De retour de Chine…

De retour de Chine, et ça fait 4 jours que je traîne le Jet-Lag…

… Donc, en mode « tête dans l’cul » quasi en permanence, et la difficile réadaptation de la progéniture ne facilite rien puisque le charmant bambin plus que jamais se complait dans des réveils à 2… 3… 4h du matin sans vouloir se rendormir.

Pas simple non plus car dans moins de 2 semaines, je commence un nouveau poste à 300 bornes d’içi et que période d’essai oblige, doublé d’une indigence financière latente, je serai en mode Formule 1 en semaine. Great !!!

Ps simple encore, car hier, j’avais un entretien suite à un contact pendant mon séjour chinois, que ce premier entretien s’est plutôt bien passé et que là, mon haut sens de la déontologie me taraude. Etre fidèle à celui avec lequel je viens de signer un contrat… ou au tout dernier moment le lacher ? La tendance semble être aucun scrupule… Ca me dérange quand même. Wait and See.

En attendant, une petite vidéo prise la semaine dernière dans un KFC chinois. Enjoy 😉

Wonderbra made in China et maquillages

Avis à l’homme en recherche de proies asiatiques, la femelle orientale a le pelage trompeur.

Gambader dans les rues de Shanghai, tokyo ou Bangkok est un bonheur visuel de chaque instant devant le spectacle que nous offre les femmes asiatiques avec force jupe mini, maquillage au taquet et ligne (en S, si possible) à faire palir les djeunz boudineuses occidentales. Ce n’est pas un secret, pour ce qui est de l’apparence, les femmes, ces être sournois qui nous mènent par le bout de la qu du nez, regorgent de trésors d’ingéniosité pour chaque jour nous bercer de leurs chants de sirènes cosmétiques. C’est pourquoi en ce jour de Fête des Femmes, je souhaitais rendre hommage à ces dernières.

Rendons hommage tout d’abord à cette capacité à transformer le mauvais corps en « I » en body de bombasse en S avec le push-up de la marque chinoise DEU qui vous donnera à coups sûrs un « 好身材 », ou quand la gaine de mémé fait un retour fracassant chez la femme moderne. Edifiant, surtout pour le mec qui, le soir, découvrira sa bombe sans cet artifice.

Evidemment, avant d’aller au dodo, après une soirée harassante en boîte, une bonne douche et surtout… un bon démaquillage (suivre le lien pour une bonne quantité d’exemples). Tout aussi édifiant.

La Zic du Week-End #11, Alan – Kanashimi wa Yuki ni Nemuru

Un p’tit morceau tout doux histoire de commencer le week-end sans trop forcer…

Pour cette fois-ci, c’est Alan (アラン) et son morceau, Kanashimi wa Yuki ni Nemuru (悲しみは雪に眠る), le morceau titre d’un film japonais sorti cet été, Sakuradamon-Gai No Hen (桜田門外ノ変). Si je parle d’Alan, qui n’est pas non plus toute nouvelle sur la scène japonaise, c’est parce qu’elle est à l’origine chinoise et que les phénomènes d’échanges entre pays pour ce qui est de la musique est un phénomène qui tend à se développer en Asie (Morning Musume à Taiwan, Girl’s Generation au Japon…) avec des chanteu(r)ses de plus en plus polyglottes.

Alan, alias Alan Dawa Dolma (ཨ་ལན་ཟླ་བ་སྒྲོལ་མ་) est sino-tibétaine. Connu sous le nom de Alan (阿兰) en Chine, c’est en 2006 qu’elle japonise sa carrière avec Avex Trax. Pas vraiment populaire, elle occupe une niche mais elle l’occupe bien. Le titre de ce jour est déjà son 14ème single japonais.

