919 jours sans te voir très cher blog. M’avais-tu manqué ?

919 jours… 2 ans, 6 mois et 8 jours.
La tentation des 1000 jours était par essence, « tentante », mais faisons fi de ce genre de galipette artificielle de relance, que je m’atelle à quelques proses plus substantielles.

Donc voilà, 2 ans et demi que je n’ai pas mis un pieds sur ce blog, sur mon blog qui, en février dernier, aurait fêter ces 10 ans.

C’est entre autre, par curiosité, en me connectant à l’interface admin du site que je vis que WordPress, le CMS qui propulse « fièrement » Aguoland, que je me vis proposer une grosse vingtaine d’update et le passage de wordpress 3.6 à 4.2.2. Une belle preuve du peu d’intérêt que ces derniers mois j’accordais au site.

La faute ? Multiple. Evidemment, la mienne est la première mais resituons un peu les choses histoire d’y voir plus clair.
On est le 3 janvier 2013 et je perds mon boulot. Nous sommes à 1 semaine de la remise des clés chez le notaire pour une maison sur Bourges (qui n’est pas à l’époque, et certainement encore aujourd’hui au regard des retours d’anciens collègues, un bassin d’emploi très dynamique), les cartons sont prêts pour un déménagement dans le mois et soudain, la chose tombe. Mon épouse avait dû lâcher son boulot, je perdais le mien, un gros crédit immobilier allait s’ajouter à l’actuel. Y a plus flippant dans la vie, certes, mais là, on était quelques part « over 9000 » dans le genre stress.

Les journées suivantes auront été terribles. Le prêt étant accordé, potentiellement, je suis dans l’obligation d’acheter la baraque et de faire face aux mensualités (nouveau prêt, relais, etc…) avec un nouveau de revenu moindre et très temporaire (1 an de chômage, tout juste). Thanks god, en relisant les contrats, si quelques annonces peuvent faire envisager une non-solvabilité, je pouvais de tout urgence tout arréter (avec le risque de grosse pénalités, surtout du coté du vendeur). Pas le choix donc :
1/ Contacter le vendeur et le rencontrer : terrible, ça a été fait le jour même. Le gars était lui-même personnellement dans une mauvaise passe. Pas amusant DU TOUT.
2/ Voir son notaire
3/ Discuter des termes du licenciement économique/séparation à l’amiable
4/ Faire produire une lettre de licenciement
5/ Avec cette lettre, voir la banque et TOUT arrété.
6/ Rassurer sa compagne et faire face au désespor de ne pouvoir emménager dans ce qui était une superbe maison
7/ Se préparer à quitter l’entreprise et à recommencer de zéro dans le fabuleux engrenage tellement humain de Pôle Emploi et de la recherche de boulot.

Un très très mauvais mois de janvier 2013 donc. J’aurai quand même illustré la chose, histoire de lacher un peu la pression

Retour au point de départ…

9 janvier, moins d’une semaine après la terrible annonce, je fais la tournée de l’usine, annoncant mon départ qui se fera le jour même. C’est déchirant, la qualité des personnes avec qui je travaillais était fantastique et y a pas à dire, l’esprit en province est tellement plus cool, sincère et humain.

De retour dans ma banlieue du 94, je décompresse. Mon année fût chargé, les temps récents, assez stressants. Je me réinscrit au Pôle Emploi, je pondère sur les événements de ce mois et passe en mode larve (la pire erreur, on le sait tous).

Dans notre malheur, car oui, ce malheur concerne ma tribu et non juste ma personne, je négocie pas trop mal les conditions de mon départ. J’en profite pour acheter une petite voiture pour ma chère et tendre, voiture qu’elle découvrira à son retour de voyage en Chine à l’aéroport (tellement romantiques ces français !) et avec laquelle j’ai été me chercher un p’tit cadeau personnel, une Cintiq 24HD, avec laquelle finalement, je ne serai pas plus productif que ça. Toujours est-il que dans ma spécialité, c’est le genre d’outils qui peut servir et aujourd’hui encore  je ne regrette pas l’achat. Toujours est-il que cette tablette me confirme encore qu’abondance d’outils ne fait pas meilleur artisan.

Les jours, semaines et mois passent. Mon ancien N+1 a rebondit très vite sur ses pattes et finalement, les événements du 3 janvier lui auront été salutaire. Moi, non.
Le feeling est assez bad, j’enchaîne les entretiens mais ne suis pas un foudre de guerre, que ce soit en candidature qu’en entretien. Faut être sincère, je suis mauvais, très mauvais dans l’exercice et surtout j’ai en tête l’idée permanent de me remonter une boite. Las, mon argent me brûle les doigts. Ce qui aurait fait un excellent capital de départ disparait aussi vite qu’il est arrivé : nouvelles voitures, voyages, etc. Fin 2013, toujours mon projet en tête, je suis assez acculé.

La procrastination : mon pire ennemi. Très sincérement, aujourd’hui encore, je travaille dessus. J’essaie de trouver des méthodes, des moyens de m’en sortir, mais chassez le naturel, il revient au galop.

Toujours est-il que début 2014, discutant avec un ami, je monte enfin ma propre boîte. L’activité de base : la programmation, les activités annexes : du graphisme, de la construction de site webs et de la prestation média (tournage, montage, motion design). Je me creuse la tête pour trouver un nom, je le teste à droite à gauche, c’est une affaire bien compliqué. Entre trouver un nom en .fr ou .com disponible, non déposé à l’INPI et qui claque bien, les heures et les jours déroulent. A la mi-janvier, je trouve enfin mon nom, mon type de structure et rapidement, je ponds les statuts, inscrits la société à la CCI du coin et c’est parti pour ma seconde aventure de capitaliste (la première, je fus associé-fondateur, là, je suis « Président », titre officiel mais bien pompeux)

Depuis janvier 2014 donc, via cette boite, je suis freelance en mode assez mono-client (monumental erreur qui ne se révelera qu’un an plus tard).

Je ne me paie pas, tout ce que je gagne passe dans le fonctionnement, les déplacements, le contact client et surtout les investissements pour la boîte. La Cintiq s’avérera un allié précieux et j’investis dans de la lecture informatique comme jamais, m’auto-formant à Java, plus encore en php, dans le motion design, l’art du montage vidéo, etc.
La santé va, la famille va, le boulot va, c’est la Sainte-Trinité. Je fais ce qui me plait, suis archi-motivé, que demander de plus ?

En quelques mois, l’activité progresse et tourne bien. Evidemment, je dois faire avec la paperasse, la compta, les impôts mais dans tout ça, mes prestations donnent des résultats satisfaisants, je gagne en compétence, je commence à avoir les bons outils pour faire des prestations convenables et mon épouse, depuis fin 2013, étant dans une position et une société des plus solide, nous envisageons l’avenir sous les meilleurs auspices.
Au cinéma, c’est dans ce genre de contexte qu’intervient LE retournement de situation, LE drame, LE Deus ex-machina qui va relancer l’intrigue et passionner les spectateurs pendant que les acteurs de leur vie vont bien en chier.

Mon drame donc ? Début 2015. Décidément, je suis abonné aux debuts d’années douleureux.

Printemps 2015 arrive, les oiseaux chantent, les premiers bourgeons bourgeonnent et le soleil percent enfin cette épaisse couche nuageuse à laquelle les franciliens sont tellement habitués. Depuis quelques mois, avec le fameux ami, les choses devenaient plus compliquées. Ce dernier étant qui plus est mon principal client, j’aurais dû voir les choses venir.
Je ne rentrerai pas dans les détails de qui à tort qui a raison même si objectivement, j’ai mon idée, mais le fait est qu’au mois d’avril, je ne l’ai pas vu venir et notre collaboration pris fin. Ma confiance dans notre projet fit que depuis début 2014, je lui ai dédié 100% de mon temps, 100% de mes formations, 100% de ma productivité, 100% de mon attention. En gros, tout ce qu’il ne faut pas faire en business et c’est là, pour l’inexpérimenté en esprit d’entreprise que j’étais, toute mon erreur. Quand les choses vont bien, on a tendance à une foi et une confiance aveugle sans même se poser la question « et si demain… ? »

Ce « demain », je l’ai pris dans la gueule de la plus sale des manières et encore une fois, en cet été 2015, je dois tout recommencer. Retrouver des clients, et/ou retrouver un emploi, se remettre à la difficile et pénible tache de recandidater, de reprospecter, avec toujours l’appréhension des fins de mois difficiles, qui deviennent progressivement des milieux de mois et même des débuts de mois difficiles.

Cette désillusion, cet échec, aujourd’hui me fait passer une phase bien compliquée mais c’est une forte leçon et j’en ai tiré beaucoup. On a beau lire des livres et se dire que « ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier », « préparer l’avenir », « mettre de coté pour les moments difficiles », sont des concepts bateau que tout le monde connait. NON ils ne le sont pas. Dans l’entrain d’une activité, dans le chaud d’un quotidien passionnant et occupant, on oublie trop vite que demain, comme au cinéma, les retournements sont possibles et je dirais même inévitables.

Aujourd’hui, je travaille pas mal sur moi-même, sur qui je suis, sur ce que je veux, et sur les moyens d’atteindre mes objectifs et autres buts de la vie. Je me sais très loin d’être parfait et je connais beaucoup de mes défauts. Je sais ne pas être du tout à 100% du contrôle de ma vie et je connais ces points qui, si résolu, peuvent me permettre d’envisager les temps à venir de manière plus paisible. Mon principal ennemi : la Procrastination. J’en ai déjà parlé içi ou sur l’autre blog, je connais ce défaut qui me conduit, par peur de l’échec, à toujours avoir besoin de mieux me préparer, de mieux savoir comment, retardant toujours plus mon passage à l’action. Aujourd’hui, je travaille dessus et en même temps, prends quelques initiatives, de manière progressive, pour « agir » et constater les résultats. L’avenir me dira si ça aura marché et le cas échéant, je lacherai quelques posts sur ce point mais le fait est que je suis hyper confiant et que si financièrement, la passe est assez pénible, je m’en sortirai… Nous nous en sortirons.

Avant de finir ce déjà bien bien long posts (le plus long ?), un petit bilan sur les quelques engagements de début 2013 à l’occasion de mon licenciement :

Pour rappel, petit bilan des anciennes réolutions…

  • « Maigrir », là c’est raté de chez raté, mais je récidivera pour cette année et cette fois-ci, comme on dit à chaque fois, je m’y tiens.

  • Booster mon mandarin (HSK) et mon japonais (Niv.3) : raté. Mais je le relance pour 2013.

  • Compte en banque positif : Ca va, j’ai géré, mais les semaines à venir vont décider de la cordialité de ma conseillère

  • La mini-bd : Raté. Boulot et exil chez les potes faisant, impossible de toucher à la tablette et franchement, pas le temps le week-end (réservé aux revoyures femme et enfant)

  • Méga-organisé : moyen, mais assez pour mon ancien « futur job »

  • Social + Famille : Ca allait dans le bon sens.

  • Pour 2013, la bonne résolution, bien refaire l’apprt et le rendre bien agréable à vivre… Et puis me trouver un nouveau boulot. Arf…

 

  • « Maigrir » : Raté. En 2013, j’avais fait fort. Vers avril 2013, forte reprise du sport, perte d’environ 7-8kgs et puis un voyage en Italie plus tard et un horrible problème de dos, obligation de tout arréter, reprise rapide de poids. La déch. Toujours est-il que je ne lache pas l’affaire. Ca fait 2 mois que j’ai relancé la chose, de manière plus progressive et équilibré. Ca prend son temps mais y a du progrès.
  • « Le mandarin + le HSK » : Foiré, j’ai rien foutu, mais je me suis formé, surtout en 2014, à pas mal d’autres choses donc…
  • « Compte en banque positif » : il l’a été pendant un temps, aujourd’hui, difficile de faire pire.
  • « Mini-bd » : La Cintiq n’a pas aidé, trop de procrastination. Je relance la chose
  • « Méga-organisé » : Que dalle. Mais là je n’ai plus le choix. Trop de chose à faire, je suis au pieds du mur
  • « Social + Famille » : Il y a du mieux, soyons honnête.
  • « Refaire l’appart + nouveau boulot » : Appart non refait, de pire en pire tellement il est encombré. Pour le nouveau boulot, oui et non, j’ai monté cette boîte, qui avait de l’activité, maintenant moins. Affaire à suivre.

