Israel-Palestine, l’Histoire… éternel recommencement

Au regard de l’actu, Je me suis rappelé au bon souvenir d’un billet publié il y a deux ans et demi sur l’ancien blog intitulé « Israel-Liban, de l’art de la proportion » et la surprise à la lecture fut ce petit dessin de l’époque.


Tout Pareil.

Petit coup de gueule…

Ma position sur la chose car je n’aime pas vraiment la lacheté des « Ne cherchons pas les responsables, trouvons des solutions » est la suivante:
Comment diable les autorités israéliennes peuvent-ils espérer quelque sympathie qu’il soit de la part d’un peuple (les palestiniens) qui vit écartelé entre deux territoires (la Bande de Gaza et la Cisjordanie), où en plein été au mois d’août, on ne peut compter sur une électricité en continue (controlée par Israel), où il n’y a de sortie que les points de contrôle (plus d’aéroport, encore moins de port décent, ni de frontière non murée), où il faut faire des kilomètres de détour pour se rendre au travail ou chez le médecin (vive les routes « privées » pour les colonies). A Sdérot, la fameuse colonie où pleuvent les rockets, il y a eu moins d’une dizaine de morts depuis… les conflits commencé il y a bien longtemps. Gaza, c’est 3000 morts.
Alors oui, je me répète : comment diable les autorités israéliennes peuvent-elless espérer autre chose qu’une majorité du monde située hors du conflit puisse considérer tout cela comme une profonde d’injustice. On nous rappelle souvent notre devoir de ne pas oublier l’aveuglement des français durant la chasse aux juifs durant la 2nde Guerre Mondiale. Je crois qu’aujourd’hui, cette même obligation de nos puissants à ne pas être aveugle est impérative. C’est ne pas être antisémite que faire fi de ce sentiment de culpabilité vis-à-vis de la Shoah pour juger les événements actuels tels qu’ils sont. Ce qu’ils se passent aujourd’hui et le silence assez étourdissant d’une Amérique soutient inconditionnel d’Israel ne font qu’entretenir jour après jour ce que certains appelle l’Industrie de l’Holocauste instrumentalisant la Shoah pour qu’on lui signe un blanc-seing permettant toujours le pire.

Certains disent « mais commet réagirions-nous si l’on bombardait Lille à coups de rockets ? ». Posons-nous la question plutôt de « Comment réagirions-nous si, à 4000 habitants par km2, depuis 20 ans, nous vivions dans une cage où du jour au lendemain, la main de notre voisin décide de la pluie et du beau temps ? ». Au pays des Lumières, un tant soit peu de réflexion, même s’il s’agissait de notre propre pays, parait évidente et nécessaire. On dit même que l’on s’auto-flagelle trop à force de chercher des poux à notre passé de collabo/colonisateur… Pourtant, il est des mêmes français (Richard Prasquier, président du CRIF), qui eux ne semblent pas se poser la question du bien-fondé du conflit sont à fond derrière l’opération.
C’est sans doute là un dernier point qui exaspère : le manque de lucidité, le rechignement à l’autocritique, l’absence totale de capacité à se juger soi-même. Si au sein d’Israel, des voix se lèvent de plus en plus pour questionner l’Opération Plomb Durci, il faut croire que le France a hérité des organes de représentation les plus collabo du monde. Qu’importe le gouvernement, qu’importe le nombre de mort (au jour d’aujourd’hui depuis le 27 décembre: 689 palestiniens, 10 israeliens) … Tout est justifié si ce n’est justifiable.

Israel, aux yeux du monde, pourrait risquer de devenir son grand ennemi d’hier. Comme le disait le journaliste israelien du quotidien Haaretz, Gideon Lévy: « Sarajevo est à Rafah ».