en l’état de « légitime défense » prend sa carabine et tire sur ces « racailles » de l’Est. Evidemment, notre justice fait son travail et pendant que les deux « fripouilles » sont à l’hôpital pour blessure au thorax et aux parties génitales, notre gentil papy gâteau est injustement emprisonné et présumé coupable de tentative d’ « homicides volontaires ». Il n’en fallait pas plus pour que l’autre pourfendeur d’injustice de la Sarkozie, Lionnel Luca, réclame la libération de cette pauvre victime qui finalement était dans son plein droit : Non, on ne peut pas voler impunément et se faire couper la main comme en Arabie Saoudite ne suffit plus. Devenons plus texan que le texas et armons tout le monde et permettons l’utilisation des armes. Un headshot au moindre larcin et vous verrez que les statistiques de la délinquance tomberont. Sérieusement… au regard des commentaires de l’article, avec une énooooooorme majorité de pro-papy, on se dit qu’on est dans un bien bien mauvaise passe lorsque l’on commence à se dire que se faire voler peut justifier une justice aussi expéditive que l’homicide. Un conseil à l’avenir, attention lorsque vous traversez les forêts domaniales ou privés à ne pas vous faire canarder, de plus en plus de français semblent trouver cela justifié. Et attention également à messieurs les romanos… Les ratonnades sont de retour !!!

Et tout cela finalement découle d’un simple fait : en entretenant l’insécurité et les suspicions envers ses voisins (si possible mate de peau), on amène les populations qui vieillissent à devenir plus parano que jamais et capable du pire au moindre méfait.

Au final, j’ai mal de me dire que ces mêmes gens au pouvoir depuis une dizaine d’années auront tout fait pour réduire les instruments de la sécurité à peau de chagrin tout en dénoncant avec véhémence dès qu’un acte sacrilège se produit. C’est comme si un docteur décelait en vous un cancer benin puis décide consciemment et sadiquement de vous réduire vos prescriptions jusqu’à ce cancer soit généralisé pour, à ce moment là seulement, vous proposerun médicament miracle qui finalement ne rêglera rien.
Sincérement, à part pour des raisons électoralistes, je ne vois décidemment pas pourquoi on se complait à laisser tout pourrir aussi longtemps… Conspiracy Inside ? Certainement… Les ficelles sont énormes. 2012 se rapprochent à grands pas et l’insécurité demeure un sujet favori des français qui ont la mémoire courte et qui risquent à nouveau de voter pour ces mêmes gens qui repostulent alors qu’ils auront prouvé avec force leur inefficacité sur une décénnie entière.

Résultat des courses, une France de plus en plus parano, xénophobe, populiste, débile, intégriste, raciste,… vichiste ? fachiste ? on commence à faire bonne figure à l’ONU. qui très justement est en train de pointer du doigt là où ça fait mal… Là où ça me fait mal.

World Cup #3 – Comme une odeur de Chou Tofu

Quelle plus belle comparaison dans le cadre pitoresque du bourg chinois où j’écris que celle entre l’ambiance post-acopalyptique qui règne sur l’Equipe de France et l’une des spécialités locales les plus appréciés, le Chou Dofu (臭豆腐, le Tofu Puant).

En sirotant mon café du matin, il est un fait, ça pue au Royaume de France et la lecture des fameuses « Notes » de Menès, des critiques ici et là et surtout commentaires où le vieux démon du racisme ressurgit, ne laisse que peu d’espoir à l’idée d’une réconciliation rapide. On dit même que certains députés parlaient de joueurs comme de « racailles »… Ca pue les raccourcis nauséabond. Bientôt on parlera de la mutinerie de l’Equipe de France comme la conséquence des problèmes de banlieues. Fantasque.

Mais à y réfléchir, on en est pas non plus très loin. On aura laissé le problème bien pourrir lentement puis on s’étonne des résultats. Gerbant.