Je vais peut-être, un peu tard, lacher quelques bonnes résolutions de mi-année :

  • Déménager : On en parle, on en parle, on en a marre de la région parisienne. Pour cette année, ce sera peut être un peu compliqué mais avant la fin 2016, je tiens les paris
  • En finir avec la procrastination : j’y travaille
  • Mincir : mon but, 75kgs. Il y a 2 mois, j’étais à 93, je suis à 87, si je peux atteindre le 82 en fin d’année, je serai déjà bien satisfait
  • BD/Manga : Publier quelque chose pour la JE2016, je m’en sens capable, maintenant, faut que je m’organise
  • Moins dormir : Je ne suis pas un gros dormeur mais trop de sieste içi et là et toujours ce sale feeling de voire ma vie passer devant moi quand j’ouvre les yeux
  • L’organisation : bis repetita de la ligne « procrastination », c’est une condition sine qua non
  • Deux clients permanents. C’est ce qu’il faut pour travailler un peu safe
  • Compte en banque positif : il fut un temps ou je tenais un budget familial et c’était pas plus mal. A relancer.

CA fait déjà une belle liste de choses à faire, on verra en fin d’année si au moins un bon 1/3 est tenu, ce qui sera pas mal tout en gardant à l’esprit qu’il ne faut pas s’en satisfaire. 100%, c’est LE but.

Voilà !!! Près de 2000 mots et un peu mal au doigt. J’essaierai… NON! Je vais revenir plus souvent.
Ca fait du bien de gratter un peu la life sur le blanc papier immaculé du world wide web. Ca met en perspective les choses, et puis ça laisse quelques traces qui, des années plus tard, sont toujours passionnantes à reparcourir.

Sur ce, je vous dis à la prochaine 😉

Moi.

 

Bye-bye 2012 !!! Bonjour 2013, ou plutôt 20(friday)13(th)

Bien m’a pris de ne pas poster dès le 1er janvier mes meilleurs voeux car entre-temps, en guise de bonne année, on m’a fait ma fête. Ce qui néanmoins ne m’empêchera de vous souhaiter, à tous et à toutes, lecteurs ou non du blog (où j’ai rien posté depuis 9 mois), une heureuse et merveilleuse année 2013.

Si j’avais donc posté ces voeux mardi dernier, 1er janvier de son état, je vous aurais dit que 2012 aura été complexe, mais fantastique, que le boulot se porte à merveille, que la petite famille aussi, qu’hélas, j’ai encore grossi et que dans 2 semaines (le 16 janvier), nous déménageons puisque nous prenons réception des clés.

Mais voilà, le 31 fût bien arrosé, et le 1er, je n’étais en jambes, ou plutôt en doigts, pour phraser quelques bons mots de nouvelle année.

Et puis voilà que le 2, je reprends mon boulot et que le 3, mon directeur (commercial) est convoqué par le DG, puis moi puis le directeur technique. Je ne me doute de rien, je pense que nous allons parler projets pour 2013, etc… et 1h plus tard, je ressors avec une gueule de bois genre 31 très très bien arrosé.

« M.AGUOLO… Mes meilleurs voeux… 2012 a été une mauvaise année pour le chiffre d’affaires, 2013 s’annonce pire, on a décidé de faire le vide dans le management et donc, vous ferez parti de la charette de 15% du personnel qui nous quittera ce Printemps… On va négocier tout ça en bonne et dûe forme… On n’a rien contre vous… Mais c’est une décision groupe qui descend de Paris, blablablabla… »

En 60mns, j’apprends que le directeur qui m’avait recruté et viré, que moi, N-1, le suit aussi, que le directeur du bureau d’études aussi et qu’une vingtaine d’autres le seront. A deux semaines de la signature chez le notaire, un licenciement économique, ça calme.