Kanashimi wa Yuki ni Nemuru (悲しみは雪に眠る) – Clip (version courte)

Sakuradamon-Gai No Hen (桜田門外ノ変) – Bande-annonce

Liens :
Wikipedia
Site Officiel

Marco Polo #5 – Shanghai Expo 2010, Compte-rendu

Comme promis, la livraison du petit compte-rendu de visite à l’Exposition Universelle de Shanghai visitée ce 26 juin 2010…

… visitée… enfin… parcourue, car vu la taille de ce monstre culturel, plusieurs jours auraient nécessaires à cette tâche, ce que les plus masochistes d’entre-vous n’auront pas manqué de faire.

Je profite d’ailleurs de ce sujet pour lâcher la première vidéo de cette série Marco Polo 2010.

Note sur les vidéos :
– Les travellings sont plus que bof et ça a tendance à trembler… Désolé mais je demeure un gros amateur de la vidéo et non, je ne suis pas atteint de Parkinson.
– Je n’ai pas trop agrémenté la bande-son afin de laisser en live l’ambiance « chinoise »
– Elles ont été préparées avec amour en Full HD. Donc ne pas hésiter à faire péter l’option 1080P sur la droite de la barre de navigation de la vidéo

Fin de journée à l’Exposition Universelle de Shanghai – Part.1

Fin de journée à l’Exposition Universelle de Shanghai – Part.2

Petite intro…

L’Exposition Universelle de Shanghai, 中国2010年上海世界博览会 (Zhōngguó Èrlíngyīlíng Nián Shànghǎi Shìjìe Bólǎnhuì) dans la langue de Confucius, ou encore 世博会 (ShìBóHuì) pour faire court se tient durant 6 mois, du 1er mai jusqu’au 31 octobre 2010.
Comme souvent en Chine, on fait les choses en grands et à l’occasion de l’Expo, ça se vérifie : 
– 2 lignes de métros construites et dédiées à l’événement.
– Une surface principal de 3,5kms sur 1kms où se concentrent les pavillons. Ainsi qu’une autre surface, moindre en taille, sur la rive nord du fleuve Huang Pu et dédiées aux pavillons commerciaux. Le tout est divisé en zones correspondant aux différents continents avec au centre, évidemment, le Pavillon Chinois, exceptionnellement plus haut que les autres.
– Une masse colossale de visiteurs et chaque jour voit, invariablement, environ 500 000 chinois débarquer sur Shanghai à cette seule fin. Ce qui fait que les pavillons les plus connus, et particulièrement celui de la Chine, sont particulièrement inaccessibles à moins de pointer aux aurores.

A 160rmb l’entrée (env. 20€), le pass n’est clairement pas donné, surtout pour le péquin moyen (on applaudira le jeu de mot). En fait, ce prix n’est pas ce qui aura été de plus cher dans l’histoire des expositions universelles mais quand on s’apercoit que 99,9% de la clientèle est composée de chinois, on se dit qu’il le sente passé. En parité de coût de la vie, c’est comme si l’entrée à un tel événement nous revenait à 150€. Ce n’est ni la première, ni la dernière fois qu’en Chine on verra des tarifs excessifs à l’entrée du moindre lieu culturel. Je ne parlerai pas non plus du prix des repas sur place… Tarif local puissance 10.

Une tradition des expos précédentes et qui perdurent à celle-ci : le « Passeport Expo ». Chaque pavillon appose un tampon de visite sur un passeport que l’on achète sur place. Le but : Un souvenir pour les collectionneurs… le but implicite : Chaque visiteur cherchant à collectionner les tampons doit visiter tous les pavillons et non se cantonner aux plus populaires et donc, la circulation est régulée. Pas con mais je n’ose imaginer la patience de celui/celle qui aura rempli son petit carnet. Evidemment, comme souvent en Chine, il y a toujours un petit business à se faire et l’on voit déjà poindre des passeports totalement remplis vendus à prix d’or.


Une dernière chose pour en finir sur l’organisation de l’Expo : les horaires. Là, bravo ! Fermeture des pavillons à 22h, fermeture de l’expo à minuit, tranquille pour passer une soirée. Pour info, l’entrée après 16-17h est à 90rmb (env.10€).