Mais en tout cas, je suis heureux. depuis mes premiers posts, mes prières allaient dans le sens d’une élimination rapide… Elle l’aura été. Cerise sur le gâteau, elle aura été honteuse, autant pour cette parodie d’équipe que pour le France. Le cadre idéal pour une refondation… pour un départ à zéro. Car cette équipe gavée de pognon, tout comme un certain gouvernement actuel qui est pas mal dans le genre, n’a rien de représentatif des valeurs de respect, d’humanisme et d’égalitarisme de la France des Lumières.

L’ère Domenech aura au moins le bienfait de laisser à son successeur un champs vierge où TOUT est à refaire et où a priori, vu leur pitoyable prestation, aucun joueur ne pourra jouer les cadors. J’espère au moins que Laurent Blanc aura la finesse d’essayer de chercher un peu du coté du rugby (un bon édito de Chabal à ce sujet) quelques recettes pour son management et que le football francais, pourtant pas le plus friqué, en prendra de la graine.

Au fait, j’ai cru lire que l’EdF n’aterrirait pas à Orly ou CDG. Etrange.

World Cup 2010 #2 – Haiku du matin

Petit Haiku improvisé…

La France..
Le temps chinois pleure
Un message


Edit du 20/06/2010 :
Deux petites phrases croisees
« De Gaulle a marqué la France, mais la France n’a pas marqué 2 goals »
« Même Michaël Vendetta est resté plus longtemps en Afrique du Sud ! »

World Cup 2010 #1 – France-Uruguay

Quatre ans plus tard, je reprends ma couverture superficielle du parcours des Bleus et comme c’est parti, ça pourrait ne pas durer… ou bien…

Et le match de ce soir n’aura pas beaucoup convaincu. Dans la lignée de ce que l’on connait et que l’on a déjà connu de cette nouvelle génération de Bleus, on a encore joué à la baballe sans jamais avoir vraiment été une vraie menace. Je souris encore à l’écoute d’Evra et de son bilan post-match plutôt satisfait de la non-prestation et du non-résultat de l’équipe dont il assure le capitanat. Ca devrait me laisser confiant. On avait bien déjà fait un 0-0 contre la Suisse, il y a 4 ans alors que la France est arrivée en finale 1 mois plus tard. Donc on ne désespère pas encore même si, en mon for intérieur, un petit coté masochiste espère secrétement que justice sera faite vis-à-vis de l’Irlande.

Quoi dire donc si ce n’est que cet équipe ne fait clairement plus rêver. Entraînements cachés, salaires totalement disproportionnés, Imbue d’elle-même (en fin de match, au contraire de l’Uruguay, elle ne remerciait pas son public venu jusque là), sans motivation… Que voulez-vous qu’un français se reconnaisse en elle ?
Plus de proximité… Plus de simplicité… C’est tout ce qu’on leur demande.

Il n’aura pas échappé à l’oeil du marketeux sinophile que deux publicités autour du terrain avait un rapport total avec la Chine, caractères chinois à l’appui. Ainsi donc, on pouvait admirer la bande rouge de Budweiser ornée d’un énigmatique 百威 (bǎi wēi, Budweiser en Chinois), ainsi que, et c’est autrement plus surprenant, une banderole pour une marque 100% chinoise : Yingli Solar (英利) produisant entre autre des plaques solaires photovolatiques.
Surprenant.

Ce soir, c’est apéro géant dans le XIIIème

Ce soir, les Bleus n’ont jamais aussi bien porté leur nom…

… On aurait pu se dire qu’ils avaient retenu la leçon du dernier match contre la chine (中国国家足球队 Zhōngguó Guójiā Zúqiú Duì, pour les sinophiles) où ils avaient gagné sur un but contre son camp d’un chinois, et bien NON !!! Et ce soir, devant un stade réunionnais qui leur était tout acquis et face à une équipe chinoise, classée 84ème au classement FIFA (la France est 9ème) qui n’alignait pas sa meilleure formation (certains joueurs étant indisponibles pour le championnat chinois), les Bleus nous ont offert un spectacle d’une rare médiocrité confirmant un peu plus que notre sélection en Coupe du Monde n’était que le larcin d’un vol prémédité. En tout cas, connaissant la Chine, le sympathique Deng Zhuoxiang (邓卓翔) qui a marqué sur un magnifique coup franc et le non moins talentueux Zheng Cheng (曾诚) deviendront certainement les héros nationaux du moment. Et puis c’est la fédé de football chinoise qui doit se frotter les mains. Elle a quand même battu un ex-champion du monde.