Depuis, en 4ème vitesse, je me suis fendu d’une entrevue avec le vendeur, boulversé autant que je le suis, les notaires, les banquiers, etc… Les jours à venir vont être rodéo.

Donc voilà, retour à la case départ. Déménagement à Bourges : ANNULE, Barbecue au Printemps : ANNULE, tout le boulot qui fût lme mien durant les bientôt 1 an là-bas : DU GACHIS EN PURE PERTE.

Bon, je suis loin, très loin d’être défaitiste. Ce n’est pas la première fois qu’un obstacle apparait au dernier moment mais il faut bien l’avouer, celui-ci est gratiné.

Bon, pour la partie Résolution, Bilan et What’s Next ? Extrait des voeux 2012 :

Maigrir (sérieux, y a de la relâche), booster mon mandarin (HSK ?) et le japonais (le niveau 3 du diplôme d’aptitude ?), avoir un compte en banque positif, me faire une mini-bd (résolution de mon blog de dessin), être méga-organisé (si je veux garder mon prochain job, ce sera vital), et puis pour le vieil ours que je suis, social + famille… 

Alors…

  • « Maigrir », là c’est raté de chez raté, mais je récidivera pour cette année et cette fois-ci, comme on dit à chaque fois, je m’y tiens.
  • Booster mon mandarin (HSK) et mon japonais (Niv.3) : raté. Mais je le relance pour 2013.
  • Compte en banque positif : Ca va, j’ai géré, mais les semaines à venir vont décider de la cordialité de ma conseillère
  • La mini-bd : Raté. Boulot et exil chez les potes faisant, impossible de toucher à la tablette et franchement, pas le temps le week-end (réservé aux revoyures femme et enfant)
  • Méga-organisé : moyen, mais assez pour mon ancien « futur job »
  • Social + Famille : Ca allait dans le bon sens.

Pour 2013, la bonne résolution, bien refaire l’apprt et le rendre bien agréable à vivre… Et puis me trouver un nouveau boulot. Arf…

PS : Amusant de voir que mon peu de productivité de 2012 en terme de blog aura permis à mes voeux de 2013 d’être sur la même page que ce de 2012.
PPS : Milles mercis à TomTom et BoBo, mes hébergeurs de galère qui m’ont et vont encore un peu m’hébergé. Sans doute l’assistance la plus précieuse en 2012.

Voilà, see you au prochain post, et… Bonne Année !!!

De retour de Chine…

De retour de Chine, et ça fait 4 jours que je traîne le Jet-Lag…

… Donc, en mode « tête dans l’cul » quasi en permanence, et la difficile réadaptation de la progéniture ne facilite rien puisque le charmant bambin plus que jamais se complait dans des réveils à 2… 3… 4h du matin sans vouloir se rendormir.

Pas simple non plus car dans moins de 2 semaines, je commence un nouveau poste à 300 bornes d’içi et que période d’essai oblige, doublé d’une indigence financière latente, je serai en mode Formule 1 en semaine. Great !!!

Ps simple encore, car hier, j’avais un entretien suite à un contact pendant mon séjour chinois, que ce premier entretien s’est plutôt bien passé et que là, mon haut sens de la déontologie me taraude. Etre fidèle à celui avec lequel je viens de signer un contrat… ou au tout dernier moment le lacher ? La tendance semble être aucun scrupule… Ca me dérange quand même. Wait and See.

En attendant, une petite vidéo prise la semaine dernière dans un KFC chinois. Enjoy 😉

Et la Terre fût…

Bon, une grosse journée ponctuée en plein coeur par un entretien de la mort qui tue…

…au siège du CNAM, composé de très jolis bâtiments, soit dit en passant. L’entretien fût sympathique, je reste positif, réponse dans 8 jours.

Voilà, maintenant un petit clin d’oeil à un programme qui m’a frappé et conçu en open source par la NASA, téléchargeable ici: http://worldwind.arc.nasa.gov/. Ce programme propose gratutitement une représentation 3D de la terre qui est zoomable. On connaissait déjà cela mais avec des programmes de 30-40Mo. Là, celui-ci fait 570Mo une fois installé. En outre, relié à internet, les zooms font appel à une base de donnée composée de 7500 plans de 500Mo chacun. Donc voilà, la terre est zoomable au point de pouvoir voir les principaux monuments dans le monde et le tout respecte les données topographiques des régions visités. Les montagnes, les vallons, … sont tous présents. Tout simplement incroyable. Mais le tout demande au moins pas mal de ressources et une excellente connexion à la toile. A essayer !!!