Pour ma part en tout cas, la question de visiter telle ou telle pavillon ne se posait pas vraiment. Nous n’avions qu’une fin d’après-midi pour visiter la dite exposition et donc, l’idée de se taper des 1-2h de queue par pavillon ne nous enchantait pas plus que ça même si je ne pouvais m’empecher de ressentir comme du gachis à ne pouvoir visiter les meilleurs pavillons. Une chose à retenir si vous aussi partez visiter l’expo : préparez de bonnes chaussures car sur place, on marche beaucoup et il n’y a pas de bus à tous les coins d’allées.

Notre itinéraire…

12,5kms !!!
9,5kms à pieds, 2,5kms en bus.


On aura donc marché une petite dizaine de kilomètres en environ 4-5h de temps afin de voir un maximum possible. Difficile et fatiguant mais parcourir les allées de l’Expo quand la nuit tombe avec ses lumières est un vrai plaisir, surtout quand on aime la photo.
Départ donc tout d’abord vers l’ouest et les pavillons européens. Coupe du monde oblige, on croise un grand écran diffusant du foot. Rapidement, on perd nos illusions, il sera difficile, très très difficile de visiter un pavillon. Seul celui de la France (merci le passeport français) sera visitable sans attendre. Hélas, pour le peu que l’on a vu du dedans, c’est de l’image d’Epinal. La France et son concept de « Ville Sensuelle » (on aura au moins échappé à « Ville Romantique », où Paris s’étale sur grand écran, où l’on cuisine derrière les caméras et où Louis Vuitton semble être l’attraction majeure. Bof bof ! On aura plus eu un sentiment de pub géante pour les généreux sponsors qu’autre chose.
Encore un peu plus à l’ouest, le pavillon des pays africains (regroupé en un hangar). Le Pavillon Afrique aura été plus coloré mais on demeure encore dans l’image d’Epinal des statuettes en bois et des maisons en paille.
On sort, il fait toujours très chaud. On profite d’un des nombreux bus électriques pour passer d’Ouest en Est pour se frotter aux pavillons sensibles.
la Corée du Nord : on atteint le sommet du bon goût avec la fontaine aux petits enfants et la grotte de je sais pas quoi. Rien de bien bien culturel, on sent le pays pas trop habitué à s’ouvrir à l’extérieur et à parler de lui. Mais bon, ça aura été leur toute première expo universelle.
L’Iran aura été également visitable. La face d’Ahmadinejad nous acceuille. Les couleurs sont fluos et rococo au possible. Pas grand chose à en tirer.
Les autres pavillons, c’était l’assurance de rester une à deux heures sous la chaleur moite de l’été shanghaïen. Pas supportable et le temps (et la patience) nous manquait.

En bref, soit on n’est pas vraiment tombé sur les bons pavillons, soit finalement on en attendait un peu trop, soit un peu des deux. Sincérement, il est littéralement impossible de visiter tous les pavillons et n’ayant pas du tout préparé cette visite, on ne savait pas ce qui valait le coup ou pas. Mais bon, même après 20h, l’entrée des principaux pavillons (Chine, Japon, etc.) était blindés. On aura eu la chance unique semble-t-il que la France a eu la bonne idée de laisser ses compatriotes une entrée VIP qui ailleurs n’existait pas (les japonais à la queue avec les chinois). Néanmoins, la visite extérieure des pavillons se sera suffit à elle-même et in fine, ces 5h nous auront amplement suffit, nos pieds ne pouvant supporter une autre visite (ces mêmes pieds ne s’attendaient à l’enfer nippon qu’ils vivraient les journées suivantes).

J’aurai quand même bien aimé voir les pavillons japonais, allemands, et anglais (avec ses pointes) de plus près. Puis il y avait aussi l’Expo Culture Center, cette sorte de grosse soucoupe de V depuis laquelle la vue devait être imprenable.

Ci-dessous, une galerie des meilleurs photos, surtout celles de nuit… Que du bonheur (comme ils disent à la télé).

