J’ai mal à la France…

Je m’étais promis de moins politiser le blog et d’y rester neutre un maximum mais l’actualité ratrappe à grande bottes fascistes mes douces espérances…

Car il faut bien l’avouer, en ce moment, l’actualité cumule et s’accumule et quand je constate ce que notre présidence et sa cours nous pondent mois après mois avec la plus constante régularité, il faut bien l’avouer… J’AI MAL A LA FRANCE !!!

Le pire dans tout ça, c’est que cette maladie gravement contagieuse qu’est la bêtise gouvernementale a l’air de s’étendre avec la plus grande facilité au sein de notre chère population française qui décidément n’apprend jamais rien des heures les plus sombres de sa propre histoire.

Si je fulmine, c’est tout d’abord depuis ce fameux débat sur l’identité national.
Il aura tant fait parlé et finalement n’aura débouché sur… rien. Mais alors sur rien de rien de rien. On en aura parlé des milliers d’heures dans les média et in fine, on en aura retenu quoi ? Rien du tout si ce n’est que décidément, notre gouvernement a un soucis de faciès.
Tout ça pour ça…

Si je fulmine ensuite, c’est suite à la fameuse « déchéance de nationalité ».
La fameuse affaire Lies Hebbadj et les soucis grenoblois auront apporter de la matière à ce nauséabond sujet. Et oui, l’Article 1 de la Constitution Francaise a du plomb dans l’aile. Bon sang, on est français ou on ne l’est pas. Le devenir est déjà suffisamment difficile (et chaque année toujours plus), si en plus il faut rajouter une période probatoire, on en finira jamais avec les difficultés d’intégration. Si ça passait (mais je suis convaincu que ça ne passera pas), le chantage à la dénaturalisation ferait floresse : La France aux Français qu’on disait en 1940.

Si je fulmine « bis », c’est quand je constate les retournements de veste de certains.
Notamment de notre Madame Sport qui finalement, dans son discours post-mondial, face au parlement, parlait en des mots étranges de notre chère équipe à force de « Caïd » et autres mots du genre. Caïd… ça me rappelle un peu ces mots désignant les jeunes du 9.3. Un  petit problème de couleur ?

Si je fulmine encore, c’est avec les récentes stigmatisations des Rom.
Incroyable !!! On découvre qu’il existe des camps illégaux et l’on décide d’y aller à l’opération coup de poing histoire de faire monter les sondages. Bizarrement, on continue à ignorer l’obligation largement non-appliquée de construction d »espaces pour gens du voyage qui me rappelle une autre obligation (loi SRU) elle-même peu appliquée.

Si je fulmine encore plus fort, c’est parce que tout récemment, ça tapine très FN à l’UMP.
 On n’hésite plus à sortir des raccourcis « Immigration = Insécurité » (Frédéric Lefevre n’est pas stupide, un excellent papier de Thomas Legrand) à la mode sociologie de comptoir. Bizarrement, on oublie de parler des contextes sociologiques, d’intégration, etc.

Si je fulmine encore trop fort, c’est aussi sur cette proposition d’un autre génie de la majorité, Eric Ciotti, qui veut faire punir les parents de délinquants.
Evidemment, on sent comme une certaine population visée habitant un département qui commence par un 9 et finit par un 3. Je propose aussi que l’on condamne les parents des déficients mentaux, des sous-diplomés, des fumeurs, des obèses, etc… qui coutent si chers à nos sociétés et pour lesquels leurs parents n’ont décidement pas bien fait leur boulot.

Si je fulmine, encore et toujours, enfin, c’est avec la toute récente affaire de papy René (non, pas celui des Musclés mais René Galinier).
Le pauvre homme de 73 ans faisait sa sieste quand il surprend 2 jeunes filles de 15 ans (houlala, c’est dangereux). Ni une ni deux, notre ancien d’Algérie en l’état de « légitime défense » prend sa carabine et tire sur ces « racailles » de l’Est. Evidemment, notre justice fait son travail et pendant que les deux « fripouilles » sont à l’hôpital pour blessure au thorax et aux parties génitales, notre gentil papy gâteau est injustement emprisonné et présumé coupable de tentative d’ « homicides volontaires ». Il n’en fallait pas plus pour que l’autre pourfendeur d’injustice de la Sarkozie, Lionnel Luca, réclame la libération de cette pauvre victime qui finalement était dans son plein droit : Non, on ne peut pas voler impunément et se faire couper la main comme en Arabie Saoudite ne suffit plus. Devenons plus texan que le texas et armons tout le monde et permettons l’utilisation des armes. Un headshot au moindre larcin et vous verrez que les statistiques de la délinquance tomberont. Sérieusement… au regard des commentaires de l’article, avec une énooooooorme majorité de pro-papy, on se dit qu’on est dans un bien bien mauvaise passe lorsque l’on commence à se dire que se faire voler peut justifier une justice aussi expéditive que l’homicide. Un conseil à l’avenir, attention lorsque vous traversez les forêts domaniales ou privés à ne pas vous faire canarder, de plus en plus de français semblent trouver cela justifié. Et attention également à messieurs les romanos… Les ratonnades sont de retour !!!