Un index avec pas mal d’images donnant une vision claire des capacités de zoom du dit programme: http://www.twobeds.com/nasa/images/images.php

Sale journée de fainéant…

Oui… Ca arrive…

N’ayant presque pas dormi la nuit dernière et devant me lever tôt pour quelques tracasseries administratives (la CAF me demande un 2nd certificat d’insalubrité en dépit du fait qu’ils en ont déjà un).
Résultat, un gentil blogueur à la masse toute la journée et comme demain, il y a un de ces entretiens qui décident d’une vie, je n’ai pas trop forcé. Pas beaucoup de café, relax, je veux y aller sereinement.

Ce qui m’embête un peu concernant le dit entretien, c’est que je rencontrerai a priori le grand manitou sur les coups de midi. Donc, en toute logique, soit je me place en début des entretiens fait l’après-midi (13% de chance de décrocher le poste, statistiquement), soit je suis le dernier de la matinée (56%). Et oui, aussi incroyable cela puisse-t-il être, passer parmi les derniers candidats est payant. La dernière impression à la fin d’une journée harrassante d’entretien étant, semble-t-il, meilleure. Donc ce soir, dodo tôt, après ce formidable téléfilm de fiction-réel sur Francis Heaulme -_-« 

Un gentil mercredi de mars…

Une journée un peu longue, en plus je n’avais vraiment, mais alors vraiment pas très très bien dormi, réveil à 6h55, 5mns avant monr réveil, c’est vous dire.

Bon passons, aujourd’hui j’avais comme un RV avec l’assistante sociale. Et oui, on fait comme on peut et même si ça me dérange d’y aller (d’autres gens méritent bien plus d’aide que mon couple), il faut bien y aller. Comme on dit, mieux vaut prévenir que guérir. Puis bon, à ma suprise on peut avoir pas mal d’aides ponctuelles après décision sur dossier. Des « coupons-mobilité », à savoir des bons d’achat pour le bus/train/métro, un remboursement des frais de mise en service d’EDF ou France Télécom (46 euros, ils se sucrent sur notre dos), remboursement du dépôt de garanti voire du premier salaire, et !!! pour ceux en ayant vraiment besoin, toute une démarche d’accompagnement visant à réintégrer l’individu voire la famille dans le système social que je décrie souvent. Continuer la lecture de « Un gentil mercredi de mars… »

Mais pourquoi sonnent-ils toujours au mauvais moment ?

Un employeur téléphonant quand vous êtes à une porte du périphérique parisien à 5h de l’après-midi. J’ai le chic pour recevoir ce type de coup de fil.

Quand en plus, vous mêlez cela avec l’insupportable problème de la batterie qui bip-bip durant le coup de fil providentiel, rien n’est pire pour vous mettre sur les nerfs. En espérant que comme convenu, on me rappellera ce soir ou demain. j’suis vnr !!!

EDIT: Content content… finalement j’ai été rappelé et c’est entretien vendredi. L’individu au bout du fil semblait enthousiaste. Je prie !!! (au sens figuré)

La solitude du chercheur d’emploi

Jamais le chercheur d’emploi n’aura été autant assisté et jamais pourtant le sentiment d’être seul aura été aussi envahissant.

L’ANPE pour proposer les jobs, les ASSEDIC pour vous aider à vivre, les assistantes sociales et les CAF pour compléter, le cas échéant…
Matériellement il est un fait, et j’en fais l’expérience tous les jours, la vie de chômeur n’empêche pas de manger à sa faim tous les jours. Non, mon coup de gueule va plutôt à l’encontre de l’évolution de nos sociétés et des quelques choses ici et là que j’ai pu croisé ailleurs dans le monde.