Prochain étape, le Japon

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Marco Polo #4 – Shanghai Expo 2010, le Teaser

J’ai un schedule hyper charette et mon avion take-off demain matin pour la Nipponaisie…

… et malgré tout, je ne pouvais quand même décemment ignorer l’événement chinois 2010. L’Exposition Universelle de Shanghai (中国2010年上海世博会 Zhōngguó Èrlíngyīlíng Nián Shànghǎi Shìjìe Bólǎnhuì). 5h de visite au pas de charge juste après être descendu du train, en fin d’après-midi. Ai eu le temps de tester « la Ville Sensuelle »… et je dis merci à mon passeport français qui m’aura permis de doubler les quelques centaines de mêtre de queue chinoise. c’est qu’on le paye de nos impots ce foutu pavillon romantique. Pour le reste, mais je rentrerai dans les détails dans un sujet plus approfondi plus tard car là, je suis dead,  une petite visite dans les pavillons chauds : Corée du Nord et Iran, bizarrement voisins.

Des photos et tout et tout prochainement… Voilà. Demain, c’est Zaijian Zhongguo et Ohayou Nihon, tout un programme.[mappress]

Marco-Polo #3 – Yiwu 义乌, le marché chinois

Quand on arrive en Chine la première fois, on se sent petit, tout petit. Quand on arrive à Yiwu, on se sent minuscule…

Yiwu (义乌, Yìwū), c’est LA ville-marché chinoise, le royaume du Made in China. si Shenzhen est spécialisé dans l’électronique, Yiwu est le royaume des produits courants allant des guirlandes de noël aux sac à mains en passant par les tuyaux, les punching-balls et cie. A Yiwu, tout s’achète et généralement à très bas prix et les contrefacons y font floresse. On dit de ce marché de commodité qu’il est le plus grand au monde et au regard de l’état de mes pieds en fin de journée, j’ai peu de peine à le croire.

A l’origine et lors de mes premières visites sur place, il y a quelques années, Yiwu avait déjà une certaine importance mais ne regroupait que de manière éparpillé des marchés aux produits de plutôt mauvaises qualité essentiellement destinés aux pays du Moyen-Orient et d’Afrique. C’est pourquoi encore aujourd’hui, Yiwu compte une grande communauté d’étrangers essentiellement africains et arabes ainsi qu’une sélection de très bons resto indiens/pakistanais/… Entre-temps, le Futian Market (义乌福田市场 Yiwu Futian Shichang) est arrivé et ses kilomètres de linéaires avec. Démarré début des années 2000, le marché formé de plusieurs blocs reliés par des passerelles et en constante construction, concentrant aujourd’hui quasiment l’ensemble des marchés d’Yiwu en un seul endroit. Futian est la destination du jour.

Futian est un marché de grossistes. Chaque boutique, qui mesure généralement entre 5 et 10m2, représente un fabricant. On y discute surtout de 多少 (combien ca coute ?) et de 几个 (en quelle quantité ?). Evidemment, on ne signera pas toujours sur place (bien qu’on peut y préparer sa livraison) mais c’est un premier contact permettant d’entrapercevoir la qualité des produits ainsi que le sérieux du fabricant. Evidemment, ça se fait à la mode chinoise, c’est à dire que les vendeur(se)s y gardent leur mômes, matent des séries chinoises ou jouent à WOW entre deux clients. On peut généralement avoir un échantillon, surtout si le vendeur subodore une transaction future. Au rayon des jouets, pas besoin de discussion, les échantillons sont librement disponibles à la vente, certainement par habitude des acheteurs de ramener à leurs gamins des jouets. Et en ce moment, le gros hit demeure l’hélicoptère à 5-6€ en petit modèle et 20€ en gros. On va encore en bouffer à Noël.

Avant de finir, une dernière chose. si l’anglais est un strict minimum, il va sans dire que le chinois est de mise pour une discussion efficace. c’est pourquoi on voit généralement tous les étrangers accompagnés d’un (généralement « une »… bizarre) traducteur/trice chinois(e) travaillant pour l’agence commercial chargé de faire le repérage des bons fournisseurs, le contrôle qualité, la mise en conteneur et l’envoi.

