La Zic (et pub) du Week-End #15, Carmensita – Devendra Banhart (Madly, de Kenzo)

J’aime bien ce qu’ils font chez Kenzo, toujours à même de dénicher un morceau qui va marcher dans leur com’

… et après The Shanghai Restoration Project (le lac de roses), et Jill is Lucky (les toits de Paris), voici Devendra Banhart et son morceau de 2007-2008, Carmensita, au service du dernier parfum de Kenzo: Madly. A noter que dans le clip figure dans le rôle de la Princesse, Natalie Portman, alors girlfriend de l’artiste.

La pub :

Le clip :

La Zic de Pub du Week-End #9 – The Hopper Invasion, « Abre Tu Mente »

Sony Ericcson nous bassine en ce moment avec leur pub…

… et faut croire que ça marche. Ca me fascine toujours de voir à quel point aujourd’hui on se complique la vie en créant de l’événementiel (l’Opération Hopper Invasion) ici et là dans le monde entier pour ce soit purement et simplement le support du lancement de nouveaux téléphones/appareils photos. Ca n’est plus de la récupération, c’est du marketing viral à l’état pur. Et moi, cette tendance, ça me dérange un peu.
Pour en revenir à la pub, le morceau, c’est « Abre Tu Mente » du Studio Song Zu et c’est en espagnol (précision pour les non-hispanophones). Et là pour que vous puissiez mourir un peu moins idiot, je ressors mon vieil espagnol rouillé de mes années étudiantes et a priori les lyrics, ça nous donne :

Abre Tu Mente, Todo el Mundo a Gozar (Ouvre ton esprit, tout le monde est heureux)
Canta con el Corazon, Muevete Muevete (Chante avec le coeur, bouge-toi, bouge-toi)

En Bonus, le nouveau film publicitaire « Flower by Kenzo » qui aura pris son temps pour venir mais qui reste dans le même ton que l’ancien avec ses milliers de coquelicots, sa beauté asiatique et la bonne musique. A la différence que la taiwanaise Shu Qi laisse place à la japonaise Lika Minamoto et que l’on n’est plus à Hong-Kong mais à Paris. Je rajoute aussi le clip de la zic qui est très très bien.

La Pub « FlowerbyKenzo » :
http://www.youtube.com/watch?v=qL0h11nl_qY

Jil is Lucky – The Wanderer
http://www.youtube.com/watch?v=JQTPLqi5W0g

La publicité et les internautes…

La publicité et le marketing ont-elles encore des places au sein de nos sociétés et sous quelle forme ?

Je prends mon cas et celui de ma femme. Nous sommes très grands consommateurs de DVDs ou d’internet. Conséquemment, nous regardons et nous lisons ce que nous voulons. Le zapping passif devant une télévision face à laquelle nous demeurons impuissants face à la programmation et aux horaires à laisser place, pour notre part, à un surf actif où seuls nos désirs dictent nos visionnages et autres lectures online.

La publicité, par essence, vit de la disponibilité de nos cerveaux pour la réception d’un message, aussi court soit-il. Comme disait Patrick Le Lay, président de TF1:

 » Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective « business », soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (…).

Et oui, pour que la publicité fonctionne, il faut du temps disponible hors, ce temps disponible disparaît de plus en plus. La télécommande a déjà permis de zapper la publicité. L’internet, lui, permet de programmer sa propre télévision. Combien de jeunes avouent aujourd’hui ne plus vraiment regarder une télévision qu’ils méprisent.

Alors aujourd’hui, le marketing se diversifie car il saît que la télévision, aussi vitale soit-elle, n’est plus la panacée. Etre présent sur la toile, aussi difficile cela soit-il, devient l’unique moyen de trouver de ce temps disponible pour vendre du coca-cola. Les bannières sont toujours là, puis les mini-bannières, les pop-up, les SPAM puis maintenant les publicités dans les programmes de chat tels que ICQ, MSN… Cette semaine, plusieurs annoncent le débarquement de la publicité par RSS. Mais est-elle au moins efficace ? Oui et non.

Oui, car elle permet non seulement d’être de nouveau présent devant une population qu’elle n’atteignait plus, mais surtout parce que désormais elle s’adapte à nos goûts. La publicité est désormais interactive. Là où avant, elle n’était qu’un simple message, désormais elle est réduction, jeu, informative, etc. En outre, grâce aux infameux cookies ou autres spyware, elle se rensigne sur nos habitudes de surf, de consommation et peut alors s’adapter à ce que nous voulons. Magnifique machine… Magnifique vous avez dit ?

Car oui, là où le bat blesse, c’est que cette même publicité tend à ne passer qu’un seul message. Là où le temps d’une coupure publicité, nous étions bombardés de publicités pour des produits ou services divers et variés, sans cibler à outrance mauis en ratissant large, celle du net tend au contraire à être trop spécifique dans son ciblage et tends à définir l’internaut que par une seule famille de produits et de services. La fameuse niche est atteignable mais à quel prix ?

La solution ? On en reparlera une autre fois 😉

Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (…).

Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise.