Marco Polo #5 – Shanghai Expo 2010, Compte-rendu

Comme promis, la livraison du petit compte-rendu de visite à l’Exposition Universelle de Shanghai visitée ce 26 juin 2010…

… visitée… enfin… parcourue, car vu la taille de ce monstre culturel, plusieurs jours auraient nécessaires à cette tâche, ce que les plus masochistes d’entre-vous n’auront pas manqué de faire.

Je profite d’ailleurs de ce sujet pour lâcher la première vidéo de cette série Marco Polo 2010.

Note sur les vidéos :
– Les travellings sont plus que bof et ça a tendance à trembler… Désolé mais je demeure un gros amateur de la vidéo et non, je ne suis pas atteint de Parkinson.
– Je n’ai pas trop agrémenté la bande-son afin de laisser en live l’ambiance « chinoise »
– Elles ont été préparées avec amour en Full HD. Donc ne pas hésiter à faire péter l’option 1080P sur la droite de la barre de navigation de la vidéo

Fin de journée à l’Exposition Universelle de Shanghai – Part.1

Fin de journée à l’Exposition Universelle de Shanghai – Part.2

Petite intro…

L’Exposition Universelle de Shanghai, 中国2010年上海世界博览会 (Zhōngguó Èrlíngyīlíng Nián Shànghǎi Shìjìe Bólǎnhuì) dans la langue de Confucius, ou encore 世博会 (ShìBóHuì) pour faire court se tient durant 6 mois, du 1er mai jusqu’au 31 octobre 2010.
Comme souvent en Chine, on fait les choses en grands et à l’occasion de l’Expo, ça se vérifie : 
– 2 lignes de métros construites et dédiées à l’événement.
– Une surface principal de 3,5kms sur 1kms où se concentrent les pavillons. Ainsi qu’une autre surface, moindre en taille, sur la rive nord du fleuve Huang Pu et dédiées aux pavillons commerciaux. Le tout est divisé en zones correspondant aux différents continents avec au centre, évidemment, le Pavillon Chinois, exceptionnellement plus haut que les autres.
– Une masse colossale de visiteurs et chaque jour voit, invariablement, environ 500 000 chinois débarquer sur Shanghai à cette seule fin. Ce qui fait que les pavillons les plus connus, et particulièrement celui de la Chine, sont particulièrement inaccessibles à moins de pointer aux aurores.

A 160rmb l’entrée (env. 20€), le pass n’est clairement pas donné, surtout pour le péquin moyen (on applaudira le jeu de mot). En fait, ce prix n’est pas ce qui aura été de plus cher dans l’histoire des expositions universelles mais quand on s’apercoit que 99,9% de la clientèle est composée de chinois, on se dit qu’il le sente passé. En parité de coût de la vie, c’est comme si l’entrée à un tel événement nous revenait à 150€. Ce n’est ni la première, ni la dernière fois qu’en Chine on verra des tarifs excessifs à l’entrée du moindre lieu culturel. Je ne parlerai pas non plus du prix des repas sur place… Tarif local puissance 10.

Une tradition des expos précédentes et qui perdurent à celle-ci : le « Passeport Expo ». Chaque pavillon appose un tampon de visite sur un passeport que l’on achète sur place. Le but : Un souvenir pour les collectionneurs… le but implicite : Chaque visiteur cherchant à collectionner les tampons doit visiter tous les pavillons et non se cantonner aux plus populaires et donc, la circulation est régulée. Pas con mais je n’ose imaginer la patience de celui/celle qui aura rempli son petit carnet. Evidemment, comme souvent en Chine, il y a toujours un petit business à se faire et l’on voit déjà poindre des passeports totalement remplis vendus à prix d’or.


Une dernière chose pour en finir sur l’organisation de l’Expo : les horaires. Là, bravo ! Fermeture des pavillons à 22h, fermeture de l’expo à minuit, tranquille pour passer une soirée. Pour info, l’entrée après 16-17h est à 90rmb (env.10€).