En tout cas, je reste sur ma position depuis notre foutue qualification… Cette Coupe du Monde, on ne la mérite pas une seule seconde, et une sortie au plus vite ne sera que justice. Entre ça, le fait que les Bleus soit l’équipê la moins rentable d’entre toutes, l’affaire Ribéry et l’affaire Tsonga, le sport français n’est décidément pas en forme en ce moment.

PS : Deng Zhuo Xiang n’est même pas dans Football Manager 2010

Lectures Récentes #03 – Mars 2010

Un très grand cru que ce mois de mars et son Salon du Livre 2010. Petit retour sur l’événement et sur la sélection du mois.

Le Salon du Livre 2010… Mon premier salon du livre. A vrai dire, moi et ma moitié faisons preuve d’un grand amour pour ces pages reliées qui peuplent nos étagères. Et c’est avec surprise que nous constations le fait que nous ne nous étions jamais rendu à ce haut lieu où se rencontrent toutes les cultures. La chose est désormais corrigée.


Un salon où on croise des stars !!! On se croirait à la télé, mon coeur en est encore tout frétillant !!!

Eric Zemmour

Le livre « La Véritable Histoire d’Ah Q » m’avait intrigué. Bonne nouvelle, le stand de l’éditeur était là…

La Véritable Histoire d'Ah Q (阿Q正传) de Lu Xun (鲁迅)...
... dédicacé par l'illustrateur de la VF, Jean-Michel Charpentier

Etait présent également à coté du secteur Manga, le stand Xiao Pan où Ji Di finissait sa journée de dédicaces. Madame n’ayant pas son My Way n°3, l’occasion était trop belle.

Et un 3ème volume dédicacé de My Way, pour madame, par la talentueuse dessinatrice chinoise Ji Di

Non… JE n’ai pas décidé d’acheter ces pièges à touristes littéraires que sont ces mini-livres

cékromeugnon tousipitilivretoupititousimpa !!!!

Books… Une revue dédiée à « l’actualité par les livres du monde ». Très sympathique et avec un commercial assez talentueux pour m’en faire signer un abonnement sur place.

Hmmmm Mystère... Encore un mag sur la Chine...

Au final, un salon plus que très sympathique qui était l’occasion de découvrir de tout petits éditeurs que l’on a pas l’occasion de croiser. On dit le salon en danger, ce serait dommage.
Une seule chose, le manque d’éditeurs et de pays étrangers au contraire d’autres salons (automobiles, etc.). La Chine en l’occurence avait un stand triste de 3x3m… Pas très engageant.