Et tout cela finalement découle d’un simple fait : en entretenant l’insécurité et les suspicions envers ses voisins (si possible mate de peau), on amène les populations qui vieillissent à devenir plus parano que jamais et capable du pire au moindre méfait.

Au final, j’ai mal de me dire que ces mêmes gens au pouvoir depuis une dizaine d’années auront tout fait pour réduire les instruments de la sécurité à peau de chagrin tout en dénoncant avec véhémence dès qu’un acte sacrilège se produit. C’est comme si un docteur décelait en vous un cancer benin puis décide consciemment et sadiquement de vous réduire vos prescriptions jusqu’à ce cancer soit généralisé pour, à ce moment là seulement, vous proposerun médicament miracle qui finalement ne rêglera rien.
Sincérement, à part pour des raisons électoralistes, je ne vois décidemment pas pourquoi on se complait à laisser tout pourrir aussi longtemps… Conspiracy Inside ? Certainement… Les ficelles sont énormes. 2012 se rapprochent à grands pas et l’insécurité demeure un sujet favori des français qui ont la mémoire courte et qui risquent à nouveau de voter pour ces mêmes gens qui repostulent alors qu’ils auront prouvé avec force leur inefficacité sur une décénnie entière.

Résultat des courses, une France de plus en plus parano, xénophobe, populiste, débile, intégriste, raciste,… vichiste ? fachiste ? on commence à faire bonne figure à l’ONU. qui très justement est en train de pointer du doigt là où ça fait mal… Là où ça me fait mal.

Le Film du Jour #5 – La Vague (Die Welle)

Il y a des films qui passent comme ça et que l’on regrette de ne pas avoir découvert plus tôt.

Et « La Vague » (Die Welle), film allemand réalisé en 2008, est de ceux-là.

L’histoire : L’expérimentation d’un professeur sur sa classe durant une semaine thématique dont le thème est l’Autocratie, histoire de voir si les jeunes, modernes, sont capables d’avoir retenu les leçons de l’Histoire, et notamment celle du 3ème Reich. Il va sans dire que l’expérimentation ne se déroulera pas comme prévu.

Le film est lui-même basé sun livre américain, « The Wave », lui-même basé sur une expérimentation de la même nature, « The Third Wave », dans la Californie des années 60.

Le film est troublant à plus d’un titre. Troublant tout d’abord par ce constat amère : le genre humain est toujours aussi manipulable : Discipline, rigueur, obéissance… sont les maîtres mots d’un engrenage pernicieux qui, sous couvert de constituer une communauté, crée surtout l’exclusion et la mise en isolement de l’autre. Troublant ensuite car tout semble si facile, si bien huilé : le professeur pourtant anarchiste et ses élèves basculeront progressivement vers cette bête immonde qu’est le Fascisme. L’enfer, c’est les autres… l’enfer, c’est le groupe.

A découvrir donc pour l’histoire, plutôt bien mise en scène avec des acteurs plutôt convaincant, et surtout pour le fait qu’il apporte un certain éclairage sur nos propres sociétés et parfois sur nos propres exigences ainsi que les mécanismes qui, sans vraiment que l’on sans rende compte, pavent le chemin des dictatures.

Israel-Palestine, l’Histoire… éternel recommencement

Au regard de l’actu, Je me suis rappelé au bon souvenir d’un billet publié il y a deux ans et demi sur l’ancien blog intitulé « Israel-Liban, de l’art de la proportion » et la surprise à la lecture fut ce petit dessin de l’époque.


Tout Pareil.