Pour donner une idée de l’envergure du monstre, voici l’entrée ouest du « District 1″…

Ci-dessus, la même entrée du District 1, en maquette…

Ci-dessus, la maquette, régulièrement mise à jour, representant le marché actuel. On peut apercevoir de bas en haut les districts 1, 2, 3 puis le tout dernier, l’énormissime  district 4.

Ci-dessus, une des allées du district 4 dont on percoit difficilement le fond. Chacun des 4 ou 5 étages comptent une trentaine d’allées en longeur sur l’équivalent en largeur. Voilà pourquoi, dixit un récent documentaire sur France2, à supposer que l’on reste 3 minutes par boutique, il faudrait une année pour tout visiter.

Une boutique typique.

Voilà pour Yiwu… J’en ai bouffé 3 jours de visite et croyez moi, c’est éprouvant. Au final, la visite d’un tel lieu est révélatrice sur une chose : les marges COLOSSALES que font les importateurs et distributeurs et il est facile de constater des rapports de 1 à 20 voire de 1 à 50 (surtout chez les jouets) entre les prix sur place et ceux chez nous.
Déconcertant.

Un petit achat sur place… ma main gauche s’en mord les doigts.

Marco Polo #2 – Fourmis chinoises et temps pluvieux

Ca bosse dur en Chine…

… et non, ce post n’est pas un hommage a Edith Cresson dont les japonais se souviennent bien.

Pour en revenir au sujet du post, j’ai voulu tester un peu les possibilites d’appliquer les fameux bokeh photographique a la video et auoi de mieux qu’une petite video maniere enthropologiste sur quelques fourmis filmees dans le cadre bucolique du village de Jiangzhai (蒋宅村)

A part ca, ce qui fait l’actualite en ce moment ici, ce sont les pluies torrentielles et les inondations. Ici, on est pas epargne.

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Sécurité pour Tous – 反暴力要安全

La si discrète communauté chinoise de Paris fait parler d’elle…

… et c’est en sirotant mon café du matinal en direct de mes vacances chinoises que j’apprends que 8500 chinois/asiatiques se sont réunis pour manifester contre l’insécurité grandissante dans les quartiers comme Belleville. Ma femme m’avait parlé il y a quelques temps de problèmes qui étaient passés inaperçus dans l’actu et finalement, Chinatown est obligé de sortir de sa tannière pour s’exprimer. Pour qu’on en arrive là, il doit y avoir de sacrés problèmes.

Loin de moi d’avoir une quelconque expertise sur la diaspora chinoise (海外华人 hǎiwài huárén) mais ces phénomènes ont tendance à se développer. J’en discutais récemment avec un ami nigérien qui m’évoquait les tensions grandissantes entre les marchands locaux africains et les immigrés chinois contre qui toute concurrence est impossible en terme de compétitivité.

Pour en revenir sur le cas parisien, on évoque surtout des soucis durant les cérémonies de mariage où il est vrai l’argent, souvent en liquide, coule à flot et passe d’une main à l’autre sans autre soucis de sécurité. Il y a deux jours encore, je constatais une fois de plus que les chinois ne connaissent pas la carte bancaire et j’étais le témoin, dans une banque chinoise où il n’y avait aucun sas de sécurité; du retrait par une jeune femme de 18 000€ en petites coupures puis de sa sortie de la banque, la liasse à la main. Sur Paris, je ne lui laisse pas 30 secondes si tant est que la banque la laisse sortir de cette manière. Même s’il existe en Chine encore quelques zones de pickpockets, surtout dans les endroits touristiques, on se sent très en sécurité quant au port de l’argent. Il est vrai tout de même qu’içi le moindre vol verra tous les témoins bondir sur le malfrat et opérer une bastonnade en public avant que celui-ci ne soit remis aux forces de l’ordre où il passera un très mauvais quart d’heure avant de partir plusieurs années en prison. c’est un fait, généralement « dictature » et « sécurité » font bon ménage. c’est pourquoi un chinois parisien pourra devenir une cible idéal pour les petits voyous du coin.

