Une solidarité à faire vomir…

Depuis le désormais fameux et gravé dans l’histoire 911 s’est développé un phénomène qui, aussi positif fut-il, en devient, pour ma part, particulièrement vomitif. La solidarité-spectacle, la larme commerciale facile…

Je n’ai pas de mot pour décrire une tendance qui hélas fait perdre toute dimension humaine et sincère à quelque chose qui avant tout ne mérite pas tant de publicité, ou tout du moins lorsqu’il le mérite particulièrement.

Pourquoi j’en parle aujourd’hui ? A cause des rassemblements incessants en soutien à Florence Aubenas (et Hussein Hanoun). Si je mets son nom entre parenthèse, c’est parce que je juge que l’utilisation qu’en fait les médias n’est faite que pour montrer que l’on n’est pas si egoïste.

Alors oui, merde !!! Entre les sportifs, les politiciens, les missions diplomatiques, les heures et les heures de reportage à la TV, les pages d’infos pleines de cette actualité sur notre toile chérie (il suffit de voir les news accordées par Yahoo pour s’en convaincre: http://fr.search.yahoo.com/search/news?ei=ISO-8859-1&fr=nhp&p=aubenas&c=0)…

Et là je me dis « MAIS OU BON DIEU EST PASSE NOTRE SENS DES PRIORITES ? ». Pendant qu’une modeste campagne télévisée vise au soutien des SDFs (qui eux, hélas, ne fédèrent pas), des montagnes médiatiques sont érigés et des consensus idéalistiques apparaissent sur le bateau d’une société qui aurait perdu le nord sur l’océan des causes morales. Car oui, aujourd’hui le charity business est de mise. Appitoyons-nous sur ce qui est à la mode, sur ce qui est vendeur, mais pas sur cette vulgus charité que nous connaissons trop.

Je vomis là-dessus car je ne me sens pas avoir ma place au sein d’une telle société. Je ne suis pas un mouton.