Petit coup de gueule…

Ma position sur la chose car je n’aime pas vraiment la lacheté des « Ne cherchons pas les responsables, trouvons des solutions » est la suivante:
Comment diable les autorités israéliennes peuvent-ils espérer quelque sympathie qu’il soit de la part d’un peuple (les palestiniens) qui vit écartelé entre deux territoires (la Bande de Gaza et la Cisjordanie), où en plein été au mois d’août, on ne peut compter sur une électricité en continue (controlée par Israel), où il n’y a de sortie que les points de contrôle (plus d’aéroport, encore moins de port décent, ni de frontière non murée), où il faut faire des kilomètres de détour pour se rendre au travail ou chez le médecin (vive les routes « privées » pour les colonies). A Sdérot, la fameuse colonie où pleuvent les rockets, il y a eu moins d’une dizaine de morts depuis… les conflits commencé il y a bien longtemps. Gaza, c’est 3000 morts.
Alors oui, je me répète : comment diable les autorités israéliennes peuvent-elless espérer autre chose qu’une majorité du monde située hors du conflit puisse considérer tout cela comme une profonde d’injustice. On nous rappelle souvent notre devoir de ne pas oublier l’aveuglement des français durant la chasse aux juifs durant la 2nde Guerre Mondiale. Je crois qu’aujourd’hui, cette même obligation de nos puissants à ne pas être aveugle est impérative. C’est ne pas être antisémite que faire fi de ce sentiment de culpabilité vis-à-vis de la Shoah pour juger les événements actuels tels qu’ils sont. Ce qu’ils se passent aujourd’hui et le silence assez étourdissant d’une Amérique soutient inconditionnel d’Israel ne font qu’entretenir jour après jour ce que certains appelle l’Industrie de l’Holocauste instrumentalisant la Shoah pour qu’on lui signe un blanc-seing permettant toujours le pire.

Certains disent « mais commet réagirions-nous si l’on bombardait Lille à coups de rockets ? ». Posons-nous la question plutôt de « Comment réagirions-nous si, à 4000 habitants par km2, depuis 20 ans, nous vivions dans une cage où du jour au lendemain, la main de notre voisin décide de la pluie et du beau temps ? ». Au pays des Lumières, un tant soit peu de réflexion, même s’il s’agissait de notre propre pays, parait évidente et nécessaire. On dit même que l’on s’auto-flagelle trop à force de chercher des poux à notre passé de collabo/colonisateur… Pourtant, il est des mêmes français (Richard Prasquier, président du CRIF), qui eux ne semblent pas se poser la question du bien-fondé du conflit sont à fond derrière l’opération.
C’est sans doute là un dernier point qui exaspère : le manque de lucidité, le rechignement à l’autocritique, l’absence totale de capacité à se juger soi-même. Si au sein d’Israel, des voix se lèvent de plus en plus pour questionner l’Opération Plomb Durci, il faut croire que le France a hérité des organes de représentation les plus collabo du monde. Qu’importe le gouvernement, qu’importe le nombre de mort (au jour d’aujourd’hui depuis le 27 décembre: 689 palestiniens, 10 israeliens) … Tout est justifié si ce n’est justifiable.

Israel, aux yeux du monde, pourrait risquer de devenir son grand ennemi d’hier. Comme le disait le journaliste israelien du quotidien Haaretz, Gideon Lévy: « Sarajevo est à Rafah ».

Election d’Obama… et Cie

Bon, un petit mot quand même sur cette élection pleine de sens.

Sur l’arrivée d’Obama à la présidence des Etats-Unis :
Enfin l’occasion de montrer que l’on peu être à la dette du monde sans avoir la peau blanche. Durant cette campagne, j’ai particulièrement apprécier le fait qu’Obama ne se soit pas revendiqué comme un représentant de la communauté noire dont l’élection aurait avant tout porté le seau d’une sorte de revanche. Non, Obama, c’est un américain, un intellectuel, un parcours, un programme… et voilà, c’est tout.
Conséquence, un vote qui a transcendé la simple barrière des races pour ne voir que l’essentiel : L’homme.

Un homme qui semble-t-il voit le futur du monde autrement que sous l’impérialisme états-uniens.

Bon, évidemment, et c’est très américain, on a beau parler d’arrogance à la française mais les envolés lyriques à la « the US, The Greatest Country in the World », j’ai du mal à digérer. Un peu plus de franchise sur le récent passé des Etats-Unis et un regard franc sur les nombreuses erreurs commises mériteraient plus de modestie et de retenu. Mais bon… On ne vas pas changer tout un peuple en une seule élection.

Evidemment, de notre côté de l’Atlantique, il ne faudra pas s’attendre à d’extrêmes changements de la part des US. Il faudra sûrement prévoir plus de protectionnisme et puis bon, notre ami nouvellement élu est tout de même encore pro-peine capitale, pro-réduction du nombre des avortements, etc.

Sur la fin de l’ère Bush :
Dieu que c’est bon. Dieu qu’il me fait honte que la race humaine ait pu avoir la décence de voter à deux reprises pour cette tanche. Son bilan :
– Une Amérique jamais autant détestée de par le monde
– Des valeurs américaines réduites à néant
– Des libertés et une démocratie au plus mal (Patriot Act, Guantanamo Bay, Abhu Graib, Les Prisons Secrètes, etc.)
– Une politique bélligérante un brin trop préventive et surtout malhonnête
– etc…

In Fine… Et bien j’aurais été un votant de W. , j’serais pas très fier.

Et pendant ce temps en France :
Nicolas S. continue à démonter ce qui faisait que la france était la France, continuant à forcer l’application d’un modèle américain qu’il apprécie sur un pays qui n’en veut pas. Alors oui, la crise semble le faire changer de direction (en apparence), mais n’oublions pas que sous l’égide de l’hôte de l’Elysée :
– Il est plus difficile que jamais de rentrer en France (ma femme a bien fait d’y rentrer en 2004)
– Il est plus facile que jamais de sortir de France
– La sécurité sociale (Symbole de ce qui fait que la France est ce qu’elle est) est détricôté à coups de fermeture de centres de santé içi et là, d’hausse du ticket modérateur, etc.
– On a failli avoir les crédits hypothéquaires, source des malheurs américains
– On travaille plus pour gagner moins
– La politique n’est plus que grands mots, grands discours, plans marshall de je-sais-plus-trop-quoi, New Deal du machin-chose… mais sans rien derrière.
– L’opposition a disparu
– etc.

La France perd aux yeux du monde sa spécificité. Celle du pays des droits de l’homme où il fait bon vivre. Les seuls valeurs de vie, les seuls projets de société ne se limitent plus qu’au « Comment travailler plus ? Consommer plus ? ». Rien d’autres. Rien.

Donc au final, j’ai de l’espoir quand même.
L’espoir d’une Amérique bien plus juste avec le monde qui l’entoure. Plus juste et consciente qu’elle n’est pas que LE pays, mais UN pays parmi tant d’autres.
En tout cas, il est encore trop tôt pour se prononcer et l’histoire jugera.

Obama Day + 1 jour & 1 nuit à Milan

疲れた !!! *

Mercredi 5 novembre 2008 :
Je me lève, il est 4h du mat’.
Ma paress… très chère femme est encore dans les bras de Morphée. Je lui épargne la sale besogne de romantiquement m’accompagner jusqu’à l’aéroport (je sais, des romantiques comme moi, ça s’fait plus).

Dans la voiture, sur le trajet de l’aéroport, j’ai le temps d’entendre le discours de McCain. Tu m’étonnes qu’il ait raté l’élection. Entre la crise, Bush et sa potiche de colistière, y a pas photo, l’Obama avait une avenue devant lui pour la Maison Blanche.
Bon, ça me gonfle un peu les discours bien pensants d’une certaine France comme quoi sa victoire est avant tout une victoire des noirs sur les blancs. Si évidemment la symbolique n’est pas neutre, lui-même n’a jamais évoqué la question de la « race » (comme on dit là-bas, et pas chez nous où le politiquement correct à rayer les mots races/sourds/aveugles/nains/gros/noirs/arabes/… du language). Car oui, sa victoire, c’est avant un camouflet pour des républicains qui, en 8 ans, n’ont réussi qu’à annihiler le rêve américain au profit d’une société bien « big brotherisée » où les libertés ne sont plus que les ombres d’elles-mêmes.

Mais bon, maintenant on va pouvoir juger sur pièce que vaut notre ami. Pour rappel, il souhaite une baisse du nombre d’avortement, n’est pas contre le port d’arme, ne condamne pas la peine de mort, et semble assez protectionniste. tout n’est pas rose chez lui non plus, bien qu’on lui accordera, semble-t-il un esprit un brin moins guerrier et plus prompt à la discussion.

Parenthèse Obama fermée.

6h50, Mon avion lowcost blanc et orange quitte CDG.
8h30, Aterrissage à Malpenza, l’aéroport international de Milan. Direction La Fieramilano pour « saloner ». Et du salon, j’en ai bouffé mais Italie oblige, c’est belles pépés power !!! Ah! Les Italiennes 😉
(Note de madame Aguolo si elle me lisait : « hé ho, tu rêves pas là ? T’es marié coco, c’est fini tout ça !!!)

21h30, Charmant dîner à la Fabbrica, une enseigne Fabrique (vous l’aviez deviné ?) qui propose d’excellentenssima pizza.