Sur un plan plus large, cette montée de l’insécurité des communautés chinoises n’est pas nouvelle. On se souviendra des attaques envers cette dernière à Lhassa, ou encore dans la province occidentale du Xinjiang où les minorités Ouighours (les musulmans locaux) et les Han (la plus grosse ethnies de Chine) se frittait. en effet, le développement toujours très discret des chinois a permis a ces derniers de construire et solidifier des communautés qui, si elles ont pu rester discrètes jusqu’à récemment, le sont de moins en moins au regard de l’actualité quotidienne sur la Chine. Qu’importe le pays, le développement de la communauté chinoise s’y est toujours faite sur un même modèle d’autodéveloppement et de discrétion dont le mal majeur pourrait être le manque d’intégration.

en effet, les chinois financent leur propre intégration (les tontines), travaillent entre eux, s’aident entre eux, se font travailler entre eux, consomment entre eux tout en étendant leur présence dans des quartiers quasi homogènes au risque de créer des jalousies au sein des communautés adverses qui ne peuvent intégrer la vie de quartier car non chinoise. C’est là de plus en plus le cas de certains quartiers parisiens (Belleville, Voltaire, le 13ème…).

La France risque sans doute de retrouver à terme le même problème qu’avec ses banlieues : A trop laisser les communautés se développer selon leur propre schémas et en ne faisant jamais la promotion du mélange, on fonce dans le mur. Avec les communautés d’Afrique du Nord des 70s, on a laissé se développer des ilôts de déchéance, de violence et de pauvreté qui a raté son intégration. Avec les chinois, cela risque de se faire également, mais dans l’autre extrême : une communauté riche mais qui ne vit qu’à 100% Made in China, au risque de créer des jalousies autour d’elle.

La manifestation de ce week-end doit évidemment trouver des réponses de la part de la police, mais elle doit de même trouver des réponses de la part des chinois de France. Par ailleurs, s’il est toujours plaisant de voir que cette communauté profite des bienfaits locaux en terme de démocratie pour manifester, il serait utile de l’entendre de même dans d’autres registres que dans les sujets du type « Pro-Chine » en 2008 lors des révoltes du tibet ou encore dans les manifestations « Sans papier ». Discrétion n’est pas Intégration.

Liens :
http://www.lepost.fr/article/2010/06/20/2121989_paris-des-milliers-de-chinois-dans-la-rue-contre-l-insecurite.html
http://www.lepoint.fr/societe/une-manifestation-de-chinois-a-belleville-se-termine-par-des-incidents-20-06-2010-468606_23.php

World Cup 2010 #2 – Haiku du matin

Petit Haiku improvisé…

La France..
Le temps chinois pleure
Un message


Edit du 20/06/2010 :
Deux petites phrases croisees
« De Gaulle a marqué la France, mais la France n’a pas marqué 2 goals »
« Même Michaël Vendetta est resté plus longtemps en Afrique du Sud ! »

Marco Polo #1 – Paris-Lanxi 兰溪

Il est 8h11 du matin, trop de mal à dormir… chaleur et humidité… et un clavier QWERTY pour me pourrir la vie.

C’est ainsi que commence mon 1er post sur mes 3 prochaines semaines sino-japonaises manière Marco Polo.

Cette année, on a de la chance, KLM ouvre une ligne directe Amsterdam-Hangzhou (杭州), capitale Zhejiang (浙江 la region au sud de Shanghai) et pour en faire la promo, on paie un peu plus de 500€ là où pour Shanghai, il faut compter en ces temps d’expo universelle un bon 900€. Appréciable.

