De l’art d’organiser sa recherche d’emploi

Récit d’un gros coup de malchance…

Comme chaque jours je dépose une 10aine de CVs ici et là et comme souvent ces temps-ci, je m’attends plutôt à avoir une réponse ou une convocation à un entretien par email. Quel tort…

Le net. Quelle fabuleuse technologie. On en a déjà parlé, elle rapproche les peuples, elle rapproche les peuples du savoir, elle permet de s’ouvrir sur le monde. Fabuleux que cet internet.

Appliqué au champs de la recherche d’emplois, c’est la même panacé. Enfin on peut accéder aux petites annonces de chez soi, enfin peut-on prospecter en sirotant son petit café en pleine nuit, enfin peut-on mieux formaliser son projet et et et et… plus besoin de continuellement écrire à la mano la fameuse lettre de motivation.

Pour les boîtes, c’est la même chose, on peut mieux cibler, élargir ses champs de prospection, réellement présenter avec les moyens qu’il faut, et à moindre coût, les postes proposés…

Le Nirvana !!!

NAAAAAAAAAAAN !!! ce serait trop facile. Car si le net à ses débuts permettait à quelques privilégiés d’envoyer ses CVs correctement, maintenant c’est l’avalanche. Une offre est proposée, c’est 300-500 CVs qui tombent, dans le pire des cas. Dans des boîtes au nom bien connu, c’est bien pire et nos CVs electroniques passent à la moulinette du programme RH qui fait le tri… Pas d’ESSEC ni HEC ni ESCP dans votre CV ? la corbeille !! En outre, là où l’expérience primait, maintenant le couperet du style de votre lettre de motivation est des plus sensibles. Un petit mot ou une structure qui ne convient pas à l’individu et c’est fatal.

Revenons-en maintenant à ma petite contribution à cette longue histoire objet de si nombreux blogs sur la toile. Sur le très bon site http://www.cadremploi.fr, parmi donc la dizaine d’annonces du jour, je croise celle de la SSII Alten recherchant un responsable d’agence. Un poste assez responsabilisant s’il en est, qui m’apporterait une dimension management qui demeure un point faible de mon CV. Postuler pour ce type d’emploi, c’est déjà se dire que l’on a que peu de chance d’accéder même au premier niveau. Mais bon, je fais tout comme il faut, copie l’annonce dans mes dossiers, envoie ma lettre de motivation sans trop de conviction avec un CV assez peaufiné… puis je passe à l’annonce suivante. Jusqu’à ce fameux coup de téléphone.

Il est 19h30 et malheur… « Bonjour, je vous appelle suite à votre candidature » et là c’est la panique… Un coup de téléphone, pas un email, qui sont-ils… Le temps de recadrer, de retrouver le poste etc, j’avais eu le temps de me couler sans avoir pu exposer clairement mes motivations. Ca peut arriver, ça m’est arrivé, ça peut vous arriver. En outre, j’ai dû mettre fin à cet appel car ce que je prenais pour des bips de faible batterie n’étaient que les bips du passage des minutes. On vous rappellera demain matin… Croisons les doigts mais soyons réaliste, ça n’arrivera, ce fût catastrophique. Un ton paniqué, des phrases aussi longues qu’imprécises… C’est ça un responsable d’agence ?

La leçon ? Terrible mais bon, soyons réaliste, elle aura été utile. J’ai maintenant des petits papiers près de l’ordinateur avec chaque poste pour lequel j’ai postulé, avec l’intitulé de la position, etc… Comme quoi l’ordinateur ne résoud pas tout. La leçon aura été utile mais encore faudrait-il que ce type de leçons ne se reproduise pas plus.

Métro, Dodo… mais Boulot ?

Comme souvent, la meilleure époque pour être webmaster, c’est quand vous êtes en recherche d’emploi… Et là, tout se complique.

– Vous avez tout juste 28 ans.
– Une expérience assez internationale, diverse et variée.
– Vous avez un CV plutôt bien remplie avec des fonctions qui transpire le travail en équipe, l’esprit entrepreneur, une belle ouverture d’esprit, etc etc… enfin tout ce que les boîtes sont supposés attendre du candidat idéal.
– Vous avez une femme qui vous aime.
– Vous avez trouvé un petit appartement proche de Paris (mais pas assez proche pour en avoir les inconvénients), avec une connexion haut-débit.
– Vous avez des beau-parents qui ne vous embêtent pas.
– Vous pétez la forme…

C’est insolent de bonheur une telle vie et pourtant voilà, en dépit de la positive attitude qu’un tel profil social laisse à supposer, vous ne retrouvez pas l’emploi qui vous fait tant défaut. Pourquoi ? On se le demande. Pourtant la toile regorge de moyens de trouver chaussure à son pied. l’Anpe, Cadremploi, Cadres-online, l’Apec, etc… autant de sites qui proposent autant d’emplois qui proposent des salaires convenables pour des missions intéressantes. alors où diable est le problème ? Saperlipopette… Je ne sais pas. En fait si je le savais je ne serais pas là, à 14h46 en train de taper sur mon blog.

En fait à chaque type de candidat, son problème qui réclame sa solution. « Jeune Diplômé », on est sans expérience. « Cadre cinquagénaire », on est trop vieux, plus à la page.
Dans mon cas, j’ai un CV très logique mais qui, semble-t-il, fait peur. A avoir trop d’expérience diverses dans des domaines demandant souvent une forte personnalité, ça a l’air de ne pas convenir à une tendance demandant un schéma pré-formaté d’individu au savoir-faire et à qui manquerait le plus important, le savoir-être (notion très à la mode en ces temps qui court).

Alors ça m’amène où tout ça ? Et bien mon projet… Trouver qqch, même temporaire mais qui me permettra de financer à court terme la création de cette entreprise idéale qui me fait rêver. Une entité où je pourrais décider de ce que je veux faire, où je pourrais contourner les barrières de l’ancienneté et des autres « connivences machine-à-caféesque® ».