Pour ma part en tout cas, la question de visiter telle ou telle pavillon ne se posait pas vraiment. Nous n’avions qu’une fin d’après-midi pour visiter la dite exposition et donc, l’idée de se taper des 1-2h de queue par pavillon ne nous enchantait pas plus que ça même si je ne pouvais m’empecher de ressentir comme du gachis à ne pouvoir visiter les meilleurs pavillons. Une chose à retenir si vous aussi partez visiter l’expo : préparez de bonnes chaussures car sur place, on marche beaucoup et il n’y a pas de bus à tous les coins d’allées.

Notre itinéraire…

12,5kms !!!
9,5kms à pieds, 2,5kms en bus.


On aura donc marché une petite dizaine de kilomètres en environ 4-5h de temps afin de voir un maximum possible. Difficile et fatiguant mais parcourir les allées de l’Expo quand la nuit tombe avec ses lumières est un vrai plaisir, surtout quand on aime la photo.
Départ donc tout d’abord vers l’ouest et les pavillons européens. Coupe du monde oblige, on croise un grand écran diffusant du foot. Rapidement, on perd nos illusions, il sera difficile, très très difficile de visiter un pavillon. Seul celui de la France (merci le passeport français) sera visitable sans attendre. Hélas, pour le peu que l’on a vu du dedans, c’est de l’image d’Epinal. La France et son concept de « Ville Sensuelle » (on aura au moins échappé à « Ville Romantique », où Paris s’étale sur grand écran, où l’on cuisine derrière les caméras et où Louis Vuitton semble être l’attraction majeure. Bof bof ! On aura plus eu un sentiment de pub géante pour les généreux sponsors qu’autre chose.
Encore un peu plus à l’ouest, le pavillon des pays africains (regroupé en un hangar). Le Pavillon Afrique aura été plus coloré mais on demeure encore dans l’image d’Epinal des statuettes en bois et des maisons en paille.
On sort, il fait toujours très chaud. On profite d’un des nombreux bus électriques pour passer d’Ouest en Est pour se frotter aux pavillons sensibles.
la Corée du Nord : on atteint le sommet du bon goût avec la fontaine aux petits enfants et la grotte de je sais pas quoi. Rien de bien bien culturel, on sent le pays pas trop habitué à s’ouvrir à l’extérieur et à parler de lui. Mais bon, ça aura été leur toute première expo universelle.
L’Iran aura été également visitable. La face d’Ahmadinejad nous acceuille. Les couleurs sont fluos et rococo au possible. Pas grand chose à en tirer.
Les autres pavillons, c’était l’assurance de rester une à deux heures sous la chaleur moite de l’été shanghaïen. Pas supportable et le temps (et la patience) nous manquait.

En bref, soit on n’est pas vraiment tombé sur les bons pavillons, soit finalement on en attendait un peu trop, soit un peu des deux. Sincérement, il est littéralement impossible de visiter tous les pavillons et n’ayant pas du tout préparé cette visite, on ne savait pas ce qui valait le coup ou pas. Mais bon, même après 20h, l’entrée des principaux pavillons (Chine, Japon, etc.) était blindés. On aura eu la chance unique semble-t-il que la France a eu la bonne idée de laisser ses compatriotes une entrée VIP qui ailleurs n’existait pas (les japonais à la queue avec les chinois). Néanmoins, la visite extérieure des pavillons se sera suffit à elle-même et in fine, ces 5h nous auront amplement suffit, nos pieds ne pouvant supporter une autre visite (ces mêmes pieds ne s’attendaient à l’enfer nippon qu’ils vivraient les journées suivantes).

J’aurai quand même bien aimé voir les pavillons japonais, allemands, et anglais (avec ses pointes) de plus près. Puis il y avait aussi l’Expo Culture Center, cette sorte de grosse soucoupe de V depuis laquelle la vue devait être imprenable.