On quitte le Salon du Livre pour ma sélection de lectures du moment…

Mars 2010

– Javascript et Ajax pour les Nuls (Andy Harris) : Comme tous les « Pour les Nuls », c’est très didactiques. Ca commence par une bonne moitié dédiée à Javascript depuis les fondamentaux les plus basiques jusqu’à quelques exemples d’animation. Puis on passe à ce qui m’intéresse un peu plus, Ajax et ses différentes applications via JQuery, entre autre. Pas indispensable mais bien foutu quand même, surtout pour les débutants.
– Tête la Première Ajax (Brett McLaughlin) : Du O’Reilly, donc du très bon. Après la série des « Hacks », j’ai décidé de jeter un oeil sur les « Heads On » et c’est sans regret si ce n’est une structure assez désordonné, en ligne avec le ton général du bouquin, très casual. RECOMMANDE.
– Javascript, La référence (David Flanagan) : Le rhino sur la couverture souligne à merveille le caractère massif de ces quelques 1000 pages constituant ce « Définitive guide ». La bible du javascript, chez O’Reilly, évidemment.
– La rentabilité avant la Part de Marché (H. Simon, F.F. Bilstein, F. Luby) : Un bouquin pour le boulot abordant sous un angle bien trop rare une problématique de plus en plus récurrente. Je n’ai pas encore d’avis définitif sur ce bouquin qui ne se lit pas d’une traite mais les premiers chapitres sont des plus intéressants pour qui s’intéresse à la question.
– L’Univers des Mangas (Thierry Groensteen) : Mon gros coup de coeur nostalgique du jour. Une larme tombe dans l’espresso que je sirote à l’écriture de ces lignes et à l’évocation de cet ouvrage.
Le bouquin a été publié en 1991 et donc n’est plus vraiment de première fraicheur et à 11€40 en occasion, le chaland n’y accorderait que peu d’importance. Mais pour le déjà trentenaire que je suis, c’est avec nostalgie que je me souviens feuilleté ce livre durant mes années collège où, pour la toute première fois en France, on abordait de manière exhaustive le monde des mangas, ses styles, ses auteurs… etc… Haaaaaaa, la page 18 et sa magnifique reproduction d’une couverture couleur d’un Jump, et les pages 38 et 40 ou s’entremêlent quelques cases de mangas d’horreur et où l’on croise un jeune homme retire l’oeil d’une jeune fille à l’aide de sa langue, ainsi qu’un individu coupant au ciseau la joue d’une autre jeune fille. Sans concession. Les images m’avaient marquées à l’époque mais le bouquin était trop cher pour l’enfant que j’étais.
– Short Program 1 (Mitsuru Adachi) : C’est pas tout jeune non plus et je me souvenais surtout de la première édition Tonkam. Celle-ci est imprimé sur un papier de très bonne qualité et l’impression y est magnifique (des noirs bien bien noirs). Le receuil réunit une série de one-shots des années 1980 où Adachi faisait déjà preuve d’un magnifique talent de conteur.
– Misery Loves Comedy (Ivan Brunetti) : Attention, à ne pas mettre entre toutes les mains. Je suis tombé dessus par hasard, attiré par le format original et une couverture magnifique d’un rouge sang finalement assez en ligne avec le contenu de ce comics américain (peut-on vraiment parler de comics dans ce cas ?). Misery Loves Comedy réunit les trois premiers volumes de la série Schizo ainsi que quelques oeuvres de l’auteur. L’introduction est produite par son psy, le reste est à l’avenant. Brunetti s’y dépeint de manière autobiographique tel un névrosé ayant la haine la plus haineuse du monde. On y croise des strips de 4 cases aux titres poétiques : « Mon anus est en sang », « Pardon pour la sodomie fiston », « Son vagin avait des dents », « Un toutou néo-nazi », « du barbelé dans ma bite », etc… se mélant à des historiettes du genre où Brunetti évoque ses amis pour qui il a « élaboré des scénarios de torture pour chacun d’entre eux ». Mon coup de coeur à ses pages dédiées à « Si j’étais dictateur du monde ». Magnifique et donc TOTALEMENT INDISPENSABLE même si totalement et morbidement pessimiste.