Vers Minuit : Retour à l’hôtel 4 étoiles (qui n’en vaut que 2 et 1/2). Mort…

Jour suivant, j’dois m’lever tôt. L’avion est à 11h30. Brouillard intense, on nous annonce 50mns de retard… -_- » Joie…

* Ne me demandez pas ce que ça veux dire, c’et pour me la péter et y a des services de traduction partout sur le net.

M.Gaymard ne jouait pas au football

L’affaire Gaymard. En voilà une affaire qui est intéressant à bien des égars et qui donc à toute sa place sur le blog pour un peu de prose.

Elle a commencé d’une manière qui aurait pu se résoudre si vite et pourtant, là voilà se finissant moins de 2 semaines après que le scandale ait éclaté par la démission de celui qui aura la palme d’or pour la plus courte position en tant que Ministre de l’Economie et des Finances. aloons-y dans l’ordre.

Tout d’abord, le fameux appartement de 600m2. Cela e me choque pas. Lorsque l’on est Ministre de L’economie, soit le 3ème plus haut poste gouvernementale après le 1er Ministre et l’Intèrieur, on peut avoir un chez soi qui soit digne de l’image que l’on attache à la position. On peut comprendre qu’en temps de crise, certaines choses puissent être révoltantes mais un tel appartement n’a en soi-même rien de plus choquant et la médiatisation de la chose a été plutôt pénible. L’austérité, oui, mais à tout prix, non. Ce serait un hotel particulier, à la rigueur, mais ici, rien de tel. La France ferait bien mieux de se pencher sur d’autres cas où l’argent s’accumule, surtout concernant certaines personnes poussant dans un ballon. Hélas, les lois du Capitalisme ne peuvent malheureusement pas s’appliquer à la sphère politicienne et lorsque l’on vous lance qu’un Zizou par sa rareté et son prestige mérite amplement ses salaires mirobolant, il n’en va pas de même pour les prestations accordés à une position qui nécéssite bien plus de responsabilités et de matières grises. Mais M.Gaymard ne jouait pas au football. Sans doute était-ce là son tort.

Mais bon, passons le brossage dans le sens du poil et passons aux événements suivant soit la découverte par le canard ayant dévoilé l’affaire de l’appartement qu’effectivement M.Gaymard possédait dans Paris. Selon les rêgles édictées par le 1er Ministre bieeeeeeeeen avant le scandale, tout ministre disposant d’un logement dans Paris ne peut se valoir d’un logement offert par l’Etat. Or, ce pauvre Hervé en possédait un que gracieusement il louait à un ami. Là, déjà, il y a un petit problème. Mr Gaymard avait-il dès lors le droit de recevoir un logement de l’Etat, sa situation immobilière et financière l’imposait-il alors que sa femme est loin d’être au RMI. Définitivement, ça coince. Et quand en plus l’individu se défend, ça coince encore plus et histoire de ne pas entacher le gouvernement ainsi que ses potes des ministères qui lui crachaient déjà dessus, il s’en est allé. Il est vrai que dès lors qu’il n’y a plus de rapports de confiance entre un gouvernment et ses électeurs, celui-ci doit s’en aller. Ce fût sans doute une sage décision. Ca rappellerait comme un certain Béregovoy. On ne souhaitera pas à Hervé le même destin.

Etonnament, hors d’Europe, on retrouve beaucoup moins ce problême. Ce serait même le contraire. Je me souviens encore de cette chère Chine, où les plus grands dirigeants (les grands manitous), s’accaparent les places dirigeantes des plus grandes entreprises d’état tout en y plaçant stratégiquement leurs potes. Et à l’aube de leur retraite, quel bonheur que de se retrouver dans l’une de ses nombreuses villas secondaires où il y fait si bon vivre à l’abri d’un peuple encore endormi.

Mais bon voilà, pour en revenir à mon opinion sur la chose, je pense que logiquement, les choses en sont arrivées là où elles en sont aujourd’hui mais ma foi, on focalise bien trop sur un certain type de dysfonctionnement sur une certaine catégorie des grands (politiciens, hommes d’affaires…) mais on demeure aveugle sur l’autre sphère, la médiatique, qui nous fait bouffer de la m… (cf. le post précedent) tout en nous vidant nos esprits en écoutant de la m…-bis* (Les sociétés produisant les m… du post précedent) ou en nous proposant du sport pas très formateur pour nos matières grises (et 1, et 2, et 3……..) Zéro… oui, le zéro. Sans doute depuis, l’équipe de la bêtise a-t-elle vaincu celle de l’intelligence et du bon sens.