Ci-dessous, une galerie des meilleurs photos, surtout celles de nuit… Que du bonheur (comme ils disent à la télé).

Prochain étape, le Japon

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Sécurité pour Tous – 反暴力要安全

La si discrète communauté chinoise de Paris fait parler d’elle…

… et c’est en sirotant mon café du matinal en direct de mes vacances chinoises que j’apprends que 8500 chinois/asiatiques se sont réunis pour manifester contre l’insécurité grandissante dans les quartiers comme Belleville. Ma femme m’avait parlé il y a quelques temps de problèmes qui étaient passés inaperçus dans l’actu et finalement, Chinatown est obligé de sortir de sa tannière pour s’exprimer. Pour qu’on en arrive là, il doit y avoir de sacrés problèmes.

Loin de moi d’avoir une quelconque expertise sur la diaspora chinoise (海外华人 hǎiwài huárén) mais ces phénomènes ont tendance à se développer. J’en discutais récemment avec un ami nigérien qui m’évoquait les tensions grandissantes entre les marchands locaux africains et les immigrés chinois contre qui toute concurrence est impossible en terme de compétitivité.

Pour en revenir sur le cas parisien, on évoque surtout des soucis durant les cérémonies de mariage où il est vrai l’argent, souvent en liquide, coule à flot et passe d’une main à l’autre sans autre soucis de sécurité. Il y a deux jours encore, je constatais une fois de plus que les chinois ne connaissent pas la carte bancaire et j’étais le témoin, dans une banque chinoise où il n’y avait aucun sas de sécurité; du retrait par une jeune femme de 18 000€ en petites coupures puis de sa sortie de la banque, la liasse à la main. Sur Paris, je ne lui laisse pas 30 secondes si tant est que la banque la laisse sortir de cette manière. Même s’il existe en Chine encore quelques zones de pickpockets, surtout dans les endroits touristiques, on se sent très en sécurité quant au port de l’argent. Il est vrai tout de même qu’içi le moindre vol verra tous les témoins bondir sur le malfrat et opérer une bastonnade en public avant que celui-ci ne soit remis aux forces de l’ordre où il passera un très mauvais quart d’heure avant de partir plusieurs années en prison. c’est un fait, généralement « dictature » et « sécurité » font bon ménage. c’est pourquoi un chinois parisien pourra devenir une cible idéal pour les petits voyous du coin.

Sur un plan plus large, cette montée de l’insécurité des communautés chinoises n’est pas nouvelle. On se souviendra des attaques envers cette dernière à Lhassa, ou encore dans la province occidentale du Xinjiang où les minorités Ouighours (les musulmans locaux) et les Han (la plus grosse ethnies de Chine) se frittait. en effet, le développement toujours très discret des chinois a permis a ces derniers de construire et solidifier des communautés qui, si elles ont pu rester discrètes jusqu’à récemment, le sont de moins en moins au regard de l’actualité quotidienne sur la Chine. Qu’importe le pays, le développement de la communauté chinoise s’y est toujours faite sur un même modèle d’autodéveloppement et de discrétion dont le mal majeur pourrait être le manque d’intégration.

en effet, les chinois financent leur propre intégration (les tontines), travaillent entre eux, s’aident entre eux, se font travailler entre eux, consomment entre eux tout en étendant leur présence dans des quartiers quasi homogènes au risque de créer des jalousies au sein des communautés adverses qui ne peuvent intégrer la vie de quartier car non chinoise. C’est là de plus en plus le cas de certains quartiers parisiens (Belleville, Voltaire, le 13ème…).

La France risque sans doute de retrouver à terme le même problème qu’avec ses banlieues : A trop laisser les communautés se développer selon leur propre schémas et en ne faisant jamais la promotion du mélange, on fonce dans le mur. Avec les communautés d’Afrique du Nord des 70s, on a laissé se développer des ilôts de déchéance, de violence et de pauvreté qui a raté son intégration. Avec les chinois, cela risque de se faire également, mais dans l’autre extrême : une communauté riche mais qui ne vit qu’à 100% Made in China, au risque de créer des jalousies autour d’elle.