– Une Election Américaine (Loo Hui Phang & Philippe Dupuy) : Sympathique découverte reçu gratuitement avec l’abonnement situé plus haut. On est aux US, à Tucson, ilôt démocrate dans un état républicain. Ce que je pourrais qualifier de carnet de voyages donne un visage détaillé de l’état de l’Amérique, divisée entre les pro et les anti-Bush. Un très beau travail, surtout dans le fond.
– Le Lotus Bleu (Hergé) + Le Lotus Bleu décrypté (Patrick Mérand & Li Xiaohan) : C’est à l’occasion du Salon du Livre que nous avons découvert le sympathique auteur (pas Hergé) et que nous avons eu l’opportunité d’une discussion sur l’art et la manière dont Hergé a conçu l’almbum de Tintin, Le Lotus Bleu sans même aller en Chine. Très intéressant.
– My Way 3 (Ji Di) : J’aime le style, mais j’ai pas encore lu. Mais le style, des plus oniriques, est très bon et l’auteur est plutôt sympathique.
– La Véritable Histoire d’Ah Q (阿Q正传) de Lu Xun (Lu Xun 鲁迅, illustré par Jean-Michel Charpentier) : C’est ma femme qui m’a expliqué que cette oeuvre était majeure dans la littérature chinoise et qu’afin de mieux comprendre l’Empire du Milieu, une lecture du roman était indispensable. Ah Q est un paysan un peu stupide et surtout doté d’un sens bizarre de la défaite. Même vaincu, il se convainc qu’il est le vainqueur. Métaphore d’un peuple chinois incapable de se remettre en cause et faisant fort de conserver les apparences sauves.

Voilà, un gros post pour quelques titres qui valaient le détour…

Et l’Etat découvrit le SBAM…

Oui! Une préfecture peut réserver de bonnes surprises.

J’ai eu aujourd’hui à rendre quelques visites à la préfecture, à la mairie et à la CAF. Les attentes sont toujours aussi interminables.
A la préfecture, un bon conseil, il faut prendre un bon bouquin avec soi. On a beau avoir affaire à une sous-préfecture, cela ne signifie pas qu’il y aura moins d’étrangers. Au contraire, on aurait presque l’impression que le 94 accueille l’ensemble des immigrants tant l’attente fût longue. Mais bon passons.
Pour ce qui est de la CAF, idem. Un ou deux employés en plus ne serait pas du luxe car attendre 1h30 que son numéro soit appelé pour un problème qui ne durera que 5mns (dans mon cas en tout cas), ça fait mal. En tout cas même si l’organisation est perfectionnable, on sent des efforts dans le bon sens et un pré-accueil permet déjà de raccourcir les temps d’attente. Néanmoins, dès lors que l’on améliore un point de l’organisation, on en profite pour compenser le gain de « productivité » par le retrait d’un employé. Résultat:

Etat: 1 – Contribuable: 0

Finissons tout de même sur une note positive: la qualité de l’accueil. Ils ont mis un Mr ou une Mme Sourire dans chaque ministère, m’est avis. L’accueil est tellement meilleur. Que ce soit sur place ou par téléphone, les moeurs ont changé. On peut s’en réjouir à juste titre. En effet, dans d’autres pays telle la Chine où le contribuable (qui certes contribue peu) est traité comme un moins que rien. Pas un souririre, des gestes brusques et le sentiment de déranger. Je me souviens encore de cet employé de l’état-civil qui ouvertement devant nous lisait son journal pendant que nous attendions qu’il nous réponde.

En France, certaines qualités du privé (le SBAM, etc.) ont commencé à être intégré par la sphère publique. C’est un grand pas en avant qu’il faut savoir souligner

Notre entreprise est trop modeste, Monsieur…

Nouvelle tendance en terme de recrutement. Attention accrochez vos ceintures !!! C’est parti pour un grand huit dans la psychologie des recruteurs.
Tout d’abord une précision. Ceci n’est pas le post d’une personne imbue d’elle-même qui sous un prétexte fallatieux se lancerait des fleurs. Non, un simple constat et une réflexion sur un mal qui gangrenne nos sociétés : l’inadéquation et le manque de flexibilité et d’ouverture d’un marché du travail sclérosé vis-à-vis de sa jeunesse.

Round 1: « Constat »
Durant ma tournée des boîtes d’intérim, cela s’est confirmé. Il faut de plus en plus être futé pour trouver du travail. Premier mal en France, comme au Japon aussi, la valeur du diplôme. Vous avez fait ce cursus, cette école, je vous prends !!! Beaucoup pensent que cela se fait d’un type d’étude à un autre, ce qui est vrai, un bac+5 aura plus de chance pour certains postes qu’un bac+2 mais bon, rien de méchamment illogique vous me direz. Mais là où cela se dégrade c’est quand le fossé de recrutement  se situe au sein même d’une même nature d’études. Prenez HEC/ESSEC/ESCP/EM Lyon, ils ont la fameuse appellation « Grandes Ecoles » et hélas, pour beaucoup de recruteurs recevant des centaines de CVs par jour (L’Oréal, LVMH, PPR…), ces quelques lettres deviennent le déterminant de l’élimination ou non du candidat. La lettre de motivation ne sera pas étudié plus que cela et en dépit des nombreuses lettres que j’ai pu envoyé par exemple à LVMH, une seule fois ai-je pu être reçu en entretien. ESC de province oblige. Donc à tous ceux qui pensent qu’un diplôme d’ESC suffit, je vous dis « oui, si vous avez intégré une école du quatuor de tête ». Pour le reste, il faut fighter.

Injustice ? Oui et non. Soyons réaliste. Pour n’importe quelle boîtes, le service RH est une pure perte d’argent et embaucher rapidement ainsi qu’efficacement est le mot d’ordre. Hélas, quand on sait qu’être élèves à HEC ou ESSEC dépend nécessairement d’un concours d’entrée passé il y a 4-5 ans où les élèves en majorité de lycées parisiens sont fortement avantagés par des études et des boites à concours largement financées par papa et maman, on se rendra compte rapidement que cette discrimination compétitive n’est pas très « fair-play ». Au sein d’une école, beaucoup de choses changent. Donc oui, hélas et milles fois hélas, le diplôme fait encore tout en France.

Round 2: « L’hallucination »
Maintenant supposé que comme moi, vous venez d’une ESC plutôt convenablement jugée par les employeurs. Vous étiez un élève qui en voulait et vous êtes parti à l’étranger, avez eu multiples expériences plus intéressantes les unes que les autres et voilà, vous rentrez en France, vous souhaitez retrouver un travail, vous avez un parcours qui fait de vous un baroudeur capable sans doute de prendre des responsabilités mais bon… il faut bien manger !!! Et la « proprio », elle l’attend son chèque en fin de mois. Et donc en attendant le jour béni où une entreprise saura accueillir votre profil pour l’utiliser efficacement, vous souhaitez faire un p’tit boulot alimentaire. Et bien voilà, un nouveau mur se dresse contre vous.

« Monsieur, vous êtes trop qualifié, nous n’avons rien pour vous… »
« Mais, mais, mais, je ne cherche qu’un petit quelque chose temporaire… »
« Allez voir à l’agence cadre, à 200m d’ici… »

Et voilà, après les sous-diplômés, voici les sur-diplômés. Décidément dans notre chère France, on ne sait pas ce qu’on veut. que ce soit en intérim ou pour beaucoup de postes auxquels je postule, même avancé, mon profil « international », comme ils disent, fait que leur entreprise « n’est pas digne » de me recevoir.

Mais que veulent-ils à la fin ??? Je comprends, et c’est là un ardent désir, la volonté de beaucoup de « baroudeurs » de vouloir monter leur propre projet et c’est réellement quelque chose qui me tient à coeur. Je ne veux plus dépendre des désiderata et des tracasseries RH qui me bousillent la vie. Comme disait l’autre: « je veux travailler, je veux pouvoir payer des taxes ». A l’heure où beaucoup d’employés font la guerre au gouvernement pour les 35h, les chômeurs sont là, spectateurs d’un show qui non seulement condamne la rentabilité des entreprises françaises tout en narguant une population au chômage qui elle serait prête, pour beaucoup d’entre nous, à travailler le double.

M.Gaymard ne jouait pas au football

L’affaire Gaymard. En voilà une affaire qui est intéressant à bien des égars et qui donc à toute sa place sur le blog pour un peu de prose.

Elle a commencé d’une manière qui aurait pu se résoudre si vite et pourtant, là voilà se finissant moins de 2 semaines après que le scandale ait éclaté par la démission de celui qui aura la palme d’or pour la plus courte position en tant que Ministre de l’Economie et des Finances. aloons-y dans l’ordre.

Tout d’abord, le fameux appartement de 600m2. Cela e me choque pas. Lorsque l’on est Ministre de L’economie, soit le 3ème plus haut poste gouvernementale après le 1er Ministre et l’Intèrieur, on peut avoir un chez soi qui soit digne de l’image que l’on attache à la position. On peut comprendre qu’en temps de crise, certaines choses puissent être révoltantes mais un tel appartement n’a en soi-même rien de plus choquant et la médiatisation de la chose a été plutôt pénible. L’austérité, oui, mais à tout prix, non. Ce serait un hotel particulier, à la rigueur, mais ici, rien de tel. La France ferait bien mieux de se pencher sur d’autres cas où l’argent s’accumule, surtout concernant certaines personnes poussant dans un ballon. Hélas, les lois du Capitalisme ne peuvent malheureusement pas s’appliquer à la sphère politicienne et lorsque l’on vous lance qu’un Zizou par sa rareté et son prestige mérite amplement ses salaires mirobolant, il n’en va pas de même pour les prestations accordés à une position qui nécéssite bien plus de responsabilités et de matières grises. Mais M.Gaymard ne jouait pas au football. Sans doute était-ce là son tort.

Mais bon, passons le brossage dans le sens du poil et passons aux événements suivant soit la découverte par le canard ayant dévoilé l’affaire de l’appartement qu’effectivement M.Gaymard possédait dans Paris. Selon les rêgles édictées par le 1er Ministre bieeeeeeeeen avant le scandale, tout ministre disposant d’un logement dans Paris ne peut se valoir d’un logement offert par l’Etat. Or, ce pauvre Hervé en possédait un que gracieusement il louait à un ami. Là, déjà, il y a un petit problème. Mr Gaymard avait-il dès lors le droit de recevoir un logement de l’Etat, sa situation immobilière et financière l’imposait-il alors que sa femme est loin d’être au RMI. Définitivement, ça coince. Et quand en plus l’individu se défend, ça coince encore plus et histoire de ne pas entacher le gouvernement ainsi que ses potes des ministères qui lui crachaient déjà dessus, il s’en est allé. Il est vrai que dès lors qu’il n’y a plus de rapports de confiance entre un gouvernment et ses électeurs, celui-ci doit s’en aller. Ce fût sans doute une sage décision. Ca rappellerait comme un certain Béregovoy. On ne souhaitera pas à Hervé le même destin.

Etonnament, hors d’Europe, on retrouve beaucoup moins ce problême. Ce serait même le contraire. Je me souviens encore de cette chère Chine, où les plus grands dirigeants (les grands manitous), s’accaparent les places dirigeantes des plus grandes entreprises d’état tout en y plaçant stratégiquement leurs potes. Et à l’aube de leur retraite, quel bonheur que de se retrouver dans l’une de ses nombreuses villas secondaires où il y fait si bon vivre à l’abri d’un peuple encore endormi.

Mais bon voilà, pour en revenir à mon opinion sur la chose, je pense que logiquement, les choses en sont arrivées là où elles en sont aujourd’hui mais ma foi, on focalise bien trop sur un certain type de dysfonctionnement sur une certaine catégorie des grands (politiciens, hommes d’affaires…) mais on demeure aveugle sur l’autre sphère, la médiatique, qui nous fait bouffer de la m… (cf. le post précedent) tout en nous vidant nos esprits en écoutant de la m…-bis* (Les sociétés produisant les m… du post précedent) ou en nous proposant du sport pas très formateur pour nos matières grises (et 1, et 2, et 3……..) Zéro… oui, le zéro. Sans doute depuis, l’équipe de la bêtise a-t-elle vaincu celle de l’intelligence et du bon sens.