Election d’Obama… et Cie

Bon, un petit mot quand même sur cette élection pleine de sens.

Sur l’arrivée d’Obama à la présidence des Etats-Unis :
Enfin l’occasion de montrer que l’on peu être à la dette du monde sans avoir la peau blanche. Durant cette campagne, j’ai particulièrement apprécier le fait qu’Obama ne se soit pas revendiqué comme un représentant de la communauté noire dont l’élection aurait avant tout porté le seau d’une sorte de revanche. Non, Obama, c’est un américain, un intellectuel, un parcours, un programme… et voilà, c’est tout.
Conséquence, un vote qui a transcendé la simple barrière des races pour ne voir que l’essentiel : L’homme.

Un homme qui semble-t-il voit le futur du monde autrement que sous l’impérialisme états-uniens.

Bon, évidemment, et c’est très américain, on a beau parler d’arrogance à la française mais les envolés lyriques à la « the US, The Greatest Country in the World », j’ai du mal à digérer. Un peu plus de franchise sur le récent passé des Etats-Unis et un regard franc sur les nombreuses erreurs commises mériteraient plus de modestie et de retenu. Mais bon… On ne vas pas changer tout un peuple en une seule élection.

Evidemment, de notre côté de l’Atlantique, il ne faudra pas s’attendre à d’extrêmes changements de la part des US. Il faudra sûrement prévoir plus de protectionnisme et puis bon, notre ami nouvellement élu est tout de même encore pro-peine capitale, pro-réduction du nombre des avortements, etc.

Sur la fin de l’ère Bush :
Dieu que c’est bon. Dieu qu’il me fait honte que la race humaine ait pu avoir la décence de voter à deux reprises pour cette tanche. Son bilan :
– Une Amérique jamais autant détestée de par le monde
– Des valeurs américaines réduites à néant
– Des libertés et une démocratie au plus mal (Patriot Act, Guantanamo Bay, Abhu Graib, Les Prisons Secrètes, etc.)
– Une politique bélligérante un brin trop préventive et surtout malhonnête
– etc…

In Fine… Et bien j’aurais été un votant de W. , j’serais pas très fier.

Et pendant ce temps en France :
Nicolas S. continue à démonter ce qui faisait que la france était la France, continuant à forcer l’application d’un modèle américain qu’il apprécie sur un pays qui n’en veut pas. Alors oui, la crise semble le faire changer de direction (en apparence), mais n’oublions pas que sous l’égide de l’hôte de l’Elysée :
– Il est plus difficile que jamais de rentrer en France (ma femme a bien fait d’y rentrer en 2004)
– Il est plus facile que jamais de sortir de France
– La sécurité sociale (Symbole de ce qui fait que la France est ce qu’elle est) est détricôté à coups de fermeture de centres de santé içi et là, d’hausse du ticket modérateur, etc.
– On a failli avoir les crédits hypothéquaires, source des malheurs américains
– On travaille plus pour gagner moins
– La politique n’est plus que grands mots, grands discours, plans marshall de je-sais-plus-trop-quoi, New Deal du machin-chose… mais sans rien derrière.
– L’opposition a disparu
– etc.

La France perd aux yeux du monde sa spécificité. Celle du pays des droits de l’homme où il fait bon vivre. Les seuls valeurs de vie, les seuls projets de société ne se limitent plus qu’au « Comment travailler plus ? Consommer plus ? ». Rien d’autres. Rien.

Donc au final, j’ai de l’espoir quand même.
L’espoir d’une Amérique bien plus juste avec le monde qui l’entoure. Plus juste et consciente qu’elle n’est pas que LE pays, mais UN pays parmi tant d’autres.
En tout cas, il est encore trop tôt pour se prononcer et l’histoire jugera.

Obama Day + 1 jour & 1 nuit à Milan

疲れた !!! *

Mercredi 5 novembre 2008 :
Je me lève, il est 4h du mat’.
Ma paress… très chère femme est encore dans les bras de Morphée. Je lui épargne la sale besogne de romantiquement m’accompagner jusqu’à l’aéroport (je sais, des romantiques comme moi, ça s’fait plus).

Dans la voiture, sur le trajet de l’aéroport, j’ai le temps d’entendre le discours de McCain. Tu m’étonnes qu’il ait raté l’élection. Entre la crise, Bush et sa potiche de colistière, y a pas photo, l’Obama avait une avenue devant lui pour la Maison Blanche.
Bon, ça me gonfle un peu les discours bien pensants d’une certaine France comme quoi sa victoire est avant tout une victoire des noirs sur les blancs. Si évidemment la symbolique n’est pas neutre, lui-même n’a jamais évoqué la question de la « race » (comme on dit là-bas, et pas chez nous où le politiquement correct à rayer les mots races/sourds/aveugles/nains/gros/noirs/arabes/… du language). Car oui, sa victoire, c’est avant un camouflet pour des républicains qui, en 8 ans, n’ont réussi qu’à annihiler le rêve américain au profit d’une société bien « big brotherisée » où les libertés ne sont plus que les ombres d’elles-mêmes.

Mais bon, maintenant on va pouvoir juger sur pièce que vaut notre ami. Pour rappel, il souhaite une baisse du nombre d’avortement, n’est pas contre le port d’arme, ne condamne pas la peine de mort, et semble assez protectionniste. tout n’est pas rose chez lui non plus, bien qu’on lui accordera, semble-t-il un esprit un brin moins guerrier et plus prompt à la discussion.

Parenthèse Obama fermée.

6h50, Mon avion lowcost blanc et orange quitte CDG.
8h30, Aterrissage à Malpenza, l’aéroport international de Milan. Direction La Fieramilano pour « saloner ». Et du salon, j’en ai bouffé mais Italie oblige, c’est belles pépés power !!! Ah! Les Italiennes 😉
(Note de madame Aguolo si elle me lisait : « hé ho, tu rêves pas là ? T’es marié coco, c’est fini tout ça !!!)

21h30, Charmant dîner à la Fabbrica, une enseigne Fabrique (vous l’aviez deviné ?) qui propose d’excellentenssima pizza.

Vers Minuit : Retour à l’hôtel 4 étoiles (qui n’en vaut que 2 et 1/2). Mort…

Jour suivant, j’dois m’lever tôt. L’avion est à 11h30. Brouillard intense, on nous annonce 50mns de retard… -_- » Joie…

* Ne me demandez pas ce que ça veux dire, c’et pour me la péter et y a des services de traduction partout sur le net.