La manifestation de ce week-end doit évidemment trouver des réponses de la part de la police, mais elle doit de même trouver des réponses de la part des chinois de France. Par ailleurs, s’il est toujours plaisant de voir que cette communauté profite des bienfaits locaux en terme de démocratie pour manifester, il serait utile de l’entendre de même dans d’autres registres que dans les sujets du type « Pro-Chine » en 2008 lors des révoltes du tibet ou encore dans les manifestations « Sans papier ». Discrétion n’est pas Intégration.

Liens :
http://www.lepost.fr/article/2010/06/20/2121989_paris-des-milliers-de-chinois-dans-la-rue-contre-l-insecurite.html
http://www.lepoint.fr/societe/une-manifestation-de-chinois-a-belleville-se-termine-par-des-incidents-20-06-2010-468606_23.php

Quoi faire ?

Y a des gens qui n’ont rien et qui savent pas quoi faire. Logique.
Et y a des gens qui ont pas mal de choses et qui savent pas quoi faire. Pas logique.

Alors voilà, je suis dans le 2nd cas. En gros en ce moment j’ai le choix entre :
1/ Bosser. Je bosse à la maison et je suis super méga charette sur tout.
2/ Dessiner. J’adore ça, j’ai le matos qu’il faut
3/ Lire. J’ai trop de bouquin encore jamais ouvert
4/ Mater la TV/Cinéma… Trop de choses à mater aussi et qui n’attend qu’une pression sur ma télécommande
5/ Faire du montage vidéo. J’ai même pas encore monter mon mariage.
6/ Me replonger dans les langues que j’oublie : Japonais, Chinois, Espagnol…
7/ Voir les potes.
8/ M’occuper de ma femme (j’allais pas l’oublier celui là)
9/ Etc.

Arf!!! Je suis dans une position où j’ai tellement de trucs à faire que je ne sais plus quoi faire. C’est gonflant et franchement, qu’est ce que ça peut être superficiel comme problème. Ca fout les jetons.

Faut que je me reprenne

Du proverbe chinois bien macho comme on aime ;)

Hahaha !!! Il y a vraiment des choses qui m’étonneront toujours dans la culture chinoise. Un petit proverbe authentique pour la route…

母狗不出屁股, 公狗难上
Mu gou bu chu pigu, gong gou nan shang
(mere/chien/ne pas/sortir/posterieur/chiens males/difficile/dessus)

Si les chiennes ne montraient pas leur posterieur, il serait difficile pour les males de les monter…

Grandiose !!! N’est-ce pas ?

Chinois – Leçon 2, « Prononciation + Le Nouvel An Chinois »

Comme promis, ma deuxième leçon de chinois préparée avec amour et empathie pour ceux qui souhaiterait s’y lancer la tête la première afin de pouvoir lire pur jus l’intégrale en VO des oeuvres de Pépère Mao.

Cette leçon 2 fait suite à la Leçon 1.

LECON 2
Note : entre parenthèses ( ), la prononciation à la française.

aujourd’hui on s’attaque à la prononciation, un gros pavé mais il faut en passer par là…
On commence doucement sur cette leçon, des compléments viendront plus tard
lorsque la prononciation diffère de la prononciation francaise, je le spécifie entre parenthèses.

a – o – e (è) – er (are ‘à l’anglaise’) – i – u (ou) – ü

ai (aille) – ei (eille) – ao – ou (o-ou) – an (anne) – en (eune) – ang (angue) – eng (eun’gue) – ong (ongue)

ia – ie (ié) – iao – iou/iu (io-ou) – ian (iène) – in (ine) – uen/un (uène) – uang (ouangue) – ueng (ouen’gue)