En effet, dans nos sociétés de consommation, l’intérêt du plus grand nombre s’est transformé en un plaisir individuel. On consomme individuel, on pense individuel, on vit de plus en plus en individuel. Tout tourne autour de l’individu. Les sociétés (SARL, …) ravivent d’autant plus cette idée de l’importance de l’individu que l’on n’accepte plus aujourd’hui d’être plus dans la masse. Non, nous ne sommes pas 300 ouvriers à la chaînes, nous sommes 300 individus qui rêvent d’avoir nos plans individualisés de carrières, nous sommes 300 individus en quête d’une reconnaissance de notre propre valeur. Jamais la reconnaissance de l’individu n’aura-t-elle été aussi forte qu’aujourd’hui. Que du bonheur alors !!! Oui et non.

De mon séjour en Chine, une chose m’aura vraiment marqué : l’entraide au sein des familles. Si la société fait preuve d’un égoïsme exacerbé envers ceux qui sont hors de la sphère familiale, il n’en va pas du tout de même vis-à-vis de ceux qui en font partie. « Tu iras loin, mon fils. Et je ferais tout pour » serait une phrase idéale pour illustrer l’état d’esprit, alors que chez nous, la théorie du « tu dois voler de tes propres ailes » fait que l’entraide inter-générationnelle n’existe plus (ce sera un sujet que l’on abordera un autre jour).

Cet individualisme, pour revenir à la sphère de l’entreprise, on le retrouve dans les résultats. « Tu as bien vendu, voilà ta prime. Tu es mauvais, dégage !!! ». Si l’on est bon, c’est grâce à soi-même, si nos performances sont mauvaises, il en va de même. Et cette rêgle, on la retrouve également dans le monde du chômage: S’il ne trouve pas d’emplois, c’est que quelque chose ne va pas chez cette personne. Avec le temps, on a de plus en plus de mal à affronter les proches qui à juste titre s’enquiert de savoir si l’on a enfin trouvé la position méritée, mais au-delà de cette saine curiosité, il y a souvent un sentiment d’être à l’écart d’un système ne reposant que sur le fait de travailler dans sa vie. Et l’on se sent dès lors bien seul.

C’est ça, pour moi, la solitude du chercheur d’emploi.

« Votre profil est surdimensionné, Monsieur. Aurevoir… »

Les jours passent et se ressemblent…

.. et dans la foulée d’un post précédent, voici les dernières fantaisies des RH.

En effet, ça devient vraiment extrêmement compliqué de même trouver un petit boulot pour payer le loyer car entre le Bac et le Bac+5, je n’ai pas de diplômes et pour des positions, même en CDD, destinées à Bac+2, on demande des diplômes pour prouver la chose.

On pourrait penser qu’à la rigueur les entreprises ou sociétés d’intérim se contreficheraient d’avoir un « surdiplômé » (j’aime pas ce mot) mais que nenni, au contraire, dixit « Homme-Pouvoir »:

« Notre client ne nous en a pas encore fait part mais nous pensons qu’à la fin des 2 mois de la mission, ils proposeront des CDI, or avec votre formation Monsieur, vous n’accepterez pas un tel CDI et cela nous désservirait ».

Qu’ils auraient voulu m’achever qu’ils n’auraient pu s’y prendre de meilleure manière.
Voilà !!! un CDD Bac+2 pouvant conduire à un CDI, l’agence ne veut prendre le risque d’un refus du candidat pour ce CDI et conséquemment se refuse à proposer des missions à des candidats à risque. Bienvenue dans le royaume du n’importe quoi. Même si cela semble sommes toutes logique, c’est dur à avaler car in fine, ça ne fait pas rentrer de l’argent dans le porte-monnaie.

Notre entreprise est trop modeste, Monsieur…

Nouvelle tendance en terme de recrutement. Attention accrochez vos ceintures !!! C’est parti pour un grand huit dans la psychologie des recruteurs.
Tout d’abord une précision. Ceci n’est pas le post d’une personne imbue d’elle-même qui sous un prétexte fallatieux se lancerait des fleurs. Non, un simple constat et une réflexion sur un mal qui gangrenne nos sociétés : l’inadéquation et le manque de flexibilité et d’ouverture d’un marché du travail sclérosé vis-à-vis de sa jeunesse.