Dès le matin donc, petit vol de 50mns jusqu’à l’Aéroport de Schipol puis transit pour le long-courrier…

Schiphol… Voici un aéroport que j’aime bien. Enorme galerie marchande, des restos partout et surtout des articles à très très bons prix absents des misérables galeries de Charles de Gaulle. Note pour plus tard, ne jamais s’acheter du matos le week-end de départ et découvrir lors du transit qu’on pouvait l’acheter 20% moins cher :'(

Signe des temps, après les pubs chinoises durant la Coupe du Monde, les pubs chinoises dans les aéroports… et pas une pub japonaise…

Une collection de belles queues… d’avions

Le vol Pays-Bas/Chine aura été plaisant. Mes souvenirs de KLM n’étaient pas les meilleurs et l’expérience de long-courriers dans des vieux 747 avec une TV pour 3 ou 4 rangées sans choix du programme m’a quelques peu marquée. Là, on avait un sympathique 777 (pas encore au niveau de l’excellence d’un Emirate), avec le choix des programmes et les écrans à chaque fauteuil. La chance étant avec nous, on a eu un petit surclassement gratuit sur l’option à 100€ pour les fauteuils économiques de première rangées qui offrent plus de place pour les pattes. appréciable sur un vol supérieur à 10h.

On arrive à Hangzhou, il est 7h30 du mat… Ceci est un dialogue entre chinoises du sexe opposé :
– Femelles chinoises : « Copine (ma madame), ta monnaie de paysan se ramasse la gueule et en plus t’es dans le pays romantique des cosmétiques de marque à bon prix et en plus t’as une carte qui te donne 20%… tu nous ramène du matos en masse ? »
– Madame : « No soucy, je viens en avion, vous m’attendez à l’aéroport, on se pose au KFC et on s’y peinturlurera nos ongles au Chanel pendant que je vous filerai le matos et qu’on parlera de quelques superficialités et d’autres choses »
– Femelles chinoises : « Banco, copine, la meute t’attend »

J’ai profité de ce moment de superficialité pour en choper un bon cliché

Depuis Hangzhou, nous restait encore 2h de bus pour Lanxi (兰溪), la première étape de mes tribulations sino-japonaises, où  je crèche en ce moment chez la belle-famille. Le choc climatique est rude et passer des fraicheurs parisiennes à la lourdeur climatique ne se fait pas sans peine. Et puis outre la chaleur, le jet lag (le mal du changement d’heure), il y a aussi ce phénomène faisant qu’étant beaucoup plus bas en latitude, on a la nuit dès 17-18h et le jour dès 4h du mat. chaud…
Résultat des courses après ce long vol et cette violente acclimatation : quelques aller-retours aux gogues pour problèmes de digestion detraquée. A part ca, ca fait toujours du bien de revenir dans cette petite bourgade qu’est Lanxi… enfin… petite au sens chinois puisqu’elle compte tout de meme 660 000 habitants.

Le soir même, gros dîner… des crevettes de chat…

… Des beignets caramélisés de viande de chien… Non je rigole… Que du très très bon qui me manquait bien car il est un fait, les restos chinois en France… font manger de l’asiatique mais pas de l’authentique chinois. Et y a pas à dire, c’est pas mauvais.

Suit un autre plaisir typiquement chinois et qui a bien disparu de la France, sauf sur les cités balnéaires, le temps des vacances : le marché de nuit (夜市 Ye Shi), où l’on peut bouffer, marchander, jouer au Xiang Qi (象棋, les échecs chinois) ou encore se faire dire le futur en montrant ses mains. Petit note, étant en ce moment certainement le seul WaiGuoRen (外国人, étranger) de la ville, se balader = tous les yeux braqués sur vous et entendre à longueur de temps des « hé, regarde, un étranger ». Y a pas à dire, de ce point de vue là, l’Europe a un brin d’avance. Mais c’est marrant quand même.


Je ne pouvais décemment parler des marchés de nuit sans évoquer les sympathiques arabo-chinois du Xinjiang (新疆), venant de la région la plus à l’ouest de la chine où vivent les minorités musulmanes, maitresse dans l’art de vous cuire dans la rue à force charbon de délicieuses brochettes de viande épicées de mouton (羊肉串, Yang rou Chuan) à 0,10euros

Voilà, c’est tout pour le moment… et c’est déjà pas mal.

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Edit du 17/06/2010 : Pas mal de rajout pour compléter un sujet vite fait mal fait.