üe (ué) – üan (u-anne) – ün (u-ine)

– Pour les consonnes, pas trop de différences, mais quelques-une, les voici:

B et P sont prononcés de manières aspirés

D et T aussi

Z (DZ)

C (TS)

ZH (DJ)

CH (TCH)

SH (CH)

R (super difficile à dominer. Prenez le « are » anglais, et garder le son de li fin, le « re », bah c’est le R chinois)

J (DJ)

Q (TCH)

X (CH)

H (R comme le R espagnol, la « rota »)

Voilà, j’vous embête pas plus là-dessus, un peu de pratique

Vocabulaire: (exercez la prononciation vue plus haut)

Bonjour = Ni hao (ni rao) 你好
(ce HAO signifie « BON »)
Bonjour (matin) = Zaoshang hao (dzao-changue rao) 早上好
Bonjour (l’après-midi) = Xiawu hao (chia wou rao) 下午好
Bonsoir = wanshang hao (ouanne shangue rao) 晚上好
Bonne Nuit = Wan An (ouanne anne) 晚安
Aurevoir = zaijian (tzai djiène) 再见
Merci = xiexie (chiéchié) 谢谢
pardon = dui bu qi (doué bou tchi) 对不起
S’il vous plaît = Qing Wen (tchinegue) 请
S’appeler (nom) = jiao (djiao) 叫
(à noter que tlm ici s’appelle par nom de famille + prénom, car c’est toujours relativement court)
Aimer = ai (aille… et oui, l’amour ça fait mal, hehehe) 爱
etudier = xue, xuexi (chué, chuéchi) 学习

Construction d’une phrase:

En même temps que j’introduis les concepts, quelques nouveaux mots aussi.
Contrairement au japonais, comme on a pu le voir dans le première leçon, les chinois forment leurs phrases un peu à l’occidental: S + V + C

. J’étudie le chinois = Je + étudier + chinois = wo xuexi hanyu (ouo chuéchi hanne-u) 学习汉语
. Je vais à Shanghai = Je + aller + shanghai = wo qu shanghai (ouo tchu shanghai)上海
. Je m’appelle Aguolo = Je + s’appeler + Aguolo = wo jiao aguolo
. Je t’aime = Je + Aime + Tu = wo ai ni

Une dernière chose avant de nous quitter. En chinois, tout comme en japonais, la notion d’espace entre les mots n’existe pas. Donc avant de se lancer dans toute lecture, mieux vaux connaître un minimum de structure.

Un peu de culture ???

Le nouvel an chinois, « Chunjie » (tchuène djié, 春节), ce qui signifie « célébration du printemps » a lieu le premier jour de l’année lunaire.
La date n’est jamais fixe mais c’est toujours en janvier ou en février. Ca en fait 2 que j’ai passe ici et je peux vous dire que dans le genre, pour la totale, c’est epuisant. Et on visite Oncle Zang, et Tante Ming, et Grand Pere Tang et Mamie Xian etc etc…

Bonne Année = Xin Nian Kuai Le (chine niène kouaille le 新年快乐 ) ou Xin Nian Hao (chine niène rao 新年好 ), ce qui signifie en gros Nouvelle – Année – Bonne/Heureuse

Commencons la chronologie des festivités dans l’ordre

1/ On rentre dans sa ville natale pour voir la famille. C’est l’occasion de queues ENORMES dans les gares et de trains ARCHI bondés. Gros sujets d’actualités ici, des gens attendent 1 voire 2 jours dans la gare pour avoir leurs billets.

2/ On achête de nouveaux vêtements, c’est la rêgle, et on astique à mort la maison. TOUT doit être brillant, transparent, niquel.

3/ On achête à manger et comme dans les gares, les supermarchés sont littéralement envahis. On achête des bonbons, des boissons, des cigarettes (offrir des cigarettes en Chine, si possible de marque, est qqch de reconnus. Offrez un paquet de cigarettes et vous serez bien accueilli).