Round 1: « Constat »
Durant ma tournée des boîtes d’intérim, cela s’est confirmé. Il faut de plus en plus être futé pour trouver du travail. Premier mal en France, comme au Japon aussi, la valeur du diplôme. Vous avez fait ce cursus, cette école, je vous prends !!! Beaucoup pensent que cela se fait d’un type d’étude à un autre, ce qui est vrai, un bac+5 aura plus de chance pour certains postes qu’un bac+2 mais bon, rien de méchamment illogique vous me direz. Mais là où cela se dégrade c’est quand le fossé de recrutement  se situe au sein même d’une même nature d’études. Prenez HEC/ESSEC/ESCP/EM Lyon, ils ont la fameuse appellation « Grandes Ecoles » et hélas, pour beaucoup de recruteurs recevant des centaines de CVs par jour (L’Oréal, LVMH, PPR…), ces quelques lettres deviennent le déterminant de l’élimination ou non du candidat. La lettre de motivation ne sera pas étudié plus que cela et en dépit des nombreuses lettres que j’ai pu envoyé par exemple à LVMH, une seule fois ai-je pu être reçu en entretien. ESC de province oblige. Donc à tous ceux qui pensent qu’un diplôme d’ESC suffit, je vous dis « oui, si vous avez intégré une école du quatuor de tête ». Pour le reste, il faut fighter.

Injustice ? Oui et non. Soyons réaliste. Pour n’importe quelle boîtes, le service RH est une pure perte d’argent et embaucher rapidement ainsi qu’efficacement est le mot d’ordre. Hélas, quand on sait qu’être élèves à HEC ou ESSEC dépend nécessairement d’un concours d’entrée passé il y a 4-5 ans où les élèves en majorité de lycées parisiens sont fortement avantagés par des études et des boites à concours largement financées par papa et maman, on se rendra compte rapidement que cette discrimination compétitive n’est pas très « fair-play ». Au sein d’une école, beaucoup de choses changent. Donc oui, hélas et milles fois hélas, le diplôme fait encore tout en France.

Round 2: « L’hallucination »
Maintenant supposé que comme moi, vous venez d’une ESC plutôt convenablement jugée par les employeurs. Vous étiez un élève qui en voulait et vous êtes parti à l’étranger, avez eu multiples expériences plus intéressantes les unes que les autres et voilà, vous rentrez en France, vous souhaitez retrouver un travail, vous avez un parcours qui fait de vous un baroudeur capable sans doute de prendre des responsabilités mais bon… il faut bien manger !!! Et la « proprio », elle l’attend son chèque en fin de mois. Et donc en attendant le jour béni où une entreprise saura accueillir votre profil pour l’utiliser efficacement, vous souhaitez faire un p’tit boulot alimentaire. Et bien voilà, un nouveau mur se dresse contre vous.

« Monsieur, vous êtes trop qualifié, nous n’avons rien pour vous… »
« Mais, mais, mais, je ne cherche qu’un petit quelque chose temporaire… »
« Allez voir à l’agence cadre, à 200m d’ici… »

Et voilà, après les sous-diplômés, voici les sur-diplômés. Décidément dans notre chère France, on ne sait pas ce qu’on veut. que ce soit en intérim ou pour beaucoup de postes auxquels je postule, même avancé, mon profil « international », comme ils disent, fait que leur entreprise « n’est pas digne » de me recevoir.

Mais que veulent-ils à la fin ??? Je comprends, et c’est là un ardent désir, la volonté de beaucoup de « baroudeurs » de vouloir monter leur propre projet et c’est réellement quelque chose qui me tient à coeur. Je ne veux plus dépendre des désiderata et des tracasseries RH qui me bousillent la vie. Comme disait l’autre: « je veux travailler, je veux pouvoir payer des taxes ». A l’heure où beaucoup d’employés font la guerre au gouvernement pour les 35h, les chômeurs sont là, spectateurs d’un show qui non seulement condamne la rentabilité des entreprises françaises tout en narguant une population au chômage qui elle serait prête, pour beaucoup d’entre nous, à travailler le double.