4/ La veille du jour de l’an je vous mets quelques photos de chez ma belle-famille.

La table est préparé avec une dizaine de petits verres, en l’honneur des ancetres
les bougies etc… 
et la totale 
Note de l’administrateur : En changeant de domaine, les photos ont été perdu. Elles seront repostées un de ces jours.

Avant de manger, dans une bassine, le père a rempli 2 verres puis les a versé dans la bassine, on brule quelques petites choses dedans et c’est parti.

Le repas se fait gentillement, et généralement, bcp de chinois regardent le gros gros gros show de l’année, celui de CCTV1. Cette année, on a eu le droit aux honneurs pour les anges blancs face à SARS, Zhou Wei en duo moyen moyen et Yan Liwei, le Taikonaute, pour le speech juste avant le compte à rebours.

5/ Les jours suivant, c’est le gros morceaux. La génération précédente était incitée à faire des bébés donc généralement, il y a beaucoup de tantes et oncles de chaque coté de la famille. Conséquence. Déjeuner chez les uns, dîner chez les autres. La rêgle étant d’inviter une fois chaque partie de la famille (10-15 repas pour moi). Ce sont des gros repas où coule à flot le baijiu (l’alcool de riz chinois bien bien bien fort) et ou on mange pas mal de sorte de petits pains blancs (mantou) et qui finissent généralement sur des parties de cartes (les chinois sont très joueurs de cartes) ou de mahjong.

6/ Les Hong Bao (rongue bao, 红包), ces charmants petits paquets rouges que l’on reçoit de la famille et contenant de l’argent. En tant que copain de ma copine, je reçois pour moi ceux qui lui sont destinés. C’est la rêgle (qui a dit injuste). On ne les ouvre pas devant la famille, un simple merci suffit.

7/ Les célébrations du nouvel an chinois durent normalement 2 semaines.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. A la prochaine pour la leçon 3 si je trouve le courage

Chinois – Leçon 1, « Introduction »

Bon, ayant commencé des lecons basiques de chinois ailleurs, pourquoi ne pas en faire profiter ici tient.

J’essaierai de continuer un peu plus régulièrement mais ca devrait deja vous donner une bonne idée basique de la chose.

1/ Qu’est-ce que le chinois:
Mandarin (Chine) + Cantonais (HK, Guangdong) + une quantité astronomique de dialectes (d’un village à l’autre, les dialectes différent).
Sachez qu’une personne de Shanghai pourra ne pas comprendre une personne de Hangzhou (à 200km de distance) si elle parle dans son dialecte. Les dialectes sont très différents et n’ont pas forcément d’équivalence à l’écriture. On peut les parler, mais pas toujours les écrire.

ICI, ce que nous apprendrons est essentiellement le chinois le plus parlé en chine, le putonghua 普通话 (commun language) alias, le mandarin.
Le cantonais, vous pouvez l’entendre avec tous les artistes de HK, ou dans le quartier chinois a Paris. Il est beaucoup plus chantant et généralement notre idée du chinois correspond au cantonais.

2/ Le pinyin ? C’est quoi ?
C’est la transcription officielle du chinois mandarin dans notre alphabet. A la différence du cantonais qui a une sorte de pinyin un peu bancale.

3/ Les Hanzi (idéogrammes)
Il y en a beaucoup… vraiment beaucoup. Depuis pas si longtemps, ils utilisent les idéogrammes simplifiés (moins de traits), alors qu’à HK on utilise les traditionnels (bourrés de traits) et à taiwan, où l’on parle en mandarin, on est entre les deux… et on y utilise les tradtionnels. Les japonais emploient les idéogrammes traditionnels (genre… le DAI de « Mondai ») et les simplifiés (le GAKU de gakusei)

4/ Un japonais peut-il lire le chinois, et le contraire ?
Oui et non… un exemple… 先生 (chinois: xiansheng, monsieur; japonais: sensei, professeur). Mais bon, dans l’ensemble ça ne pose pas trop de problème, pour beaucoup de mots, ils utilisent les mêmes idéogrammes (simplifiés ou traditionnels).

5/ On commence ?
Dernière précision… en chinois, pas de conjugaison, pas d’article, pas de genre, et une grammaire très approximative. On peut facilement parler en mettant les mots ensembles (un truc bien cool):
Exemple:
– Je veux manger du poulet = Wo xiang chi ji (Je – vouloir – manger – poulet)
– Demain, je mangerais du poulet = mingtian, wo yao ji chi (demain – je – (futur) – poulet – manger)

le tout étant de respecter un ordre qui parfois, dans le language parlé, change selon les usages.

6/ La difficulté ????
Evidemment, les idéogrammes, qui sont composés de 1 ou plusieurs parties. et les 4 intonations… une montante, une haute constante, une descendante et une descendante/montante… C’est l’enfer. Car pour chaque mot, faut les connaitre, et donc pratiquer la langue et répéter… répéter… répéter. Car aussi bien en français, quand la copine à Aguolo lui parle en french, il arrive a comprendre en dépit de son horrible accent, aussi bien un chinois, si l’accent n’est pas PRECISEMENT l’accent correct, il ne comprendra pas. Ce n’est pas de la mauvaise foi, c’est juste très très très stricte.

7/ Enfin:
Pour lire les idéogrammes, IE6 suffit amplement, il suffit d’installer les languages… allez chez microsoft pour voir comment, sinon, pour ecrire, win2000 ou XP sont nécessaires il suffit d’installer le chinois et là, un sympathique systeme permet d’écrire en pinyin, avec retranscription après en idéogrammes (comme le systeme pour ecrire en japonais). Il y a des programmes payants sinon, mais bon, je ne les utilise jamais.
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LECON 1

On compte (entre parenthèses, la prononciation)

1 Yi [i] 一
2 er [are, a prononcer un peu a l’anglaise] 二
3 san [saaaaane, très court] 三
4 si [su] 四
5 wu [wou] 五
6 liu [lio-ou] 六
7 qi [tchiiiiiiiii] 七
8 ba [ba] 八
9 jiu [djio-ou] 九
10 shi [chu] 十
11 = 10 – 1 = shi yi 十一
12 = 10 – 2 = shi er 十二
20 = 2 – 10 = er shi
34 = 3 – 10 – 4 = san shi si
100 = 1 – 100 = yi bai (bai… prononcé « baille ») 一百
500 = 5 – 100 = wu bai
3000 = 3 – 1000 = san qian (qian… « tchienne ») 三千
30 000 = 3 – 10 000 = san wan (wan… « ouane ») 三万

les personnes

Je = wo (ou o) 我
tu = ni (ni) 你
il elle = ta (ta) 他(il) 她(elle)
nous = women (ou o meune) 我们
vous (de politesse, une personne = nin (nine) 您
vous = nimen (ni meune) 你们
ils elles = tamen (ta meune) 他们(ils) 她们(elles)
etre = shi (chu) 是
question = ma (ma)…. en fin de phrase 吗 (avec point d’interrogation aussi… alors qu’il saute en japonais)

des phrases…

je suis aguolo = wo shi aguolo
我是 aguolo

tu es aguolo = ni shi aguolo
你是aguolo

es-tu aguolo = ni shi aguolo ma ?
你是aguolo吗 ?

est-il aguolo= ta shi aguolo ma ?
他是aguolo吗 ?

Un p’tit mot pas bô pour la route ???…

tamade (tama 2) …. une sorte de… « mer*** », « fait ch**** »
bendan (beine dane)…. imbécile
cao ni ma de bi (tsao ni ma 2 bi)….. va ***** le ****** à ta maman
qu ni de (tchu ni de) …… va t’faire f*******

Voilà, RV bientôt pour la leçon 2